‹ Correspondance littéraire (volume 2)Chapitre 12 sur 167 · Ce compliment est une gaieté de M. Palissot. (MEISTER · texte numérisé non relu

Ce compliment est une gaieté de M. Palissot. (MEISTER

AVRIL 1787. Zj5

Messieurs du parterre, aussi peu accoutumés à s'entendre

dire des vérités que s'ils étaient les maîtres du monde, ont pensé d'abord se fâcher; il y a même eu quelques murmures trèsprononcés, mais auxquels ont ensuite succédé les plus grands applaudissements.

— Réclamation d'un citoyen contre la nouvelle enceinte de Paris, élevée pur les fermiers généraux. Brochure in-8° l.

L'auteur anonyme prétend prouver que la nouvelle enceinte, élevée uniquement pour assurer davantage la perception des droits d'entrée, nuit à la salubrité de l'air, et qu'en donnant plus d'étendue à la capitale, elle rend plus difficiles les moyens de prévenir les maux, les abus, les désordres qui l'inondent. Ses arguments, quant au premier point, ne décèlent qu'une grande ignorance ; sur tout le reste, n'avançant que des assertions fort vagues, fort communes et fort exagérées, il ne nous apprend rien de plus que ce vers si digne de Chapelain, qu'on a vu gravé ces jours derniers sur un coin de la nouvelle muraille :

Le mur murant Paris rend Paris murmurant.

— La Religion considérée connue l'unique base du bonheur et de la véritable philosophie • ouvrage fuit pour servir à V éducation des enfants de S. A. H. monseigneur le duc d'Orléans, et dans lequel on expose et l'on réfute les principes des prétendus philosophes modernes. Un gros volume in-8°, avec cette épigraphe tirée des sermons deMassilîon : « Il y a dans les maximes de l'Évangile une noblesse et une élévation où les cœurs vils et rampants ne sauraient atteindre. » Par Mme la marquise de Sillery, ci-devant Mme la comtesse de Genlis.

Le bon roi David avait commencé par jouer de la harpe ; il finit par être un héros, et, qui plus est, un prophète. Mme la marquise de Sillery a débuté, dit-on, dans le monde comme le prophète-roi : eh bien ! serait-ce une raison pour ne pas lui pardonner aujourd'hui d'aspirer au titre glorieux de Mère de l'Église? Le charme des talents agréables occupa les premières années de sa vie, et l'on put croire longtemps que le désir de plaire était sa seule étude. Ses premiers ouvrages, ses Mères rivales, et les deux premières parties de son Théâtre d'édu-

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