A Lampsaque, 1759, in-12, 24 p. L'auteur est inconnu
4. (Parle marquis de Vcnto des Pesnes.) Amsterdam (Paris), 1759, in-12.
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dinaire. Elle a joué les rôles de Médée, de Mérope, de Phèdre, et d'Aihalie. Il y a là assurément de quoi montrer du talent. Elle n'a que dix-sept ans; mais elle est fort grande. Elle a la figure théâtrale, une belle tête, de beaux yeux, la taille assez vilaine. Sa voix est belle, mais elle ne sait pas encore s'en servir. Les avis sont partagés sur son talent. Ce n'est pas qu'elle n'ait ce qu'on appelle massacré tous les rôles, mais il y a des gens qui lui trouvent de l'âme, des entrailles, et le germe d'un grand talent. Ainsi il faut attendre et voir ce que le travail et les leçons du public pourront sur cette jeune actrice. J'avoue que mes espérances sont médiocres; mais nous avons un si grand besoin de sujets pour soutenir nos théâtres, que je me flatte que M"*" Camouche me fera honte par la suite de mon jugement et de n'avoir pas deviné en elle les germes d'une grande actrice.
— M. Désormeaux vient de donner un Abrégé chronologique de Vhisioire d'Espagne^ en cinq volumes in-12. On dit que M. Duport-Dutertre, auteur de plusieurs mauvais livres, a présidé à ce travail. C'est moins un abrégé qu'une histoire assez mal écrite, et d'un style puérilement précieux. M. Macquer, auteur de plusieurs abrégés, prépare celui de l'histoire d'Espagne sur un plan tracé par M. le président Hénault, auteur du célèbre Abrégé de V Histoire de France.
1"' mars 1759.
La gaieté est une des qualités les plus rares chez les beaux esprits. 11 y avait longtemps que nous n'avions rien lu de réjouissant en littérature : M. de Voltaire vient de nous égayer par un petit roman intitulé Candide^ ou l'Optimisme^ traduit de l'allemand de M. le docteur Ralph. 11 ne faut pas juger cette production avec sévérité ; elle ne soutiendrait pas une critique sérieuse. Il n'y a dans Candide ni ordonnance, ni plan, ni sa-
gesse, ni de ces coups de pinceaux heureux qu'on rencontre dans quelques romans anglais de même genre; vous y trouverez en revanche beaucoup de choses de mauvais goût, d'autres de mauvais ton, des polissonneries et des ordures qui n'ont point ce voile de gaze qui les rend supportables; cependant, la gaieté, la facilité, qui n'abandonnent jamais M. de Voltaire, qui bannit de ses ouvrages les plus frivoles comme les plus médités cet air de prétention qui gâte tout, des traits et des saiUies qui lui échappent à tout moment, rendent la lecture de Candide fort amusante. En général vous serez plus content de la dernière moitié que de la première. Les premiers chapitres ne sont pas les meilleurs. Celui de l'abbé Périgourdinne vaut pasgrand'chose non plus. Vous aimerez beaucoup l'anabaptiste hollandais, et plus encore le manichéen Martin, qui me paraît le plus excellent personnage du roman. Pangloss a bien son mérite aussi; et quoique sa fm par la sainte Inquisition de Portugal soit fort touchante, et sa résurrection au moyen de l'incision cruciale fort consolante, il me semble que l'auteur n'aurait jamais dû s'en défaire. 