‹ Correspondance inédite, faisant suite à son journal, accompagnée de fragments également inédits de ses œuvres posthumesChapitre 86 sur 91 · ÉMIRE · texte numérisé non relu

ÉMIRE

Ah ! plutôt de Gusraan redoutez la furie ! Craignez pour ces captifs ! tremblez pour la patrie ! On nous menace; on dit qu'à notre nation Ce joui' sera le jour de la destruction ^ .

" On nous menace, etc.

Alzire, sur cette nouvelle, doit sortir de la scène (quelque part où elle soit, car on ne sait où elle est); elle doit courir à son père, à son iiiarl, à Alvarès, pour défendre la cause de ces uialheureux dont elle ne parle au commencement de cette scène que pour préparer son entrevue avec Zamore; ou plutôt c'est l'auteur qui l'a fait songer à eux, lorsqu'elle dit être occupée de tout autre chose.

On déploie aujourd'hui l'e'tendard de la guerre. On allume ces feux enfermes sous la terre ; On assemble déjà le sanglant tribunal.

Montèze est appelé dans ce conseil fatal. C'est tout ce que j'ai vu.

ALZIRE

Ciel ! qui m'avez trompée, De quel étonnement je demeure frappée ! Quoi ! presque entre mes bras, et du pied de l'autel, Gusman contre les miens lève son bras cruel ! Quoi ! j'ai fiiit le serment du malheur de ma vie. Serment qui pour jamais m'avez assujettie ! Hymen ! cruel hymen ! sous quel astre odieux Mon père a-t-il formé tes redoutables nœuds?

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