SIR LES REMARQUES AU SUJET DE SA LETTRE SUR OMPH4LE
A Paris, le jour de Pâques, 2 avril 1752, à la sortie du concert.
Permettez, monsieur, que je m'adresse à vous pour faire mes remerciements à l'inconnu qui, par une suite de sa déférence pour vos conseils, a bien voulu enrichir ma Lettre sur Omphale de ses Remarques, et surtout au public, qui a daigné juger avec indulgence une brochure dans laquelle il n'a pu trouver d'autre mérite qu'un grand zèle pour la vérité et pour le bien de l'art. Comme on est toujours timide quand on hasarde des principes qui ne peuvent pas être du goût de tout le monde, j'avoue que le jugement trop favorable que vous en avez bien voulu porter ne m'avait point entièrement rassuré; j'avais besoin des Remarques qui viennent de paraître, pour m'afferaiir dans tout ce que j'avais dit.
Cependant la reconnaissance que je dois à l'auteur ne m'empêchera pas de relever l'injustice qu'il a faite à un homme de
i. L'auteur de l'Esprit des lois, et d'autres ouvrages consacres à l'immortalité.