‹ Correspondance littéraireChapitre 34 sur 179 · Par La Dixmerie.) Amsterdam (Paris), 1759, in · texte numérisé non relu

Par La Dixmerie.) Amsterdam (Paris), 1759, in

paraît fort bonne; mais il faudrait plus de philosophie que l'auteur n'en a pour l'exécuter supérieurement. C'était un sujet pour M. de Voltaire, qui y aurait mis, outre les grâces et le charme de son coloris, les raisons supérieures qu'il faut pour faire sentir aux hommes le néant de leurs plus grandes affaires.

— Réflexions sur les moyens qui eonduisent aux grandes fortunes ^ Platitude.

— M. le baron d'Holbach, qui a enrichi la littérature française, depuis cinq ans, de plusieurs ouvrages très-utiles traduits de l'allemand, et concernant la chimie, la minéralogie et l'histoire naturelle, vient de nous donner la traduction d'un poëme anglais intitulé les Plaisirs de V imagination-. Ce poëme a eu de la vogue en Angleterre dans sa nouveauté; je ne sais s'il s'y est fait une réputation durable. Milord Chesterfield disait plaisamment que c'était le plus beau de tous les livres qu'on n'entendait point. Vous y trouverez de l'élévation et de l'ivresse, mais d'ailleurs il est monotone et toujours un peu de la même couleur. Je trouve encore que quand on a fini de le lire on n'a rien retenu. C'est une marque qu'il manque quelque chose à ces images qui leur donne de la physionomie. Au reste, quoique ce poëme ait été médiocrement accueilli, tout le monde a rendu justice au talent du traducteur. A mesure qu'on lit, on sent la difficulté qu'il doit y avoir de mettre en français des vers anglais de cette espèce.

— Les Femmes de mérite. Histoires françaises^ , Un volume. C'est une espèce de roman qui contient trois histoires, et dont les deux dernières surtout sont d'une platitude au delà de toute expression. On ne peut rien voir de plus dénué de chaleur, d'esprit et de vérité. Il faut espérer que l'auteur inconnu de cet ouvrage ne sera pas tenté de le continuer, quoique le titre paraisse l'insinuer.

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