‹ Correspondance littéraire (volume 3)Chapitre 135 sur 354 · PENDANT ET APRES LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

PENDANT ET APRES LA RÉVOLUTION

Lorsque nous avons publié en tête du premier volume de la Correspondance Ut- Uraire la notice de Meister sur Grimm et le mémoire de celui-ci sur les bienfiiiu de Catherine II, noue ne nous dissimulions pas que ces deux documents auraient un besoin d^annotations plus abondantes, mais nous voulions avant tout mettre le lecteur à même de suivre Tauteur dans les diverses phases de son existence. Comme toujours, d^ailleurs, les documents complémentaires se sont révélés lentement, à grand'peine, et par ces sortes de ricochets qui n'étonneront pas ceiu qui se sont livrés à de semblables recherches.

II n'entrait nullement dans notre pensée de donner une biographie complète et détaillée de Grimm, et la publication même des papiers retrouvés dans les archi^e^ de Russie nous démontrait trop clairement quelle serait rétendue d'une pareille tâche. S'il eût fallu le suivre, par exemple, dans toutes les négociations que lui inspirait son zèle pour Catherine II, et si nous avions dû compléter par des pièces officielles et notariées l'historique de son rôle, un volume n' y eût pas suffi; mais il y avait un point qui préoccupait depuis longtemps notre attention et qni se rattachait si directement à l'histoire de la Correspondance littéraire que nous devions nous efforcer d'y apporter la lumière. Grimm, dans son mémoire, se plaint à juste titre d'avoir été dépouillé de tout ce qu'il possédait, y compris « une bibliothèque amassée pendant toute ma vie, car j'avais en arrivant en France porté avec moi mes livres d'université et d*étude, toutes mes correspondances, mes manuscrits, beaucoup de papiers que des amis avaient mis en dépôt chez moi et qui ne m'appartenaient pas... » ; c'est précisément le sort de cette bibliothèque et de ces papiers qui nous intéressait. « J'ignore, ajoute Grimm, si l'on a lait un inventaire de mes effets »; les cartons du séquestre (T. 319 ^'} n'avaient pu nous fournir rien de précis à cet égard ; au registre, tenu par J. Naigeon, des objets d'art et antiquités trouvés chez les émigrés et condamnés, noos avions seulement emprunté une coarte liate de tableaux, de dessins et d*estaropes, saisis chez Gfimm et de Biieil ; mais à ce contingent bien sommaire, nous pouvons ajouter aujourd'hui, grftce à MM. P. Bonnassieux et F. Malapert, deux documents d'un tout autre intérêt. Le premier a mis entre nos mains l'inventaire de la bibliothèque du critique, tel qu'il fut dressé en l'an H, par Barrois l'alné ; le second nous a signalé dans les papiers de D. Poirier, conservés à la Bibliothèqae nationale (Fr. 20843), quelques lignes singulièrement précieuses pour nous, car elles révélaient des détails tout à fait ignorés.

Voici l'inventaire de la bibliothèque copié sur l'original *.

1. En reproduisant ce catalogue dans son intégrité, nous ne nous sommes cependant pas astRiat i en respecter jusqu'aux balourdises : il est évident que les titres étaient dictés par l'expert à on scribe des plus ignorants : l'écriture et l'orthographe du manuscrit le prouvent II nous a paru fort Inatils d'imprimer sur son texte les Innés dt Camimac [Hymnes de CalUmaque), les NutU ttOlugel, etc : ce sont là des curiosités qui amusent un instant, mais qui rebutent bien rite. Les litres dos rolumea. one fois reetiflés, sont assex intelligibles pour dispenser de commentaires ; la plupart de ces ourraget d*aJUears

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