M. Benoît. (Grimm
3. M. Richer, page de la musique de la chapelle du roi. Souhaitons que cet enfant ne sache jamais chanter la musique de Lulli, s'il est vrai, comme l'auteur des Remarques sur ma Lettre le prétend, qu'il faille des cris et des efforts pour la rendre ; et prions ceux à qui sa jeunesse est confiée de ne pas gâter en lui un don aussi précieux que le goût naturel, soit par des cadences trop fréquentes dont le chant français fourmille, et qui ne servent qu'à gâter les voix et à fatiguer les oreilles, soit par des morceaux qui ne sont pas faits pour être chantés, et que le public est d'ailleurs tout accoutumé à entendre exécuter en cris. En un mot, c'est l'ariette de M. l'abbé Blanchard, qu'il nous a si bien chantée, et le duo de Non sunt loquelœ, dans le motet Cœli enarrant, que je prie ses maîtres de prendre pour modèle dans le choix de ses morceaux. (Grimm.) — 31. Richer est aujourd'hui (1814) professeur de chant au Conservatoire impérial de musique et de déclamation. (B.) — Né à Versailles le 20 juillet 1740, Louis-Adolphe Richer esi mort à Paris le G juillet 1819.
LE PETIT PROPHÈTE DE BOEHMISCHBRODA. 313 LE PETIT PROPHÈTE DE BOEHMISCHBRODA.