LETTRE C C I V
LrA clôture du théâtre^d interrotûpU kfs re^ préseàtftlioii$ de Çofiplùn^ qui ont été trèssuivie» et Irèst-applaudie^ jusqu'à la septième : kbùitième ^st sùihoixeë^ poor la semaine'de raotrée.
n paraît deux ouvrages d'un genre bieu différent > et qui ont fait quelque sensËUion^ stir^tocit le dernier, 'JPéièphé et Céailia.
Téîèpkè est une espèce de poëmQ en prose ^ ( si l'on peut se servir de ce terme abwif qtfori a' voulu mettre à la ilfode; ) il e9( eu douze- livres, et il paraît que l'au;teur êii a vonlu- faire un* ouyra^ dans lè^ g«ai>e du Vétéatmpâe. Mais' qnoiqtt'oji nc' ptâsse^luî refusei- de Tes^rlt et même du taiêsiti pour écrire , qu'il est loin dcr bon go&t ei du vrai génie dont le siècle de , Lômis XI^ notus a lassé IcJs modèle! Ge qu'il y a' de ptusr louable* dans l'ouvragé > = c'est quMl rés* pire la hatné deU'its}usti€b et de ropptiBeéiôn; mais l'àutetrr manque sôuVetit sonr but ^ faute de mesure dans^ ses idéeB et dans son style.
\\ semble I cpuniiG {I6t»seau, faire un orimâ
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de la propriété y sans laquelle cependant toute société est impossible. Il ne vent pas que les enfans succèdent à la fortune de leurs pères, comme si cette succession n*étaît pas de droit naturel , et comme si les pères eux-mêmes ne travaillaient pas pour leurs enfans! C'est un vrai délire , d'imaginer qu'il faille détruire les loix primitives, parce qne l'observation de ces loix entraine des abus inévitables. C'est à-peu«près comme si on défendait la réproduction de l'espèce , parce qu'une maladie cruelle en corrompt souvent l0s sources , ou parce que la débauche en a abusé. «
' Son style n'est pas plus sain que sa philosophie, et sa manière d'inventer n'est pas heureuse. Il y a quelques morceaux d'une éIo(|uence noble , et quelques momens d'ia*« térêt} mais en général nul art dans la disposition et la préparation des é vénemens , point de nf09ud qui attache , des^faits sans vraisemblaÀeei/des tableaux gigantesques, des ressorta forcés, des principes outrés, une nature fausse.^ une dictton/ab&traite, tendue, enflée et déclamatoire , de laâécheresse et de la monotonie ; voilà' les .caifaictères dominans de Mt ouvrage qu'on n'est pas tenté d^e relire*
L'auteur , M. Pémeja , était déjà connu de$ gens de lettres par un éloge de Colbert envoyé à l'académie française , et qui mérita une mention honorable, et sur-tout par quelques morceaux hardis , insérés dans le livre de Tabbé ELaynal sur le commerce des deux Indes»
Cécilia est un roman traduit de l'anglais , en quatre volumes. L'auteur, M.^^® Burnet,est une jeune personne, très - intéressante , non -seulement par ses talens précoces et distingués, mais sur-tout par le motif qu'elle a eu pour les développer. Son père , docteur Sans rUniversité d'Oxford, ne pouvant plus s'occuper d'études sérieuses, que l'affaiblissement de sa santé ne lui permettait pas, s'était mis à lire des romans , et cette lecture était sa seule occupation et son unique plaîsir. Il eut bientôt épuisé tout ce qui dans ce
genre mérité d'être lu : alors sa fille voyant que cette ressource lui manquai t,entreprit d'y suppléer par elle-même. Elle donna d'abord Evetifia^ roman qui eut* du succès, et ensuit© Cécilia^ , odvrage fort supérieur au premier. On voit qu'elle a pris Richardson pour son modèle dans la peinture des mœurs et des caractères ^ dans les longs détails et les longues
