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MATHiMATlQVE ET l»fiYSIQUB« l53
Les institutions qui ont pour but de diminuer le nombre des pauures , étaient les suivantes, en 1827 :
NATURE DES IVSTITUTIOIU. XTOMBRE. IND. SECOUE. DÊPEHSB8.
Écoles ordinaires, écoles spéciales
pour les paut^es .... 262 56 950 237 883 û,
— - oà Ton admet les pauvret . 3 782 88 987 i33 i7l
— gratuites . 25 1 26 535 ?
Écoles de travail 50 2 5U 25 287
Ateliers de charité 32 6 860 328 548
Dépôts de mendicité 7 2 943 234 698
Colonies des sociétés de bienfaisance. 11. 84 40 45l64i5
Ëubliss. pour les sourds et mnets . 4 249 42 095
— pour les aveugles. . « . i 40 42 403
Sur ^6960 enfans qui se trouvent dans les écoles spéciales pour les pauvres, 5 1,936 appa^tie^nent aux villes. Les écoles où les enfans des pauvres sont instruits gratuitement , en communauté avec d'autres enfans, se trouvent pour la plupart dans les communes rurales. Les écoles gratuites se divisent en écoles hebdomadaires , dominicales et gardiennes : les enfans sont admis dans ces dernières , au-dessous de six ans.
Dans les écoles de travail , on n'admet que des filles. Ces établissemens se trouvent dans le Brabant septentrional, la Gueldre , les Deux-Flandres , la Zélande et Anvers.
Les ateliers de charité ne se trouvent pas dans toutes les provinces ; ils sont administrés par des commissions ou des directeurs.
Sur les 1 1 colonies des sociétés de bienfaisance , cinq , dites libres , contiennent 54 1 habitations. Les six autres sont composées de 7 établissemens pour des orphelins , des enfans trou* vés ou abandonnés et des mendians , de 63 bâtimens auxiliaires et de 4s grandes fermes avec leurs dépendances. La population se compose de 3485 individus vivant en famille , 2076 orphelins ou enfans trouvés et abandonnés , et de 2579 mendians.
Les établissemens pour lès sourds et muets se trouvent à
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Gand, Liège et Groningue; et rétablissement pour les aveugles est à Amsterdam.
Il faut rapporter encore aux institutions précédentes, la Société pour r amélioration morale des détenus , qui coïnpte 507a membres , et dont les soins s'étendent a plus de 600 détenus. Us ont donné lieu à une dépense dç 58i3 fl. Les revenus s'élèvent à plus de 17000 fl.
Les institutions qui tendent hprés^enir Findigence^ peuvent être classées comme il suit :
IirSTlTOlIOKB.
ROMB&B.
IHIK SEGOUE.
himsu.
Monté 'de-piété comznunftux . .
7 447 354 fl.
— affermes . . .
Caisses de secours mntnels. . .
Caisses de pensions de.yeuyes. .
Caisses d'ëpargnes
Les monts-de-piété dirigés pour compte des communes ou des institutions de bienfaisance , ont reçu a2i5755 gages en 18379 2011772 ont été retirés et 12060g ont été vendus. Les mêmes nombres Ont. été respectivement, pour les monts-depiété affermés 9 877895, 6683o2 et 41280.
Les caisses de secours mutuels pour le^ cas de maladies et pour couvrir les frais d'enterrement y comptent communément 15726 individus qui reçoivent des secours pour une valeur moyenne, de 18 fl«. 3i cents par individu, et la dépense pour les participans est 4917*
Les caisses des pensions pour les veuveç et les orphelins^ sont plus particulièrement établies dans les provinces septentrionales; les'documens qu*6n possède ne sont pas suffisans.
Les capitaux des caisses d'épargnes montent à 23 12 167 fl* 7 ce qui donne 166 fit 56 c. par individu*
Au total, d'après les conclusions du rapport, les institutions de bienfaisance sont au nombre de i i44o » ^^^ compris la société pour l'amélioration morale des détenus^ et les caisses des pensions pour les veuves et les orphelins. Le nombre des in-
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MATllKMATIQUE £T raYSIQVE. * l55
dlvidas.4|iii participent aux bienfaits de ces institutions, est de i!|i4o559 et rensiemble des dépenses s'âève à laSsiSSgfl.
Or^ ai l'on. eonsidère que la population, en 1827, était de 6166854 âmes, il résulterait de ce qui précède, que, dans le rojanixi.e des Pays-Bas , un habitant sur cinq , recevait des secours. La grandeur de ce rapport tient sans doute à ce qu'il est beaucoup d'individus qui reçoivent des secours de différentes, natures ^et qui figurent ainsi plusieurs fois dans le total.
