AVANT-PROPOS II
patiente, à rexpérience consommée des généraux des armées victorieuses.
Connaissez-vous Jean Hardy, l'un des plus remarquables, mort à quarante ans, à Saint- Domingue?
Voici ses états de service.
Il est né à Mouzon, dans les Ardennes, le 19 mai 1762.
La Révolution Ta trouvé fourrier à Royal- Monsieur, attendant son brevet de sous-lieute-? nant.
Il fut des premiers à s'enrôler devant l'autel de la Patrie et il conduisit à l'armée du Nord les volontaires d'Épernay. C'est à leur tète qu'il gagna, sur la butte de Valmy, ses épaulettes de chef de bataillon (20 septembre 1792).
Commandant du 7* bataillon de la Marne à Wattignies (17 octobre 1793), il fut chargé, en novembre, de défendre Philippeville contre les Autrichiens, et réussit, par de vigoureuses sorties, à ravitailler cette place, qu'il conserva à la France.
Le Comité de Salut public, sur la proposition
t avant-peopos
de Garnot, le nomma général de brig^ac mandant Tavani-garde de Tarmée des A (27 janvier 1794).
Hardy força, le 26 avril 1794, les fameuses de Bossus-lez-Walcourt où, c plus tôt, Louis XIV avait subi un grave éc
Il donna Tassant à Thuin le 10 mai, taine-Lévéque le 25, et, dans les noi combats livrés sur la Sambre, il se fit rem par son intrépidité et sa science tactique.
Le 3 juin, devant Gharleroi, il sout Monceau, avec deux bataillons d'infante gère, le passage de l'armée sur la rive drc la Sambre, pendant que Sénarmont et si] tonniers débarquaient, sous le feu croisé d tillerie autrichienne, jusqu'au dernier bat l'équipage de pont.
Quand l'armée des Ardennes se fon Fleurus, le 26 juin 1794, dans celle de Sa et-Meuse, Hardy commandait l' avant-gai la division Marceau. Il prit part à la coi de la Belgique, à la prise de Maëstricht, a eus de Mayence.