‹ Correspondance inedite scientifique et littéraire (volume 2)Chapitre 31 sur 46 · BIOGRAPHIE DES CORRESPONDANTS · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIE DES CORRESPONDANTS

DE HUMBOLDT

DONT LES LETTRES ONT ETE IMPRIMÉES DANS LE SECOND YOLDME, NOTES DIVERSES, ERRATA ET TABLES

(i) P. 1 . Crell (Lorenz-Florenz-Frîederich de) savant écrivaîo allemand, a été, presque en même temps, professeur de chimie et de minéralogie à Brunswig, de philosophie et de médecine à TUniversité dUelmstadt, de chimie à celle de Gôttingue. Il naquit à Helsmtadt le 21 janvier 1744. Outre plusieurs ouvrages remarquables sur les sciences dont il était professeur, Crell fui longtemps rédacteur en chef des Annales chimiques dont M. de La Métherie a traduit en français différentes dissertations, et entre autres ses Nouvelles observations sur la végétation souterraine. C'^st au sujet de ce mémoire consacré à la composition physique de l'atmosphère et aux polarités magnétiques d'une montagne de serpentine, que Humboldt adressa à Creiî la lettre que nous avons publiée dans ce volume où elle porte le numéro 1, les pjges i-li et la date de 1792. '

Le savant prussien ayant écrit la môme année à La Métherie une lettre sur la couleur verte des végétaux qui ne sont pas exposés à la lumière, c'est-à-dire, en grande partie sur le môme sujet qu'il avait traité dans sa correspondance avec Crell, quoique sous un autre titre et avec certaines variantes,

nous avons jugé utile de la donner à la suite de la présente notice. On la trouvera ci*après,

a Monsieur ( disait Humbolt dans sa lettre à La Hëtherie), je viens de faire de nouvelles expériences sur la courleur verte des végétaux. Les cryptogames qui naissent dans les mines et que peu de botanistes ont décrits, m'occupent depuis longtemps. J'en ai trouvé, tels que le lichen verticillatus et d'autres, qui, sans avoir jamais vu le jour, poussent des tiges verddtres.

a J'ai observé que le poa annua^ P. compressa^ plantago lan^ ceolata^ trifolium arvense^ cheiranthus Cheiri, etc., etc., placés dans les galeries d'écoulement à une profondeur de 60 toises, ne perdent souvent pas leurs feuilles, et qu'il leur en croit de nouvelles aussi vertes que les premières. J'imagine que ces observations ne sont pas contraires aux belles découveiles que MM. Ingen-Housz, Senebier et Priestley ont faites sur la physiologie des végétaux. Je crois que Fétiolement d'une plante ne provient que de ce qu'elle est surchargée d'oxygène. La lumière, qui montre beaucoup d'affinité pour ce principe, le ' fait dégager. Elle ne se combine pas, comme la plupart des physiciens le prétendent, avec le corps organisé même, elle ne fait qu'attirer l'oxygène, qu'il produit. C'est pour cela que les plantes exposées au soleil donnent du gaz oxygène et que celles qui sont étiolées n'en donnent pas. La mimosa sensitiva en fait une exception, parcequ'elle a cela de commun avec les animaux qu'elle dégage de l'azote. La verrucaria faginea^ le lichen coral^ Lin,, le byssus lactea^ etc., sont blancs, pqut-être parce que l'oxygène a plus d'affinité avec les molécules de leur corps qu'avec la lumière. Ils ne donnent pas de gaz vital. — Hais la lumière n'est pas la seule substance qui attire l'oxygène. C'est pour cela que des plantes, qui ne jouissent d'aucun rayon de soleil peuvent, sous certaines conditions, garder leur couleur verte. L'azote, l'hydrogène, dont l'atmosphère de nos mines est généralement empestée, agissent sur les végétaux souterrains, comme la lumière agit sur ceux qui se

trouvent sur la surface de la terré. Us ont de Taffinitë ayee l'oxygène qui se combine avec eux, etc.

« La couleur des sels et des terres, les 'phénomènes de la' combustion, les expériences ingénieuses de M. BerthoUet sur l'acide muriatique oxygéné, les dissolutions des métaux dans l'acide nitro-muriatique, et d'autres raisons me font soupçonner dans la plupart des cas que Toxygène, dont une substance est surchargée, est aussi la cause de sa couleur blanche.

« Je suis, etc.

« HUMBODLT. »

(2) p. 3-13. -^ La Métherie — voir sa notice biographique, tome !•', page 385.

Sis

-si * M

s'ils

Clair, brise faible.

Couvert, pluie assez forte.

Couvert, pluie, mais transparent.

Couvert, première neife.

Couvert, cftmp. couv. d'une couche de neige

très-mince.

Aîuré clair, fond de neige.

Azuré, acide oarb. 0,009.

U se forme des nuages de neige, acide carb.

Azuré entre des nu^es épars.

Clair, trÈB-transparent.

Clair.

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