DE M. CÉRUTTI A M. LE COMTE DE LAURAGUAIS
Ce 28 janvier 1789, huit heures du soir.
« J'ai à consulter l'illustre Bénédictin sur un mémoire dont il est en partie la cause ; s'il peut venir déjeuner chez moi demain matin, il trouvera une tasse de chocolat, ou de café, des pommes cuites, car je me souviens que son éloquence se ranime après chaque pomme, et qu'il dispute alors avec une voix nouvelle. Enfin, grâce à Dieu, les lettres de convocation partent; que le ciel réunisse les esprits pour la patrie! ce vœu-là part d'un cœur célestin. »