‹ Correspondance littéraireChapitre 134 sur 179 · Représentée le 3 avril 17GL · texte numérisé non relu

Représentée le 3 avril 17GL

2. L'Ami des femmes, par Boudicr de Villemert, avait paru en 1758. 11 en existe au moins six éditions sous des rubriques différentes. L'Ami des filles, par Graillard de Graviilc, a paru également de 17G1 à 1700 sous les rubriuues de Paris, Liège et Dunkerque.

3. LesOIÏuvres de M***, traduites de Vitalien (par Sablier), contiennent la Sui^ vante généreuse, la Domestique généreuse, imitation de la pièce précédente, et les Mécontents,

pellerions une jolie parade. Elle est gaie et elle n'a aucune prétention, et cela l'a fait réussir au delà de son mérite. Les deux premiers actes sont de M'"' Riccoboni, et le dernier, de son mari.

— Romans traduits de V anglais^. Vous en trouverez trois tirés de sujets connus, dans un volume joliment imprimé. Bon pour ceux qui ont du temps à perdre.

15 avril 17G1.

S'il est permis de juger, par la rareté, de la difficulté d'un talent, il faut mettre un haut prix à celui de l'histoire ; car rien n'a été moins commun chez toutes les nations et dans tous les siècles qu'un grand historien. La France surtout est restée plus arriérée en ce genre que dans les autres. Sans compter les anciens, l'Italie moderne a produit quelques historiens de la première classe; de nos jours, David Hume s'est acquis une grande gloire en Angleterre par son Histoire : la France n'a pu nommer personne depuis M. de Thou. H serait aisé d'indiquer les causes de cette disette. La même raison peut-être qui nous a procuré des faiseurs de mémoires si agréables nous empêche d'avoir des historiens d'un talent supérieur. H faut être philosophe grave et profond, avoir une grande connaissance des hommes et des affaires, savoir donner de la force, de la chaleur et du poids à son discours, quand on veut écrire l'histoire avec quelque succès. On doit bien regretter que l'illustre président de Montesquieu n'ait jamais daigné s'essayer en ce genre, ou que le hasard nous ait privés de ses productions; car on prétend qu'il s'est longtemps occupé d'une Histoire de Louis XI, que la distraction ou un malentendu a fait jeter au feu. M. l'abbé Goyer, de qui nous avons plusieurs petits ouvrages de morale et de politique, vient de publier son coup d'essai historique. Son Histoire de Jean Sohieski-, roi de Pologne, a eu une sorte de succès; quelques traits hardis et imprudents qui s'y sont fait remarquer ont ajouté à sa célé-

1. (De Lyttlctoii et de M'°= Behn, par M"»« d'Arconville. ) Amsterdam 1701 in-l2.

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