‹ Correspondance inédite, faisant suite à son journal, accompagnée de fragments également inédits de ses œuvres posthumesChapitre 87 sur 91 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ALZIRE, ÉMIRE, CÉPHANE.

CËPHA^E.

Madcime, un des captifs qui dans cette journée N'ont du leur liberté qu'à ce [;rand hyménée, A vos pieds, en secret, demande à se jeter.

ALZIRE

Ah ! qu'avec assurance il peut se présenter !

Sur lui, sur ses amis, mon âme est attendrie.

Ils sont chers à mes yeux : j'aime en eux la patrie.

Mais, quoi ! fout-il qu'un seul demande à me parler?

" Aizire ne semble pas, dans cette scène troisième, avoir entendu un mot de ce qui lui a été dit dans la précédente. Elle parait être de la plus belle indifférence sur la destruction de sa nation. Du moins eût-elle dû dire : <i Que ce captif entre » sur-le-champ; je l'interrogerai sur la nouvelle effrayante » qu'Émire vient de m'annoncer, et je volerai au secours de )) mes compatriotes aussitôt que ce captif m'aura éclairée sur » les dangers qui les menacent, etc. »

COMMENTEES PAR COLLE. 461

CÉPHANE.

Il aqiielques secrets qu'il veut vous révéler. C'est ce même {juerrier, dont la main tiitélaire De Gusman, votre époux, sauva, dit-on, le ])ère.

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