TOME III
P. 243. La note suivante de Barbier n'a, par erreur, pas été reproduite : « Puisque Grimm n'a pas cru inutile de faire connaître à ses illustres correspondants notre Cuisinière bourgeoise, encore très répandue aujourd'hui, peut-être nos lecteurs ne seront-ils pas fâchés de leur côté d'apprendre que c'est à M. Menon que nous devons ce livre, ainsi que des abrégés de chronologie qui ne sont pas tout à fait sans mérite. » Quérard dit que la première édition de ce classique est de 1746: n'y aurait-il pas une erreur de chiffre?
P. 343. Ignace Yanière est le neveu de l'auteur du Prœdium rusticum.
Même page. Le Vaudeville, poëme en quatre chants, est de Sedaine et a été réimprimé dans le Recueil de ses poésies, Londres et Paris, 1760, 2 parties in-12, frontispice dessiné et gravé par Gabriel de Saint-Aubin.
P. 348. L'Aixiade ou l'Ile d'Aix conquise par les Anglais a été reproduite par M. Pierre Clauer (pseudonyme du P.Ch. Sommervogel, de la compagnie des Jésus), dans l'Ami des livres, 1862, p. 209. Le savant auteur de la Table du Journal de Trévoux emprunte les détails qu'il donne sur cette facétie à l'Année littéraire, 1757, tome VII, p. 93. L'auteur est le P. Bonaventure Giraudeau, jésuite et humaniste distingué, né à Saint- Vincent-sur-Jard dans le bas Poitou, le 1er mai 1697, mort le 14 septembre 1774.
P. 434. Gabriel de Saint-Aubin a laissé un amusant croquis à l'encre de Chine et à la plume de cette Vénus de Mignot, lorsqu'elle fut exposée en 1757 (collection de Goncourt). Si l'on en croit un petit livre de la fin du siècle, elle eut une destinée assez bizarre. Le Tableau du nouveau Palais-Royal (Londres et Paris, 1788, tome I, p. 109) signale, parmi les curiosités offertes aux badauds des galeries: « la belle Zulima, grandeur naturelle, recouverte d'une peau » et il ajoute: « Le sieur Mignot est l'auteur de cette figure et elle lui a servi pour sa réception à l'Académie. On prétend qu'il a moulé cette figure sur nature; il a fallu qu'il trouvât des complaisantes. »
P. 419. Sénac de Meilhan dit en traçant un portrait du comte du Buat-Nançay: « Il me raconta que, passionné dès sa jeunesse pour l'étude de l'histoire, il s'était enfermé en quelque sorte dans la bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés et dans celle du roi depuis l'âge de dix-sept ans jusqu'à celui de vingt-trois; que, profitant ensuite des matériaux et des études que ses réflexions lui avaient suggérées, il avait composé l'ouvrage des Origines; il m'ajouta ingénument que le libraire n'ayant pu le vendre, il l'avait payé et s'en était servi pour se chauffer. Mais il fut bien vengé quelque temps après; plusieurs exemplaires ayant été répandus en Allemagne, où se trouvent beaucoup de savants publicistes, l'ouvrage fut recher-
ché; il y acquit laplus grande et la plus juste célébrité, et ce furent les Allemands qui firent connaître aux Français un ouvrage qui ne méritait pas le sort auquel l'indifférence et la légèreté l'avaient d'abord condamné. » (Le Gouvernement, les mœurs et les conditions en France avant la dévolution, éd. de Lescure, Poulet-Maiassis, 1862, p. 377). Les Origines de du Buat-Nançay ont eu une seconde édition à La Haye (Paris), 1789, 3 vol. in-8°.