conyersations. Elle ne s'élè?epas , il est wai^ jusqu'aux gri^ndes beautés des prioctpales scènes de Cla^risse ; mais elle se rapproche fiouveut de Hichardson par la vérité des pfeiuture^s. Spn roman , sans aroir Pextrême intérêt et les effets profonds des dernières parties de Clarisse , est en général attachant, sur* tout dans les deux derniers rolumesr Les résultats moraux des événement qu'elle trace , prouvent un excellent esprit et une connaissance du monde, bien rare à I^âge de l'auteur; elle n'a que vingt -trois ans. On peut lui reprocher de l'unilbrinité dans les moyens : ce sont toujours des incidens bizarres et fortuits qui peuvent arriver^ ou ne pa&arri ver , et qui produisent des mépri^s et dc3 miaUentendus. Ce n'est pa«s. là , je Tavoue, la meiUetire manière d'inventer; niais cela n'empêche pas qu'il n'y ait de l'art et d& l'intérêt dans l'ensemble ; elle a d'ailleurs le mérite de bien peindre des caractères vrais et des originaux vraiment anglais. La tr^- 4tiction est négligée et incorrecte p et si l'ouvrage se fait lire avec plaisir , c'e^t 9Qifdgré 1^9 ^tes du traducteur.
làirriKJLtvin.
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L El" TR E C C y.
La clôture des spectacles laisse ici un vide que rien ne remplit. Le goût que Ton a pour les brochures satyriques et licencieuses, surtout quand elles sont prohibées » a fait rechercher un montent un^ petit roman qu'on attribue à M. de L*''', intitulé le Vicomte de Barjac. C'est l'o^ivrage d'un homme qui n'est pas sans esprit , mais qui est bien sans goût et sans principes , et qui a vécu en mauvaise compagnie. Il à voulu faire un livre, moitié de ce qu'il a vu , moitié de ce qu'il ^ pu imaginer* ,Ce qu'il a vu est très-commun j ce sont des aventures de filles; ce qu'il a imaginé . est très - extraordinaire ; c'est un tas d'iibsurdités. Pour rendre le tout plus piquant , l'auteur s'est permis d*y nommer Qu d'y désigner clairement beaucoup de personnages très-ponnus , deâ ministres , des gens de la cour, des gens de lettres, etc. C'est un abus aujourd'hui fort en vogue, et la ressource de ceugc qui ne pouvant exciter l'intérêt , flattent au moins la malignité. On doit bien s'atten4i^e que les jugemens sont
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curieux : on y dit de M. Francklîn , qufe c'est un très-pauvre homme d^Etat , un mé»
dlocre physicien , un radoteur* Cet échantillon suflit pour donner une idée du reste.
M. de Marnésia vient de publier quelques opuscules de son ami M. Cerutti, qu'on lit avec plaisir. Ils sont composés de trois morceaux : 1.® la traduction d'une épîtaphe grecque trouvée sur une pierre sépulchrale ^ dans une fouille faîte à Naples en 1756.
L'épitaphe n'est que de six vers ; mais elle est accompagnée d'une dissertation sur les monumens antiques , dans laquelle l'auteur a semé beaucoup d'idées sur des objets de littérature et de goût , dont cette épitaphe semble n'avoir été que l'occasion ou le prétexte. Il est difficile de faire un ouvrage, et très-aisé de faire des fragmens j et M. Cerutti qui ne dissimule pas lui-même combien ses notes sont souvent Join du sujet , est à-peuprès en écrivant, comme Diderot dans la conversation : il ne lui faut qu^un texte quelconque pour parler de tout, n'importe comment ni pourquoi.
a.<> Des vers sur le charlatanisme qui avaient déjà couru manuscrits : la pièce est ici fort augmentée et n'y gagne pas. On sent qi e
IklTTlÊRÀIRS.
l'auteur p^s^e toiite mesur^ , et qu'avec sa méthode on pourrait, sous prétexte que le charlatanisme se mêle de tout, faire un résumé d'histoire universelle : c'est l'abus des lieux ccunmuns qui caractérise l'homme qui n'est que rhéteur.
