AVANT-PROPOS XI
A Klein- Winternheim, devant Mayence, il repoussa, par un changement de front habilement exécuté sous le feu, une grande sortie de la garnison et il fut, encore une fois, cité à l'ordre du jour (29 juillet 1796).
Pendant la retraite de Jourdan, après Wurtzbourg (septembre 1796), Hardy gardait la rive gauche du Rhin avec douze mille hommes.
C'est lui qui apprit à Moreau, général de Tarmée de Rhin-et-Moselle, que Marceau avait été blessé mortellement à Altenkirchen (19 septembre) .
La lettre est aux archives de la Guerre.
« Vous me demandez, mon cher Général, des nouvelles de l'armée :
a Le général Jourdan s'était retiré jusqu'au débouché de Wetzlar, appuyant sa droite au Rhin par Nieder-Lahnstein et couvrant parfaitement le blocus d'Ehrenbreitstein. On est resté quelques jours en présence. Une division de l'armée du Nord, en abandonnant sa position à la première escarmouche, a permis aux Autrichiens de pousser une pointe vigoureuse sur
xri AVANT-PROPOS
Ehrenbreitstein et de débloquer ce resse.
« Le général Marceau, commandant divisions de droite, ayant par ce me l'ennemi sur ses derrières, a dû chî position pour se rabattre sur le corp taille. Dès lors, Jourdan a pris le parti sa retraite sur Dusseldorf. Marceau, qi nait la retraite, a été blessé dans un»
d'arrière-garde; peut-être dans ce m< est-il mort !
« C'est mon meilleur ami, c'est à c& que je combats, depuis trois ans, presque certitude du succès. Une balle li versé la poitrine.
« C'est une calamité pour l'armée, cai bien l'homme qu'il fallait pour com l'aile droite, par sa sagacité, la justesî . conception, en un mot, par tous les talc vous lui connaissez. Mes larmes couler Général, en vous faisant ce récit. Je s vous n'y serez pas indifférent.
« J'ai proposé au général en chef <
<JI t
ÀVANT-PROPOS XIII
'quelques compagnies de grenadiers au delà du Rhin, vers les débouchés de Nastein et de Wiesbaden, pour inquiéter Tennemi sur son flanc et sur ses derrières.
« Dans tous les cas, je suis prêt à me porter en avant avec mes douze mille hommes.
w Donnez-moi de vos nouvelles, mon Géné- / rai, si vous le pouvez.
tt Je suis ici comme un enfant perdu, mais * qui saura bien se retrouver quand l'occasion ! s'en présentera.
« A la levée du blocus de Mayence, j'ai pris position en arrière de la Seltz, ma droite en arrière de Partheneim, ma gauche à Bingen.
« Là, je suis maître de mes mouvements; je puis recevoir le combat, ou bien, en trois heures, repasser la Lahn, derrière laquelle j'attendrai, de pied ferme, tout ce qui se produira devant moi.
' * a Je vous embrasse de tout mon cœur, mon , Général, et vous souhaite, pour la prospérité de vos armes, tous les succès que méritent vos talents. »