11 fallait le laisser toujours auprès de Candide pour le fortifier dans le système dé l'optimisme contre les doutes que les événements de ce monde faisaient naître de temps en temps dans le cœur du jeune énergumène de la philosophie leibnitzienne. Quel beau jeu Pangloss aurait eu dans l'Eldorado 1 quel triomphe pour l'optimisme! C'est bien pour lors qu'il n'aurait plus eu d'autre regret que de n'être pas professeur dans quelque université d'Allemagne. Il me semble que tout le roman en aurait été plus gai ; car depuis la perte de M. Pangloss jusqu'à la rencontre de M. Martin^ il languit un peu, quoique la vieille gouvernante et le fidèle Cacambo ne soient pas des personnages sans mérite. Le souper des six rois chassés à Venise est d'une grande folie; je doute que ce souper fasse fortune à Versailles. L'histoire du Paraguay et les accidents du révérend père Colonel ne feront pas plaisir aux jésuites dans les circonstances présentes. Le noble Vénitien Pococurante est e»core un assez bon personnage. M. de Voltaire s'en sert pour juger les plus grands génies de l'antiquité, et parmi lesmcdernes on a été scandalisé de ce que ce Pococurante y dit d'Homère et de Milton. On devait remarquer, ce me semble, que le juge est an hommy c|ui s'ennuie de tout, dont l'arrêt enveloppe,
sous la même condamnation Raphaël et Virgile, et en général tous les arts et tout ce qui fait les délices des honnêtes gens. Ce chapitre n'est donc pas une critique des auteurs; c'est la censure des gens blasés. Cette maladie est fort commune parmi nous, où l'oisiveté et l'opulence émoussent bien vite tous les goûts, et plongent la jeunesse même dans une léthargie d'où rien ne peut la retirer ensuite. Il faut cependant convenir que les jugements du seigneur Pococurante doivent paraître un peu suspects sous la plume de M. de Voltaire, et l'on peut lui reprocher, à lui qui ne s'ennuie point comme son noble Vénitien, d'avoir souvent porté de ces jugements passionnés qui font tort à un homme de son mérite. Dans le fond, M. de Voltaire n'est pas éloigné peut-être de souscrire au jugement du seigneur Pococurante sur Milton et sur Homère : des traits qui lui sont échappés ailleurs ne justifient que trop ce soupçon. Or, si de bonne foi il regarde Homère et Milton comme des génies médiocres, qui ont usurpé des honneurs qui ne leur sont point dus, il est bien à plaindre d'avoir le goût assez petit, assez mesquin, pour ne point sentir les sublimes beautés qui brillent dans leurs écrits ; ou bien s'il est assez petit pour croire qu'il y aura à gagner pour lui en rabaissant ceux qui tiennent les premières places, il est bien blâmable. Un grand homme s'élève avec une noble confiance à la hauteur de ce 'qu'il y a de plus illustre dans son art; il croirait perdre à tout ce qu'on refuserait aux premiers génies de sa trempe. En voyant un tableau sublime, le Corrége n'est pas tenté d'en diminuer le prix par une censure injuste ; il saisit le pinceau, et s'écrie avec enthousiasme : EdancK io son pittore î \\ est vrai que beaucoup de gens prisent Homère et d'autres grands hommes sur parole ; mais cet hommage aveugle même dépose en faveur de ces génies, et prouve d'ailleurs ce que nous savions bien : c'est que le don de sentir n'est pas beaucoup plus commun que celui de créer. Au reste, si jamais l'ordre et la chronologie des ouvrages de M. de Voltaire se perdent, la postérité ne manquera point de regarder Candide comme un ouvrage de jeunesse. Vraisemblablement, dira un critique judicieux dans deux mille ans d'ici, l'auteur n'avait que vingt-cinq ans lorsqu'il écrivit Candide, C'était son coup d'essai dans ce genre. Son goût était jeune encore ; aussi manque-t-il souvent aux bienséances, et sa gaieté dégénère souvent
en folie. Voyez, continuera-t-il, comme ce goût s'est formé et rassis ensuite ! comme par gradation il est devenu plus sage dans les ouvrages postérieurs, Scannenlado^ Bahouc^ Zadig, Memnonl vous voyez les nuances par où l'auteur s'est approché de la perfection. Ainsi le critique, à force de sagacité et de finesse, aura exactement renversé l'ordre de ses ouvrages. N'êtes-vous pas persuadé que les critiques de la race présente tombent souvent dans ces erreurs à l'égard des anciens?
