‹ Correspondance littéraire (volume 5)Chapitre 92 sur 113 · EPIGRAHME CONTRE L ABBE RAYNAL · texte numérisé non relu

EPIGRAHME CONTRE L ABBE RAYNAL

Ne touchant plus nos cœurs, mais charmant nos oreilles. Saint Paul dans vos sermons est coquet, séduisant :

Grâces à vos savantes veilles Le style de Thistoire est devenu plaisant; Rendez, monsieur Tabbé, le Mercure amusant

Et vous aurez fait trois merveilles '.

— Le 2 de ce mois, une actrice nouvelle a débuté au Théâtre- Français par le rôle de Célimène dans le Misanthropey et par celui de la Pupille. Elle a joué passablement dans la première de ces deux pièces, et fort mal dans la dernière, qui demande beaucoup de naturel et de sentiment. Le dimanche suivant, elle a joué dans le Préjugé à la mode • le rôle de Constance, et l'amoureuse dans V Esprit de contradiction^. Elle a mal rendu le rôle de la première pièce, qui est tendre et même pathétique. Celui de V Esprit de contradiction est fin et enjoué; elle s'en est assez bien acquittée.

Cette fille, nommée de Larche, et connue à Paris sous le nom d'Amélie, a été maîtresse du chevalier de Mouhy, et bien des gens prétendent que le duc d'Aumont l'a eue depuis. Elle n'a jamais paru sur aucun théâtre public, mais elle a joué dans des sociétés particulières. Je lui donnerais vingt-quatre ou vingt-

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