L. Tolstoï
16 février 1819.
('her Afanassi Afanassiévitch,
Je suis toujours malade, c'est pourquoi je n'ai pas répondu plus tôt à votre lettre, avec ce magnifique poème. C'est tout à fait beau. Si quelque jour il se brise, tombe en miettes et qu'on en retrouve un petit (Vagmeut: « Eu lui, il y a trop de larmes », alors on mettra ce fragment dans un musée et on s'en instruira.
Je ne vais ni bien ni mal, mais je n'ai pas cette vigilance spirituelle et morale qui m'est
nécessaire. Ce n'est pas comme vous. Envoyezmoi encore vos vers.
C'est étrange comme les raisonnements sont peu convaincants !
Dans ma dernière lettre, je vous ai écrit que je n'étais pas d'accord avec l'idée de voire dernier poème, que je ne voudrais pas retourner au tombeau puisqu'il resterait encore mon rapport envers Dieu. A cela vous n'avez rien répondu.
Répondez-moi je vous prie.
Si cela vous paraît tout simplement absurde, dites-le moi.
Que Dieu vous donne meilleure santé. Mes saints à Marie Pétrovna.
Vôtre,