‹ Correspondance littéraireChapitre 3 sur 179 · Paris, 1758, 3 vol. in · texte numérisé non relu

Paris, 1758, 3 vol. in

3. Cette chanson, publiée d'abord dans le supplément de l'édition Belin, et ensuite tome IX, page GO de l'édition Garnier frères, figure ici parce que, dans le

Et tu serais inhumaine, Que je ne changerais pas :

Je veux, en prenant ta chaîne, La porter jusqu'au trépas.

D'une voix faible et mourante C'est toi que j'appellerai, Et d'une main défaillante C'est toi que je chercherai; D'une voix faible et mourante C'est toi que j'appellerai.

S'il arrive que je tienne Ta main au dernier instant, Et que tu serres la mienne, Je puis expirer content.

S'il arrive que je tienne Ta main au dernier instant.

Quand à la Parque inflexible Un jour tu me céderas, Ton cœur n'est pas insensible, Je crois que tu pleureras, Aux lois du sort inflexible Lorsque tu me céderas.

Ne pleure pas, ma Sophie, Voile ce que tu ressens; Puis-je payer de ma vie La larme que tu répands!

Ne pleure pas, ma Sophie, Voile ce que tu ressens.

Ou, si ma plainte te touche, Penche tes lèvres sur moi , Et qu'au sortir de ma bouche Mon âme repasse en toi; Et qu'au sortir de ma bouche Mon âme repasse en toi.

manuscrit de Gotha, le fragment de musique reproduit page 15, et tout entier de la main de Grimm, s'y trouve joint. Il nous a paru curieux de placer en regard des vers du philosophe un exemple du talent de compositeur du critique, sans nous porter garant de la notation qu'il a suivie.

Je meurs du trait qui me blesse, 0 regrets trop superflus!

Quand tu sauras ma tendresse, Hélas! je ne serai plus ; Quand tu sauras ma tendresse, Hélas! je ne serai plus.

De pleurs arrosant ma cendre Et d'un accent douloureux Tu diras : Il fut si tendre !

Pourquoi fut-il malheureux?

Tu diras : 11 fut si tendre!

Pourquoi fut-il malheureux?

Plus je lui fus inhumaine.

Plus il chérit son tourment Et voulut, malgré sa peine.

Vivre et mourir mon amant; Plus je lui fus inhumaine, Plus il chérit son tourment.

Celui dont j'ai dit la peine Aima jusques au trépas.

Aima-t-il une inhumaine?

Ma chanson ne le dit pas ; Celui dont j'ai dit la peine Aima jusques au trépas.

Et pour prix d'une constance Qu'aucun ne garda si bien, ]\'eut-il que de la souffrance?

Je n'en assurerai rien ; N'eut-il que de la souffrance?

Je n'en assurerai rien.

Je sais que pour sa Sophie Souvent ses larmes coulaient; Mais quelquefois attendrie, Ses lèvres les recueillaient; Je sais que pour sa Sophie Souvent ses larmes coulaient.

Celui dont j'ai dit la peine Aima jusques au trépas.

Aima-t-il une inhumaine?

Ma chanson ne le dit pas ; Celui dont j'ai dit la peine Aima jusques au trépas.

^ Je

veux

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pre - nant

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