Même remarque
4. Par do Vert, selon Mouhy, qui ajoute que cette pièce a été représentée au Temple en 17G1, et par Naquet, selon M. Paul Lacroix, d'après le catalogue La Vallière. Elle a été imprimée en 1761, in-8".
5. La Haye, 1761, in-8". L'auteur est inconnu. C. (Par P.-A. AUetz.) Paris, 1761, in-8°.
défauts et les ridicules à la mode^» Gela ne vaut pas mieux que ses autres productions. Voilà un assez grand nombre de mauvais livres depuis trois mois. Et les bons? Nos auteurs ont, je crois, désappris à en faire. Depuis la fin de l'hiver dernier il n'en a pas paru un qui soit digne de vous occuper un quart d'heure.
— L'Esprit des langues ^ est une nouvelle méthode pour apprendre les langues mortes, et cette méthode de M. de Montizon, maître de pension, n'aura pas plus de succès que tant d'autres qu'on nous a données, et qu'on renouvelle de temps en temps.
15 juillet 1761.
Oreste, tragédie de M. de Voltaire, parut sur la scène française il y a environ onze ans. Cette pièce tomba à la première représentation. Le public était alors fort mal disposé pour le premier homme de la nation. La tragédie de Sémiramis avait été condamnée, et n'avait eu que peu de succès. La chute de Nanine avait précédé celle d'Oreste. Il est bon d'observer que ces deux pièces, alors si mal reçues, sont celles qu'on joue aujourd'hui le plus souvent et avec le plus d'applaudissements. Quant à Oreste, on reprochait à M. de Voltaire de n'avoir traité ce sujet ainsi que celui de Catilina, qu'il n'avait pas encore présenté au public, que pour lutter contre M. de Crébillon dont V Electre avait une grande réputation et dont le Catilina avait eu un succès passager, mais très-brillant. Les ennemis de M. de Voltaire eurent beau jeu alors de le noircir. On disait les plus beaux lieux communs sur l'envie et la jalousie dont il était dévoré. Jusqu'à présent on avait cru que rien n'était plus noble et plus avantageux pour les arts que le désir de vaincre son rival à force de talent et d'effort. Mais ce désir dans M. de Voltaire était regardé comme un crime odieux par des gens qui souvent, dans une carrière obscure et méprisable, ne se font nul scrupule d'éloigner leurs concurrents par toutes sortes de moyens bas et infâmes. Ainsi Oreste fut sifflé. Dans le cinquième