‹ Correspondance inédite de Voltaire avec Frédéric II, le président de Brosses et autres personnagesChapitre 9 sur 61 · LE PRÉSIDENT A M. GIROD · texte numérisé non relu

LE PRÉSIDENT A M. GIROD

C'ÀPlTAlffB ET CHlTELAIZr ROTAL DU PATS DE GBX';

I^oyembre 17^.

J*ai écrit à M. de "Voltaire ^ sur Tarticle des hoisy uneJettre très-polie, mais forte ©tprécîsei par laquelle je lui fais voir qu'afin de prévenir les difficultés qui ne mauqùeroiest pas de nat* tre à Tavenir sur l'élat prïotitif des lieux , s'ils éloiéut une fois dénaturés , il y a nécessité pour lui et pour moi de dresser dès aujourd'hui une reconnoissauce en forme de l'état où étoit la fo» rest quand elle lui a été remise.

J'ai reçu de lui une lettre qu'il m^'écrivoit de son propre mouvement eiqui a croisé la mienne. 11 faut qu'il ait pris l'alarme sur la visite que vous avez été faire : car il s'étend beaucoup sur

' Grand-oHclede M. Girod (de PAîn), pair de France, ancien ministre de Tinstruction publique. La charge de cliâtelain royal ayait de Tanalogie avec celle de juge de paix. Mais j comme les baillifs royaux , le cliâtelain connaissait en outre de la convocation dm ban| des ibrtificationS) de la petîle voirie ^ etc.

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ce qu'on veut lui susciter des affaires et sur Texcelleute culture qu'il ordonne , ayant y ditil y dans les six premiers mois de sa jouissance^ mis plus de iSooo liv. en réparations, tant dans la maison qu'à faire ôter des pierres des terres labourables. Je crois qu'il y auroit beaucoup à décompter sur une si grosse somme , et qu'à peine peut-élre y trouveroit-on le dixième en utilités réelles.

Au resté il convient que son théâtre ne me sert à lien et qu'il fait arracher les arbres de la forest. Ainsi sa lettre ne change rien à une précaution toujours usitée en pareil cas , et nécessaire pour tous deux.

Yous comprenez combien il est essentiel que tout ceci soit fait en règle et qu'on n'y perde point de temps ^ par les raisons que vous m^avez dites vous-^même.

Je désire que ceci se puisse faire d'accord et de bonne grâce avec M. de Y. : il faudra lui demander son temps et son jour. Mon intention n'est point du tout de l'inquiet^ ter; il est fort le mailre de faire ce qui lui plaira. Mais comme il va souvent fori vite, il est juste que les choses ne puissent être dégra* dées sans retour.

Par parenthèse ^ dites-moi , je vous prie, yil a payé à Chariot les moules de bots

qu^ il me donna la commission, lorsque j'é^ tois là-bas , de lui faire fournir par ce pauvre diable qui certainement ne peut ni ne doit en être le payeur^ . Au reste je crois que tous avez fini le compte avec Chariot pour la vente de bois qui lui a été faite de mon tempSm

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