LETTRE A L'ABBÉ RAYNAL
les vues vastes et profondes du philosophe1, législateur des nations, et tantôt distrait par le jeu pathétique de ce violon inimitable2.
Cet homme extraordinaire, qui lui seul a du temps pour tout, trouve son autel élevé au milieu de ce temple. Vous l'y voyez ayant le gouvernail de ses États dans une main et sa flûte dans l'autre, dictant d'un côté à son chancelier3 le système des lois, et de l'autre à son musicien4 des desseins de symphonie. Et le ciel, pour le dédommager du malheur qu'il a de régner, lui a accordé le précieux privilège, dont il est digne, de répandre ses bienfaits sur les talents qu'il a le bonheur d'admirer.
LETTRE
DE If. GRIMM A M. LABBÉ RAYNAL,