Correspondance et annonces scientifiques.
La première classe de Tlnstittlt des Pays-Bas a fait paraître depuis peu (la seconde partie denses nouveaux mémoires: Niewwe verhandelingen der eerste klasse van het Koninglijk Nederlandsche Instituât* Ce recueil contient six écrits sur différentes parties de l'histoire naturelle, par MM. P^an Dyk, P^an Beek, F'an Breda, Vrolik et Vander Boon Mesch^ ainsi qu'un mémoire sur un coloriff'ade, par M* Van Beek. Nous regrettons que la nature de ce journal ne nous permette de parler que de ce dernier travail. L'auteur commence par donner un aperçu historique très-succinct des travaux des physiciens sur les phénomènes de la polarisation de la lumière; il parle ensuite du colorigrade , dont Biot a donné la description dans son Précis élémentcUre de physique expérimentale , et finit par décrire un petit instrument qu'il a imaginé lui-même pour mesurer les différentes teintes. On peut concevoir cet instrument comme formé d*un tube cylindrique porté sur un pied à peu près comme les microscopes. Aux deux extrémités du tube sont placés deux miroirs dont les plans sont à angle droit et inclinés de manière à polariser complètement la lumière; le faisceau qu'on veut polariser tombe sur le miroir inférieur par une ouverture latérale, et on observe sur le miroir supérieur par une petite lunette latérale d'un court
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foyer. Entre les deux miroirr et au milieu de rinstrumeuf où place une ou plusieurs petites lames de mica sur un support circulaire en cuivre qui peut se mouvoir autour d*un axe horizontal. Enfin, à Textrëmité de cet axe, est attachée une aiguille qui indique sur un limbe gradue l'angle sous lequel on incline les lames de mica. Il est super fiu de faire remarquer que le faisceau lumineux qui avoit été polarise sur le premier miroir et qui aurait échappé ainsi à la réflexion sur le second , y produit di£fërentes teintes en traversant préalablement le mica sous différentes incidences. M. P^an Beek a eu soin d'ihdiquer comment on calcule la correspondance des teintes observées avec celles des anneaux colorés calculés par Newtoru
— En même temps que le volume de ses mémoires , Tlnstitut des Pays-Bas a fait parvenir à ses membres le procès verbal de sa !i2« séance générale « tenue le 3i août et le i«' septembre derniers ; ainsi qu*un exemplaire d'un mémoire très-intéressant de M. Moll , professeur à l'université d'Utrecht , sur la manière de chauffer les serres au moyen de l'eau.
— Nous avons reçu depuis peu Yannuaire de la province de Limbourg^ rédigé par la société des amis des sciences, lettres et arts , établie 'k Maestricht. Cet utile recueil continue à présenter sur le système du monde ^ et sur les anciens monumens de la ville de Maestricht , des notices qu'on lira avec intérêt. Les physiciens y trouveront aussi des observations météorologiques excellentes. La publication du recueil exige malheureusement que le dernier mois de chaque année soit lié aux 1 1 mois qui suivent , afin de présenter un ensemble de 12 mois. M. le professeur Crahay a eu l'obligeance de nous adresser l'ensemble des observations de 1839, ppur. faire suite aux observations qui ont été insérées dans les volumes précédens. On les trouvera dans le numéro qui suit.
— Depuis le commencement de cette année, M. Delà Coste^ Gouverneur de la province d'Anvers, a été nommé Ministre de l'Intérieur , en remplacement de M. yan Gobbelschrof , appelé aux fonctions de Ministre pour le Waterstaat, l'In-
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Mi^THEMATlQtJe KT PHfâIQt7£* 167
dustrie Nationale et les Colonies. Nous nous rapf>elons avec reconnaissance à cette occasion que c'est au commencement du ministère de M. Van Gobbelschrqy qu'a été arrêtée la construction d*un observatoire à Bruxelles, dont le projet avait dëjà été accueilli favorablement , plusieurs années au* paravant, sous le ministère de M. Falck^ mais que le départ subit de cet bomme d*état si distingué à tant d'égards , n*a permis de réaliser que sous un troisième ministère»
— On vient d'organiser à Bruxelles une école supérieure de commerce et (T indus trie ^ qui a pour objet le baot enseignement de toutes les branches des sciences et des arts que doivent plus spécialement connaître les personnes qui se vouent au commerce , à l'industrie et aux manufactures. L'ouverture de cet établissement a eu lieu le lo Janvier de eette année* L'enseignement comprend : la tenue des livres; Tarithmétique; l'algèbre; la géographie; la connaissance des marchandises; la physique générale ; la législation commerciale ; l'économie ; l'histoire du commerce; le dessin et la perspective; la géo* métrie; la mécanique et la minéralogie.
