L. Tolstoï
17 novembre 1864.
Ma femme et moi vous attendons le 20, avec Marie Pétrovna. On ne prévoit aucun événement pour le 20, sauf le grand plaisir de votre arrivée. Ma femme m'a prié de dire cela à Marie Pétrovna. Le « lièvre » m'intéresse beaucoup. Nous verrons s'il pourra tout comprendre, bien que ce ne soit pas mon Serge mais un garçon de onze ans. Ce qui m'in-
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téresse encore davantage, с est la bicyclette Ч Par votre lettre, je vois que vous êtes actif et gai, et je vous envie. Je m'ennuie, n'écris rien et travaille péniblement. Vous ne pouvez vous imaginer combien m'est difficile ce travail préparatoire de profond labeur sur ce champ que je serai forcé d'ensemencer^ : réfléchir, penser à tout ce qui peut arriver aux futurs héros d'une œuvre 1res vaste et combiner des millions de projets de toutes sortes pour en choisir un millionième, c'est terriblement difficile ! Et c'est précisément ce à quoi je suis occupé. Ces jours derniers je suis tombé sur le dernier volume de Béranger et j'y ai trouvé quelque chose de nouveau pour moi : « Le bonheur ». J'espère que vous le traduirez. Je m'ennuie aussi à cause du temps. Chez moi lout va bien, tous sont en bonne santé. Au revoir.