AU T. R. P. DOM GARDEREAU, PRIEUR DE SOLESMES
Septembre i843.
Très cher père, je remets chez vous 1 30 francs, les 30 francs pour M. Lecouteux à qui je dois tout au
])lu5 cette somm8, et le reste comme une pauvre et indigne offrande pour l'Abbaye. Vous savez bien, très cher père, que cela ne regarde pas votre bonne bospitalité^, mais parce que j'ai passé plus de deux mois chez yous^ cela ne m'ôte pas le droit de vous faire mon aumône. Vous m'avez fait l'aumônC;, et je vous la fais, vous n'avez pas le mot à souffler. Si vous osez dire quelque chose, nous compterons.
Mon frère vous embrasse, et moi j'embrasse tout le monde après vous. Priez bien pour moi.
Je m'en vais heureux des bons cœurs que j'ai vus ici*. M. de Falloux est un catholique ; c'est tout dire^ Le soleil m'a fait mal aux yeux, mais moins que je ne croyais, grâce à mes lunettes compliquées.
Votre bien dévoué fils en Notre-Seigneur,
A M. L'ABBÉ MORISSEAU.
Paris, 24 octobre i843.
Mon bon abbé, je suis installé avec mes sœurs, rue de Babylone, n** 21 , non sans peine. lia fallu trouver