‹ Correspondance littéraire (volume 2)Chapitre 115 sur 167 · COUPLETS A BABET POUR LE JOUR DE SA FETE PAR UN VIEUX PHILOSOPHE · texte numérisé non relu

COUPLETS A BABET POUR LE JOUR DE SA FETE PAR UN VIEUX PHILOSOPHE

0 que d'Amours à ma Babet S'empressent d'offrir leur bouquet!

C'est ce qui me désole.

Mais tous ces Amours, par bonheur, N'ont pas le secret de mon cœur :

C'est ce qui me console.

Us vont chanter leurs tendres feux, Son teint de rose et ses beaux yeux;

C'est ce qui me désole.

Des charmes dont je suis jaloux Ils n'ont pas senti le plus doux ;

C'est ce qui me console.

Qu'un air naïf, tendre et fripon Nous trouble aisément la raison I

C'est ce qui nous désole.

Son regard même au froid bon sens Donnerait encore des sens;

C'est ce qui la console.

Enchaînant et jeunes et vieux, Si jolie on fait trop d'heureux,

C'est ce qui me désole.

Mais si Babet peut tout charmer, Il n'est qu'un cœur pour bien l'aimer;

C'est ce qui me console.

J'ai vu s'envoler mon printemps ; De plaire, hélas! il n'est plus temps;

C'est ce qui me désole.

Mais cœur sensible est jeune encor ; Aimer est toujours un trésor,

C'est ce qui nous console.

Page 1