BON MOT
Dans r^aguste Assemblée il est sûr que tout cloche; La raison, chacun Taperçoit :
Le côté droit est toujours gauche.
Et le gauche n'est jamais droit.
— Ferdinand^ ou la Suite des Deux Pages, comédie en trois actes, en prose, mêlée d'ariettes, paroles et musique de M. Dezède *, a été représentée pour la première fois au Théâtre-Italien le samedi 19 juin.
k Faction principale de cette pièce, l'auteur a lié plus ou
1. Lequel a, dit-on, eu pour teinturiers M"*' Bellecourt, son amie, et M. de SauTigny; d*autre8 disent le baron de Jore. (BIbistbr.)
moins adroitement plusieurs situations épisodiques et différentes anecdotes de la vie de Frédéric, entre autres celle de la balle de mousquet que portait pour montre un de ses grenadiers ; elle a été vivement applaudie; celle du meunier qui refuse obstinément de vendre son moulin au roi, parce qu'il compte sur l'appui de la chambre de justice de Berlin, a fait moins d'effet, sans doute parce qu'on était déjà fatigué de trop d'incidents tout à fait étrangers au fond de l'intrigue.
Le caractère bon, mais léger, mais étourdi de Théodore, mis en contraste avec le caractère ardent et sensible de son jeune ami, est d'une conception heureuse, et ce rôle est admirablement bien joué par M"*" Carline. Le talent de Grange a tâché de lutter avec celui de Fleury dans le rôle si difficile et si délicat de Frédéric, mais il nous a paru fort inférieur à son modèle. Nous avons trouvé qu'il ressemblait moins aux bons portraits de ce grand monarque qu'au ci-devant duc d'Aumont, qui en imite si singulièrement le costume et le maintien depuis qu'il commande une des divisions de notre garde nationale qu'il n'appartient pas à tout le monde de distinguer l'original et la copie.
TRADUCTION d'uNB ODE DE H. KLOPSTOCK,