La tragédie de China a donné au célèbre abbé Metastasio l'idée d'une de ses pièces qui a pour titre : la Clémcnre de Titus, Auguste pardonne à Cinna, Titus pardonne à Sextus. Ces deux criminels sont conduits l'un et l'autre par une femme à conspirer contre leur prince ; voilà à peu près tout ce que les deux sujets ont de commun ensemble : car d'ailleurs le génie de Metastasio est trop différent de celui du grand Corneille pour exécuter le même plan de la même façon. S'il fallait absolument trouver au poëte italien un poëte analogue dans notre langue, on pourrait dire que Metastasio approche plus de Racine que de Corneille. J'observe en général que la clémence de Titus a quelque chose de plus touchant que celle d'Auguste. Nous savons que celui- ci a souillé sa réputation par un grand nombre de violences et de cruautés. Titus fut appelé les délices du genre humain. L'idée qui nous reste de ce prince renferme donc toutes les vertus les plus touchantes, et offre au poëte le plus beau tableau à tracer. Je ne sais si c'est cette considération qui a engagé un poëte moderne d'accommoder la Clémence de Titus à notre théâtre, sous le titre de Titus, tragédie en vers et en cinq actes, suivant l'usage. Cette pièce a été jouée le dernier jour du mois passé sur le théâtre de la Comédie-Française. L'auteur s'appelle M. de Belloy ; il a joué lui-même la comédie dans les pays étrangers, et entre autres en Russie, et c'est de ces contrées éloignées qu'il nous est revenu acteur et poëte. On raconte plusieurs circonstances de sa vie qui sont fort romanesques, mais d'ailleurs peu intéressantes. Dans la pièce italienne, Yitellie, fille de l'empereur Vitellius, engage Sextus à conspirer contre la vie de Titus. C'est en perdant ce prince qu'il
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pourra espérer le don de sa main. Yitellie se porte à ces excès, et par ambition, et par sa passion pour Titus, passion malheu- -,
reuse, puisque Titus vient de sortir des chaînes de Bérénice^ NS^^;^ sans songer à elle. Sextus est non-seulement un des plus illustres Romains, mais l'ami intime de l'empereur, comblé de bienfaits et d'honneurs par le plus généreux des princes. Une passion aveugle pour Yitellie séduit Sextus au point de conspirer contre la vie de son bienfaiteur; il médite ce crime au milieu des remords dont il est tourmenté. Voilà le sujet de la pièce, que le poëte italien a compliquée ensuite, suivant l'usage de son théâtre, et défigurée par un amour épisodique de Servilie, sœur de Sextus, pour Annius, son ami. Il y a sans doute beaucoup d'art dans la manière dont ces pièces, et entre autres la Clémence de Titus, sont intriguées; mais le bon goût s'y oppose. Les anciens nous ont montré, dans leurs drames, une simplicité de conduite et de nœuds qui restera toujours la loi et le modèle du beau. Pour revenir à la pièce de Metastasio, le Capitole mis en feu devait être le signal de la conspiration contre Titus; et c'est un certain Lentulus, qui ne paraît point dans la pièce, qui doit embraser le Capitole tandis que Sextus, profitant du désordre, tranchera les jours de Titus. Lentulus ayant pris les habits et les ornements impériaux en commençant la rébellion, il est frappé dans le tumulte par un des conjurés qui le prend pour l'empereur. Cette méprise conserve les jours de Titus, et découvre tout le complot. Je n'entrerai point dans les détails du poëme italien, où tous les personnages paraissent vouloir se surpasser les uns les autres en générosité : car une circonstance ayant rendu Annius fort suspect à l'empereur, il ne veut se justifier, parce qu'il ne le pourrait sans découvrir la trahison de son ami Sextus. Celui-ci à son tour aime mieux mourir que d'avouer à Titus que c'est Yitellie qui l'a engagé au crime. Yitellie, apprenant le danger de Sextus, défend son innocence, et s'accuse elle seule aux pieds de Titus, et Titus leur pardonne à tous. M. de Belloy a supprimé tout l'épisode de Servilie. Annius est le confident de Titus, et partage avec Sextus la tendre amitié de l'empereur. En revanche, M. de Belloy a mis Lentulus dans la pièce, et en a fait le principal machiniste. Ce Lentulus du poëte français est un monstre abominable ; son ambition démesurée le fait conspirer contre Titus
