ACADEMIE ROYALE DE BRUXELLES
L'Académie royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruzel'» les 9 dans sa séance générale du 7 mai 9 a décerné une médaille d'honneiu* à M. OlUuieri ancien élève de l'école polytechni» que et actuellement officier d'artillerie au service de Suëde^ pour un mémoire sur la géométrie à trois dimensions. Dans la même séance , l'Académie a proposé de nouvelles questions pour les concours de 1828 et 1829. ^^^^ ^^ ferons condaître ici que celles qui se - rapportent aux sciences physiques et mathématiques.
Pour 1828.
— Quelle est la théorie qui expUque de la manière la plus satisfaisante les phénomènes divers que présente l'aiguiDe 9^ mantée ?
, U faudra expliquer toutes les observations dont on pourra constater la certitude , et fournir des moyens de soumettre à une analyse rigoureuse les âémens hypothétiques que Ton jugera convenable d'employer.
— ^^ Assigner la forme el toutes les circonstances du mou«
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yement d'une bulle d*air de grandeur finie qui s^Ahre dans un liquide ^ dont la densité est supposée uniforme»
— «^ Démontrer «, par rapport aux surfaces du deuxième degr^, les analogues des théorèmes de Pascal et Brianchon,
— lo Examiner , d'une manière approfondie , les dififérentes espèces de sociétés d'assurance sur la vie ; 2® Etablir , d'après les principes ^ mathématiques , quelle est celle qui présente à la fois le plus d'avantages aux assurés et aux assureurs.
— Déterminer toutes les circonstances du mouvement infiniment petit d'un système quelconque linéaire , flexible , élastique ou non, autour de sa position d'équilibre, en ayant égard à la résistance d'un fluide élastique ambiant.
— On suppose que la surface de chaque aile d'un moulin mu par la force du vent , est engendrée par une ligne droite mobile qui s'appuie toujours d'une part, à angles droits sur une droite fixe donnée de position , et de l'autre , sur une courbe plane dont le plan est parallèle à la droite fixe. On demande quelle doit être la courbe directrice pour que l'impulsion du courant d'air sur les ailes du moulin , produise le maximum d'effet.
Pour 1829.
T— Donnçr la théorie mathématique de l'homme et des animaux considérés comme moteurs et machines.
Les concurrens sont prévenus qu'ils doivent rapporter lés mesures des forces à l'unité connue sous le nom de dyname.
— Comparer, pour les Pays-Bas, les avantages qui résulteraient de l'établissement des chemins en fer , avec ceux qu'ofirent les canaux.
— Quels sont les services rendus par les habitans des Pays- Bas à la géographie?
Le prix de chacune de ces questions sera une médaille d'or, du poids de trente ducats. Les mémoires, écrits lisiblement en latin, français, hollandais ou flamand, seront .adressés ^
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fipancs de port, avant le i«» février i8a8, il M. Dewe:^, se- ^rétsire perpëtuel*
Xes sciences ont eu à regretter successivement là pétte de plusieurs hommes câèbres , parmi lesquels on distingue Chktd' ni^ F'olta et Fauteur de la mécanique céleste* — Les funérailles de l'illustre Làpiace ont eu lieu le 7 mars 1825 ; MM. Poisson, Biot et Dani ont été les interprètes des regrets dès corps savans dont il faisait partie* La Mécanique céleste^ la ' Théorie analytique du calcul des probabilités, les résumés philosophiques de ces grands ouvrages , et plusieurs ménioires académiques, forment un héritage précieux que la postérité . accueillera avec reconnaissance; «cces travaux ont rempli sans n interruption près de soixante ans de sa vie. On aurait lieu » cependant d'être siu*pris de leur nombre et de leur variété, » si Ton ne savait qu'en toutes choses la fécondité est un attribut » essentiel du génie* Il faut aussi dire que les calculs numé- » rîques qui auraient absorbé une partie considérable d'un » temps si précieux, ont été faits par son ami Boui^ard* Ses » formules sont la base des tables astronomiques de Deiamhre, y» qui fut également son ami , et dont le nom devait, à ce » double titre, être prononcé sur sa tombe. Ge fut D' Aient- » hert qui dirigea ses premiers pas dans la carrière des » sciences , et qui ne tarda pas à reconnaître en lui un » géomètre qu'il aurait bientôt pour émulel .Quoiqu'il soit » entré à l'Académie à vingt -quatre ans , il avait fait au- » paravant une découverte capitale , celle de .l'invariabilité « des distances moyennes des planètes au soleil, et publié » en outre plusieurs mémoires importans. Le bureau des » longitudes a entendu la lecture de son dernier travail, et, » pour ainsi' dire , de ses derniers accens : encore cette » année , quinze jours à peine avant sa maladie , il nous a 9 communiqué un mémoire sur les oscillations de l'atmos- " phère , dont Fimpression dans la Connaissance des temps > est achevée. » ( Extrait du discours de M. Poisson)*
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s. M. le Roi des Pays-Bas, par arrêté du 27 décembre 1827 , a crée à Bruxelles im Musée des Sciences et des Lettres , dans .Içquçl ou donne des cours public& et gratuits sur iiiffërebtes .branches de cônnaissances^humaines^L'instaUatîiQDde cet étBr blissement a eu lieu le 3 mars , au milieu d'une grande affluence , qui a témoigné 9 pai^ ses applatudissemenà râtérés , ssl reconnaissance pour les intentions vraiment libérales de son nugustè Souverain , et le plaisir que lui ont fkit éprouver les discours qui ont été prononcés dans cette circon/rtapce solennelle.
Les cours ont été distribués de la manière suivante :