TOME XII
P. 108. La Correspondance d'un jeune militaire attribuée par Meister à Dorât n'est pas de lui, mais de Jean-François de Bourgoing et de L.-A.-M. Musset de Cogners : c'est ce qui résulte d'une lettre de celui-ci à Beuchot, trop longue pour être reproduite, mais qu'on peut lire dans le Journal de la librairie, 1822, p. 158. Il résulte de cette lettre que le roman, conçu en février 1772, au sortir d'un bal de la Dauphine, fut écrit seulement en 1776; un professeur de Brest, nommé Blondeau, le relut avec M. de Musset. Pidansat de Mairobert, censeur royal, accorda une permission tacite en 1777 et la Correspondance d'un jeune militaire parut l'année suivante; Dorât en inséra une quinzaine de lettres dans le Journal des dames, ce qui permit sans doute de lui attribuer la paternité du livre, qui eut une seconde édition réelle en 1787 et fut contrefait à Paris, à Genève et à Maestricht.
P. 486. D'après M. Edmond de Goncourt, l'exclamation du jeune homme à propos d'un modèle de Vierge aurait été poussée par un Anglais regardant le portrait de Mllede LaChanterie, de l'Opéra, dessiné par Pierre et gravé en manière de sanguine par Gilsberg. (Voy. La Maison d'un artiste, t. II, p. 167.)
P. 492. Le Journal de Paris du 22 mai 1781 renferme une lettre de M. Dubreuil réclamant la paternité des Stances à Adélaïde qui couraient dans le monde sous le nom de Boufflers et faisant remarquer que, composées depuis seize ans, ces stances avaient été insérées dans VAlmanach des muses de 1766. Boufflers avait d'ailleurs dans le même journal (n° du 14 mai), désavoué le recueil intitulé OEuvres du chevalier de Boufflers, La Haye, chez Detune, libraire, in-16 (format Cazin), qui venait de paraître.