LETTRE LV
A l AVARÏ.
Vous avez ranimé uno pauvre malade, mon clierami. J'ai lu votre pièce à ma femme, qui l'a trouvée charmante, et qui, de son lit où elle est gîtée , me charge de vous en faire mille compliments, et des remerchnents de votre complaisance.
Elle aura le plus grand succès. Nous voudrions pointant que vous eussiez trouvé le moyen d'étal)lir et de fondre davantage le caractère de la marquise. Nous y avons aussi trouvé quelques longueurs dans des endroits différents, notamment dans celui de la Paix. Je sais bien que vous avez vos ordres là-dessus; mais ceux qui vous les donnent ne porteront pas l'improhation pour vous.
Vous avez, d'un autre côté, fait, à notre avis, un retranchement qui est nécessaire à l'intelligence du dénoûment ; ce sont ces vers que Sudmer dit :
J'entends; en pareil cas
Cela ne se dit point, jamais; cela se pense. Mon rival doit, au fond, avoir la préférence.
Il est de toute nécessité de rétablir ce dernier vers ; sans quoi vous courrez risque de n'être point entendu, du moins à ce que je crois.
Recommandez bien, au reste, aux répétitions, à l'ac-