avec Sextus et Yitellie, mais il ne veut se servir de ses complices que pour exécuter ses forfaits, et il se promet bien de s'en défaire ensuite. En effet, après avoir mis le feu au Gapitole, il rentre, au quatrième acte, au moment que Sextus doit frapper son coup ; il se fait son délateur auprès de Titus, à qui Sextus a déjà avoué son crime. Titus, séduit par le faux zèle de Lentulus, se livre entre ses mains, et aurait succombé sous ce lâche ennemi, si Annius n'avait prévenu son coup en lui plongeant son poignard dans le sein au moment où ce monstre se préparait à frapper l'empereur par derrière. Titus pardonne enfm à Sextus au cinquième acte, sans vouloir savoir ses complices. Yitellie, qui n'est pas aussi généreuse que dans la pièce de Metastasio, arrive : l'empereur lui offre son trône et sa main; mais soudain elle sent les atteintes mortelles d'un poison que Lentulus a su lui donner pour se délivrer d'une complice trop ambitieuse. Elle meurt, et Titus conseille à Sextus de consacrer désormais tous ses moments aux charmes de l'amitié.
La pièce de M. de Belloy est tombée; elle est excessivement longue, mal coupée, froide, mal écrite, d'un style plat et rempli d'antithèses, d'ailleurs dénuée de génie et de cette force sans laquelle on devient insipide et pitoyable. M. de Belloy n'a ni esprit ni talent. Tout ce qu'on a applaudi dans sa pièce est traduit de Metastasio. 11 n'y a dans sa pièce ni scène, ni situation, ni tableau. Sextus est toujours combattu par ses remords depuis le commencement jusqu'à la fin. Yitellie lui dit toujours des injures; Titus est d'une sottise qui n'a point d'exemple : il il est surtout si grossièrement dupe de ce Lentulus qu'il en devient plat et ridicule. En général, l'ennui et la risée n'ont cessé d'accompagner la représentation de cette malheureuse pièce. 11 est vrai qu'il ne faudrait pas moins qu'un génie du premier ordre pour traiter ce sujet comme il convient. Indépendamment du charme de la poésie, qui serait nécessaire pour peindre un caractère aussi délicat que celui de Titus, on doit sentir combien il est dangereux de faire parler les délices du genre humain. 11 est si aisé d'en faire un bavard et un froid moraliste à tirades et à maximes! M. de Belloy a bien usé de ce secret. D'un autre côté, on ne doit pas laisser Sextus survivre à sa honte et à son crime; il faudrait en faire un frénétique pendant toute la pièce. Tous les combats qu'il se livre à
lui-même, tous ses remords, sont froids et déplacés. Il faut qu'on voie qu'une passion aveugle le maîtrise et l'entraîne au crime; mais lorsque ce crime est découvert, quoiqu'il n'ait pas été consommé, un cœur élevé et généreux ne saurait supporter la vie. Il faut que Titus pardonne, mais que Sextus se punisse en se plongeant le poignard dans le sein; ou plutôt, qu'en sortant du délire de sa passion, il mette fin à des jours que le souvenir de ses forfaits, joint au spectacle de la bonté et de l'amitié de Titus, lui rendrait insupportables. Le spectateur ne souffrirait pas un Sextus qui oserait survivre à de tels malheurs. La situation de Ginna est bien différente. L'assassin d'Auguste pouvait se regarder comme un ministre de la république qui ôte à un tyran un pouvoir usurpé. Ginna voulait être à côté de Brutus et de Gassius; voilà une différence essentielle entre le sujet de Cinna et celui de la Clémence de Titus, L'auteur de la pièce qui vient d'être sifilée est appelé par les uns de Belloy, par les autres Dormond. Gomme l'usage des comédiens est de changer de nom bien souvent, il les a portés peut-être successivement tous les deux. La pièce a pensé d'être interrompue tout à fait à la fm du quatrième acte, où Titus dans un monologue, balançant sur le sort de Sextus, dit qu'ôter la vie était au pouvoir de tous les hommes, mais qu'il n'appartenait qu'aux princes de faire grâce, etc. Cette pensée, commune en ellemême, était devenue fausse par l'expression. Le vers disait ;
Mais la donner, grands dieux, est un noble avantage ! etc.
