‹ Correspondance littéraireChapitre 96 sur 179 · PAR LE MÊME · texte numérisé non relu

PAR LE MÊME

De nos destins le ciel seul est le maître. Si ma fortune eût dépendu de moi.

Vous m'aimeriez; je ne serais pas roi, Mais je serais tout ce que je veux être.

— On a commencé un nouveau journal sous le titre de Génie de la littérature italienne^. Ce titre indique assez l'objet des auteurs. Ils se proposent de donner seize volumes par an, pour lesquels on peut souscrire. Ce que j'en ai vu m'a paru si mal fait que je ne conseillerais à personne de perdre son temps à cette lecture. Il y a dans le premier volume des morceaux remplis de bévues, qui prouvent que le traducteur n'avait pas la connaissance la plus vulgaire de la langue italienne.

— U Inoculation nécessaire^. Une feuille in-Zi°. C'est une plate et mauvaise plaisanterie qui me paraît dans le ton et de la force de M. l'abbé Coyer.

— La Logique de V esprit et du cœur^ à V usage des da?nes^. Brochure de cent pages. Petite rapsodie de remarques communes. On m'a dit qu'elle était d'un nommé Blanchet.

— Le Tableau de la nature'', Poëme de vingt-quatre pages, que personne n'a regardé.

— Pensées et Réflexions morales sur divers sujets^. Petit volume de deux cents pages. C'est une autre rapsodie de réflexions triviales, qui n'a pas trouvé de lecteurs. Voici une de ces réflexions : a Le sentiment ne s'exige ni ne se demande; il se mérite. » Je dis que si cette façon d'écrire pouvait jamais devenir à la mode, la langue serait bientôt barbare. Heureusement tout ce barbouillage reste dans l'obscurité, et ne trouve tout au plus des lecteurs que dans les îles sous le vent.

— Lettres pour servir de suite à VAmi des hoynmes^. Ce

1. (Par J.-R. Sanseverino et Gaillard.de Graville.) Paris, 1760, 2 vol. in-1'2.

2. Il en existe aussi une édition in-8'', 14 pages, s. 1. n. d. L'auteur est inconnu.

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