Par de La Haussa.) Amsterdam et Paris, 1758, in
dans la république (les lettres^. C'est une plaisanterie commune et triviale.
— La Journée de C réveil^ poëme par M. l'abbé Desjardins. Voilà un poëte qui, en attendant nos victoires, prend le parti de chanter nos défaites. Son poëme peut trouver place parmi les choses qui amusent à force d'être ridicules.
— M. l'abbé de La Porte vient de commencer un nouveau journal sous le titre à' Observateur Utléraire ^ Ce sont des feuilles pareilles à celles qu'il a publiées il y a quelques années. Gouime j'ai une idée fort médiocre de la nécessité et de l'utilité des journaux, rien ne me paraît plus absurde que la multiplicité de ces sortes d'ouvrages.
!**■ novembre 1758.
On a donné, il y a quelques jours, à la Comédie-Française la première représentation des JSoms changés, comédie en trois actes et en vers. L'auteur s'appelle M. Brunet, et c'est son coup d'essai sur le théâtre de la Comédie-Française. Il vient d-e donner sur le théâtre de l'Opéra un acte intitulé le Rival favorable, qui a été mis en musique par M. Dauvergne. Il a été jugé détestable. La comédie des Noms changés aura quelques représentations, grâce au jeu de M.Grandval, chargé du rôle de Léandre, et à celui de M"'' Gaussin , qui joue celui d'Araminte.
— Je ne sais de qui peut être l'ode que vous allez lire ^. Elle a fait courir le bruit que M. de Voltaire était dans la plus haute dévotion. C'est lui faire beaucoup d'honneur assurément, car, dans sa résidence, on lui reproche de ne chômer ni Calvin ni