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A M. L'ABBÉ GENDRONNEAU.
i3 février 1874.
Monsieur,
Après vingt jours de travail assidu, je n'ai pas encore achevé de remercier les amis qui m^ont écrit. J'espère que ce motif vous fera excuser le retard de mon remerciement. Recevez avec bonté l'expression de ma reconnaissance. Elle est vive et empressée^ malgré les lenteurs de ma plume.
La pièce de Mgr l'évêque d'Orléans était déjà regrettable; elle l'est devenue plus encore par l'envoi qu'il en fait à tout le clergé de France depuis la suspension. On aimerait qu'un évêque se livrât moins à la colère^ surtout lorsque le motif en est si peu fondé. D'ailleurs il perd sa peine, et la ma nifestation contraire l'emporte de beaucoup sur celle qu'il fait si mal à propos. L'acte injuste qui m'a frappé, m'a mis du même coup au-dessus des Prussiens, audessus des catholiques libéraux et au-dessus de ses trop petits pamphlets. Non morlar, sed \nvam^ et îiarrnho opéra Domini.
Veuillez croire. Monsieur, à ma respectueuse amitié.
CORRESPONDANCE DE LOUIS VEUILLOT. /i51