Inconnue aux bibliographes
taire que, pourvu d'argent et de gloire à souhait, « il ne rompe point en visière des nourrissons qui, d'un vol indiscret, veulent entrer dans sa carrière». Mais cette construction prouve que ce nourrisson-ci ne sait pas encore parler français, ce qu'il faut apprendre avant que d'occuper la presse.
— Les arrêts que le Parlement vient de rendre en faveur de la compagnie des soi-disants jésuites, ne ralentira pas le zèle de leurs amis les jansénistes à nous remettre sous les yeux tous les accidents que cette sainte Société a éprouvés depuis son origine. On a commencé par l'impression d'un gros volume, qui porte pour titre : 3Iémoires pour servir à r histoire générale des Jésuites, ou Extraits de l'histoire universelle de M. de Thon, dans lesquels on voit à quels excès cette société s'est portée dès sa naissance-, combien elle a alarmé tous les ordres de l'Église et de rEtat, ses attentats dans tous les royamnes oit elle s est répandue, etc. * Je trouve ces sortes de livres dans le moment présent d'une grande utilité pour la Société même. Elle peut y voir la récapitulation de tous les mauvais pas dont elle a eu le bonheur de se tirer depuis qu'elle existe, et dont il y en a quelques-uns de fort glissants. Ce tableau peut lui donner le courage nécessaire pour supporter avec fermeté les nouvelles épreuves auxquelles la sagesse éternelle juge à propos d'exposer les bons Pères en ce siècle, la lie des siècles, par le ministère du Parlement de Paris.
— Vous avez lu dans quelques gazette3 ce qui est arrivé en Italie à un couvent de capucins, de perdre ses barbes en une nuit par la malice d'un de leurs frères. Cette aventure a paru assez plaisante à je ne sais quel barbouilleur de papier pour en faire une historiette qu'il a ornée de plusieurs circonstances de son invention. On ne peut rien lire de plus plat que ce conte, qui a pour titre : les Capucins sans barbe ^