3.® Un poëme sur les échecs, écrit avec une grande facilité , et qui, vu la nature du sujet si éloigné de la poésie , paraît une espèce de tour de force j et en effet c'est un défi de société-
Tous ces morceaux sont d'une plume ingénieuse et facile , dont le progrès est audelà de ce qu'op pouvait attendre de ses premières productions , mais qui n'est pas encore réglée par le goût, et qui ne sait ni choisir ni s'arrêter , deux choses qui n'appartiennent qu'au vrai talent. Ce qu'il y a de mieux , sans contredit , se trouve dans les notes sur l'épitaphe grecque, qui sont la plupart bien pensées et bien écrites ; et quoiqu'il y ait encore des idées fausses et des inégalités de style, quoique l'auteur affecta trop souvent de procéder par la définition et Tanalyse, même sur les objets qui n'en sont pas susceptibles, cependant il n'y a nulle comparaison entre cette nouvelle brochure
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et la pièce de V Aigle et du Hibou du mémo auteur , qui parut Tannée dernière.
Il y a dans le poëœe sur les échecs un vers heureux sur les pîohs :
lis frappent de c6té y mais ils marclient de front.
Mais la pièce finit par un long épisode qui prouve encore combien Tauteur est éloigné de connaître la manière d'écrire en vers , et ce qu'on appelle la phrase poétique. Il y a trente vers de suite jetés dans lé même moule, et qtd ont absolument la même construction.
Tandis qtiê je chantais un fant6me de guerre p Le véritable Mars ensanglantait la terre , etc.
et Fauteur part de là pour faire un tableau politique et littéraire de l'Europe , avec un imparfait presque à chaque vers. Il est sûr qu*à propos des échecs , cette longue imitation des dix ou douze derniers vers des Géorgiques , est de toute manière une com- , position d'écolier.
XàITTlé&ÀIRB*
LETTRE CCVI.
N F I n Beaumar€hàis qui vient à bout de tout , parce qu'il est doué de persévérance , après deux ans d'obstacles et de difficultés ^ a fait jouer le Mariage de Figaro , autre-* ment dit la Folle Journée ; car la pièce réunit ces deux titres, et le second sur- tout est parfaitement rempli. Pour se faire une idée de l'affiuence sans exemple que cet ouvrage a dû attirer , il suffît de se rappeler combien et comment Beaumarchais occupe le public depuis si long-temps , et queUe curiosité on avai* de connaître un ouvrage de cet auteur y et un ouvrage d'aune espèce si singulière que depuis deux ans il est l'objet de Tattention de toutes les puissances d^ ce pays-ci. Trois cents personnes ont dîné à la comédie dans les loges des acteurs, pour être plus sûres d'avoir des places , et à l'ouyerture des bureaux la presse a été si grande que trois personnes ont été étouffées. C'est une de plus que pour Scudéry , qui , comme on sait , eut deux portiers de tués à la prereprésentation à^V Amour tyrannique.