Et ce terme équivoque excita de si grands éclats de rire que l'acteur ne put continuer. G'était M. Grandval qui jouait le rôle de Titus; il reprit les quatre vers, et corrigea ainsi celui qui avait tant fait rire :
Mais l'accorder, grands dieux, est un noble avantage! etc.
Il dit ensuite au parterre : « Messieurs, je viens de le corriger pour vous plaire », et cette saillie fit écouter la pièce jusqu'à la fin.
— Louis-Anne de La Yirotte, docteur régent de la Faculté
de médecine de Paris, vient de mourir à la ileur de son âge. 11 était un des auteurs du Journal des savants. Il joignait à beaucoup de connaissances et de littérature un esprit solide et agréable et toutes les qualités d'un honnête homme. Ses amis le regretteront toujours.
— On vient de publier les Mémoires de M. de Bordeaux, intendant des finances, en quatre volumes assez considérables^; on ne sait d'où nous viennent ces mémoires, qui regardent le temps de la Fronde, et qui ne peuvent être en entier de M. de \ Bordeaux, puisqu'ils s'étendent beaucoup au delà de sa mort. On les a supprimés à cause de plusieurs anecdoctes qui regardent des familles connues. D'ailleurs vous y trouverez peu de choses intéressantes. Ils sont écrits platement et maussadement. L'avertissement a l'air d'avoir été fait par un laquais, et le texte ne vaut pas souvent mieux pour le style.
— Satire sur les hommes^ à M, le comte de Z>... par M. R.'- Cette satire est une imitation de la dixième de Juvénal. Vous y trouverez quelques vers qui ont de la force; mais en général elle est fort inégale. J'ignore le nom de l'auteur.
— Ulle taciturne et r Ile enjouée^ ou Voyage du génie Alaciel dans ces deux ilcs'^. Petite brochure in-12. C'est une mauvaise copie de Babom\ conte charmant de M. de Voltaire. Ici le génie Alaciel voyage en France et en Angleterre ; ces deux royaumes sont désignés sous le nom des deux îles. Il n'observe que des platitudes, et il est lui-même le plus plat observateur du monde. Ce qui concerne l'Angleterre est encore plus absurde que le reste, parce que celui qui y fait voyager Alaciel n'y a sûrement jamais mis les pieds et n'en a aucune idée distincte. Ce qu'il observe en France n'est que trivial et insipide.
— J'ai eu l'honneur, il y a quelque temps, de vous parler d'un Essai sur les grands événements par les petites causes^ tiré de l'histoire. M. Richer, qui en est l'auteur, vient d'en donner un second volume, sous le titre de Nouvel Essai. L'idée me
1. Ces Mémoires, rédiges par Sandras de Courtilz, parurent sous la rubrique d'Amsterdam, chez Nyon l'aîné. L'article supprimé était un passage sur la famille Berryer (t. IV, p. 2G0-277 ). L'éditeur fut obligé de réimprimer toute la fin du volume. Les exemplaires non censurés sont, dit Barbier, excessivement rares.