‹ Correspondance inédite;Chapitre 74 sur 123 · L. Tolstoï · texte numérisé non relu

L. Tolstoï

Г) septembre 1878.

Cher Afanassi Alfenassiévitch,

J'ai reçu ce jour votre dernière lettre, bien courte mais bien importante. Je vois à son ton que vous êtes de très bonne humeur malgré que vous ayez été malade.

Yous vous rappelez votre arlicle ; n'attribuez nulle importance à mon raisonnement : 1° parce que je suis un mauvais juge en écoutant sans lire, et 2^ parce que ce jour-là j'étais de très mauvaise humeur et mal portant.

Quand vous le transformerez, n'oubliez pas de corriger les transitions entre les diverses parties de l'article. On rencontre fréquemment dans vos écrits des phrases entièrement inutiles, par exemple : « Maintenant nous nous adresserons... », ou « Examinons, etc. »

Le principal, c'est évidemment la disposition des diverses parties envers le centre. Quand tout est disposé en ordre, tout ce qui est inutile tombe de soi même et l'ensemble y gagne beaucoup.

A son retour, Tourgueniev est passé chez nous ; il s'est réjoui à la réception de votre lettre. Il est toujours le même et nous savons déjà jusqu'à quel degré nous pouvons nous rapprocher.

Je voudrais vous écrire longuement, mais je suis très perplexe : est-ce un appétit vrai ou faux ?

Je désire beaucoup aller vous \о\т, et sûrement j'irai, mais j'ai encore devant moi plusieurs voyages très nécessaires.

Aujourd'hui, je pars à l'assemblée du Zemstvo.

Vôtre,

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