iaS CORRESPOKDÂll'CE
La première du Mariage de Figaro a été fort tumultueuse , comme on peut se Tihiagîner, etsiextraordinaîrement longue qu'on n'est sorti du spectacle qu'à dix heures, quoiqu'il n'y eût pas de petite pièce; car la comédie de Beaumarchais remplit le spectacle entier, ce qui est même une sorte de nouveauté de plus. En général la pièce a été trouvée beaucoup trop longue, aussi l'a -t -il abrégée; elle ne dure plus que trois heures. Beaucoup de détails ont paru de mauvais goût et ont excité des murmures. Il a cédé sur une partie, et tenu bon sur le reste : en total l'ouvrage a réussi et a fait plaisir. C'est absolument ce qu'on appelle un imbroglio , un canevas de l'ancien tl^éâtre , soit italien , soit espagnol , un pot-pourri où il y a de tout , hors de la vraisemblance , de la raison et de la décence. Il aniuse et fait rire j en voilà assez pour lui pardonner tout ; car enfin la gaieté est une bonne chose, et nous en avons tellement besoin qu'il ne faut pas s'y rendre difficile. Les deux premiers actes ont quelque chose de plus ; il y a de l'intérêt et même de la grâce; et quoique cet intérêt et cette grâce ne tiennent vraiment qu'à un coloris d'înnpçence jeté sur ^des tableaux de mauvaise*
mœurs , cependant ce$ tableaux supposent de Tart tout en blessant la morale et la décence , et ces deux actes sont très-supérieurs aux derniers. Mais il ne faut pas. en examiner les ressorts , non plus que dans tout le reste ; car rien ne peut soutenir Texamen. C'est un homme qui vous dit : passez* moi les moyens que j'emploie , et vous serez contens des effets j et sou vent il tienr parole. Ce n'est pas que même dans l'exécution il n y ait beaucoup de défauts^ des personnages inutiles, de mauvais calembours , des lieux communs amenés d'une lieue, une reconnaissance dégoûtante au troisième ^cte , des scènes hors d'œuvre ; mais la gaieté fa,it tout passer , et il y en a par-tout. ,
Un des morceaux les plus applajidiSi» c'est un monologue de Figaro aii cinquième acte , qui est évidemment un placage inexcusable.
Il attend sa fiancée qu'il croit en rendezvous nocturne dans le jardin avec lé comte Almaviva; il est dans les convulsions de la jalousie, et c'est dans ce moment qu'il s'assied sur un banc, pour faire un résumé hîs^ torique de toutes les aventures de sa vie depuis sa naissance , résumé dont le débit dure près d'un quart d'heure , et qui est
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écrit comme une narration réfléchie et tra* voillée. On sent combien cela est postiche et hors de place ; mais aussi c'est^là où ^ trouvent les traits de satyre les plus forts contre tous les états , contre tous lea pou* yoirs , des traits d'une telle hardiesse qu'on ne revenait pas d'étonnement de les entendre sur la scène , le seul endroit peut-être oii on on ne les eût pas encore entendus ^ ce qui rendait encore plus singulière la permission de parler sur le théâtre aussi librement que dans la société. Le morceau , par exemple ^^ qui regarde la censure des livres , est d'une telle vérité , que pour avoir consenti à reca* voir cette leçon sur le théâtre , il faut que le gouvernement n^ait plus d'autre principe que celui 4àe Mazarin : Laissons-les dire j pourvu, qu'ils nous laissent faire*
Il est facile de concevoir les jouissances et les joies d'un public charmé de s'amuser aux dépens de rautorité, qui consent eUe-même à être bernée sur les planches. On n'examine pas alors ^i c'est là le momen t où Figaro peut dire tout cela : il suffit que ce soit de ces choses qui j^araissent toujours bonnes à dire, n'importe quahd et comment.
La pièce d'ailleurs est très- bien jouée : ce
Z.ZTTiRAIIlB« ât3l
n'est pas que Dazincourt qui joue Figaro ne soit un acteur médiocre ; mais comme il joue d'original , il échappe à la comparai* 80n qui serait dangereuse , si Ton eût vu Pré ville dans le même rôle. Pré ville ^ trop vieux pour apprendre un rôle si long, a pris celui de^ Bridoison , juge imbécille et important ^ comme il n'y eH a que trop , et il met plus de comique dans ce petit rôle de quelques mots que Dazinçourt dans toute Tétenr due du sien. MM^ Contât joue parfaitement Suzanne , la fiancée de Figaro , et M.^^® Saint- Val f dans la comtesse Al ma vi va, a fait voir un talent pour la comédie qu'on ne lui soupçonnait pas , et qui la rend encore plus chère au public. Les comédiens p pour appaiser la grosse faim , ont donné la pièce trois fois en quatre jours, toujours avec mênie afiluence : il n'y a point eu encore de chambrée au -dessous de cinq mille francs.
