SUR LE JEUNE COMTE DE BELZUNCE
UASSACRÉ PAR LE PEUPLE DANS UNE ÉMEUTE A GAEIf , ROMANCE, PAR U°^ LAUGIER DE GRANDGHAMP.
A peine, hélas I ma carrière commence, Faut-il la voir terminer pour toujours?
Je le sens trop, l'instant fatal s'avance, Il faut périr : adieu donc, mes amours 1
Toi que j'aimais, toi qui m'étais si chère! Quand de mon sort tu sauras les horreurs, Ah! charge-toi de consoler mon père.
Et de mêler tes sanglots à mes pleurs.
Sexe si doux, formé pour Tindulgence, Quoil vous courez à ce spectacle affreux! Vous dont Faspect irrite ma souffrance.
Ah ! respectez mes restes malheureux.
Cher compagnon de mon heureuse enfance.
Toi qui péris pour conserver mes jours. Fidèle ami dont Tombre me devance.
Je vais te joindre : adieu donc, mes amours!
— Les Brouilleries, comédie en trois actes, mêlée d'ariettes, donnée pour la première fois au Théâtre-Italien le lundi l'^mars, ont eu peu de succès. Les paroles sont d'un jeune homme de
i CORRESPONDANCE LITTÉRAIRE.
Montpellier, le chevalier Lœillard, la musique de M. Berton. C'est un imbroglio espagnol. Cet ouvrage est une nouvelle preuve qu'un sujet trop compliqué n'est guère propre au genre lyrique où, forcé de ménager sans cesse d'assez longs intei*valles au musicien, l'exposé même de la scène ne saurait être trop simple, trop rapide. Plusieurs morceaux de la musique de cet opéra ont été vivement applaudis. On s'aperçoit que ce jeune artiste n'a pas oublié les leçons qu'il eut le bonheur de recevoir du célèbre Sacchini, mais les imitations même qui lui ont le mieux réussi décèlent toujours plus d'application que de naturel.
— Le District de village^ pièce en un acte et en vaudevilles, donnée sur le même théâtre le 15 mars, est de M. Des Fontaines. C'est une petite parodie de l'Assemblée nationale, assez douce, assez naïve, assez gaie ; elle est terminée par quelques couplets qui ont été fort bien accueillis, parce qu'ils étaient tout à la fois à la louange du monarque et de la nation.
épigrâmme sur la nomination des juges de sparte attribuée au peuple