Je n'ai pas jugé à propos de lutter contre ce torrent, et j'ai. fort sagement, je crois, retiré Coriolan après la douzième représentation.
Plus le Mariage de Figaro a de succès et plus on en dit de mal : c'est la règle j et d'ailleur3 Beaumarchais a trop d'ennemis
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pour esquiver les épîgrammes. II en a couru une qur'on a répandue dans la salle, à la quatrième représentation, et qui n'a produit d'autre effet que de faire applaudir la pièce davantage. Cette épigramme est trèsvirulente et très - médiocre j Baumarchais Ta envoyée lui-même au journal de Paris, j/aais avec une lettre qui valait encore moins. On attend l'impression de sa pièce qui sûrement perdra beaucoup ; car le mérite de son dialogue consiste principalement en jeux de théâtre.
M. Court de Gébelin est mort chez Mesmer. Il y a quelques mois qu'il avait imprimé une lettre qui contenait le plus grand éloge du magnétisme animal , et de la doctrine de Mesmer, à qui M. de Gébelin se reconnaissait redevable de sa guérison. On n'avait pas encore débité tous les exemplaires de cette lettre , quand M. de Gébelin est mort de cette même maladie dont il était si bien guéri. Cette petite disgrâce fait quelque tort au magnétisme , qui fait dans Paris et dans la France presque autant de bruit que Figaro i mais cela n'empêche pas que Mesmer ne gagne un million avec sa médecine occulte.
Il a pour lui la mode ^t la curiosité, deux
IiITTiRÀIRE.
grands mobiles de succès. Quand il a vu que Deslon son élève , devenu transfuge , avait établi chez lui un baquet magnétique, il a offert d'enseigner le secret de sa
doctrine à quiconque voudrait donner cent louis pour ses leçons. Le premier cours qui a duré trois mois , était composé de peut . personnes , et le second qui est commencé , l'est de soixante-quatre, parmi lesquelles se trouvent des personnes très - qualifiées , M," de Ségur , de Châtellux, Puységur , etc.
Joignez à ces sommes les traitemens nombreux de ses malades à six louis par mois:
il en résulte que si Mesmer n'a pas trouvé une médecine nouvelle , il a trouvé du moins la pierre phiiosophale. Au reste, on a nommé des commissaires pour examiner sa doctrine , ce qui est tout ce qu'on peut faire de mieux, et ee qui pourtant n'est pas une raison pour mettre tout le monde d'accord : qui vult decipi decipiatur.
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LETTRE' CCVII.
Ij'opiRA des Dandiâes que Toii vient de donner^ n'est autre chose queie sujet jléja traité plusieurs fois sous le nom à^ Hypermaestre. On convient que de tous ceux qu'a fournis la fable ^ il n'y en a pas de plus absurde. Il est presque impossible dans l'ordre physique 4'^voir à la fois cinquante filles nubiles et cinquante neveux pour gendres} il ne Test pas moins dans Tordre moral que de jeunes épouses égorgent leurs maris la première nuit de leurs noces. Qu'il se trouve un monstre de cette espèce , à la bonne heure ; mais quarante -^ neuf! Il faut ayouer que c'est un conte à i^léguer dans la biblio* thèque bleue avec les histoires d'ogres.
Aussi ceux qui ont traité ce sujets Gombaud, Riuperous et M. Le Mière, le seul dont l'ou* vrage soit resté , ont pris soin du moins de cacher y autant qu'il était possible , ce tableau d'horreurs dégoûtantes et inccoyables, et n'ont fixé les yeux des spectateurs que sur Hypermnestre elLyncée , dont la situation est intéressante et tragique. Mais le