— M. Lobatto a fait paraître sous le titre Beschouwing van den aardy de voordeelen^ en de inrigting der maatschappijen van Uvens-verzekering^ in-8«, 180 pages, un livre qui pourra être fort utile aux personnes qui veulent s'occuper des calculs des sociétés d'assurances, sans avoir les connaissances suffi* santés pour lire les traités ordinaires de calcul des probabilités. On ne sent pas encore assez généralement les avantages de ce dernier x;alcul , peut-être parce qu'il a été exposé jusqu'à présent dans des ouvrages mathématiques trop hors de la portée de ceux qui auraient pu s'en servir avec succès. Ces considérations nous avaient porté nous-méme à publier, il y a deux années , des instructions populaires sur le calcul des probabilités , servant pour ainsi dire d'introduction à nos cours de physique et d'astronomie au musée de Bruxelles. M. Lobatto , en faisant un ouvrage spécial sur les assurances, a consulté les besoins de l'époque : les sociétés dont il parle , commencent h s'étaUir chez nous, et il ne paraît pas en général que même les
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personnes cpii les forment, possèdent bien les âÀnens des ealcnls qui doivent leur servir de base ; ce qui peut avoir les râultats les plus fècheux pour la sociëtë* L*auteur ée plaint aussi dans sa préface de ce que les mathématiciens de ce pays négligent entièrement ce genre de rechertrh'es: Sedert (Stwùjcken Kersseboom) , schijnt de smaak voùr 'de beoefening der pdlîtîeke rekenkunde^en derdaarmede zoô naaùw verhondene théorie der iei^enst^erzekeringenihiertë lande onder de ^vùhindige ten eèVten maie verloren te zifn geraakt l'péùt-éttè têt' oubli n'est pa^ aussi grand que le fiit i'au^tear ; dti moîhs rÀcadéitiie de Bruxelles, en mettant au concours^ pendant plusièuf^' années , Pe!xamen' des théories des Béiteiétéj^ d*aisèurances^ à primvé qu'elle n*aVait pas entièrement perdu de vue ce sujet- im{)ortant. Qu6iqu*il en soit, puisque, faut^ de réponse* "suffisâbté^, elle a dû retirer cette question, on. nVn appréciera! '^ùé miëiix l'utilité du second oavf âge que M. Lobatto annonce sur les théories mathématiques des assurances , qu'il 'n'a pu exposer dans son premier travail. Nous avons inséré dan^ cé cahier la table de mortalité qu'il a calculée pour Amstierdài^; elle' embrasse une période de dix années; elle est par cdnisé^uent plu^ coin^ plète que celle qui a été calculée pair M. f^erhdlst^ pour là* même ville (tom. III , pag. io5). Uàuteur a préseht)^ encore plusieurs autres tables ddht les calculs ont dû exiger beaucoup de soins et de temps.
— Au nombre des traités de physique qui ont paru depuis quelque temps , et dont plusieurs appartiennent k dès sâvans distingués , on doit joindre l'ouvrage qûè M. Péclet publie à Paris , chez MM. Malher et comp*. , sous le titre : Traité éZementaire de physique^ in-8«, 634 pages. Le second volume qui doit traiter àes corps impondérables , n'est point encore en vente. Ce qui. nous paraît caractériser cet ouvrage, c'est le grand nombre d'applications aux arts industriels qu'on y trouve. L'auteur est. avantageusement connu depuis long-temps par des traités spéciaux sur la chaleur et l'éclairage , ainsi que par des expériences intéressantes sur les mouvemens de l'air dans les cheminées. Une première édition avait déjà été épuisée , celle
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MATHÉMATIQUE ET PHYSIQUE. iSo
qu'il publie a dû naturellement s'enrichir d'un grand nombre d'observations utiles, qu'il a pu recueillir comme maître de oonfërences de physique à l'ëcole préparatoire de Paris et comme professeur de physique à l'école centrale des arts et manufactures.
-«- Nous avons reçu de Breda deux réponses de MM. Meyer et WeiUr^ à la question sur le contact des sphères, proposée par M. Noèly tom. V, pag. 36ô.
— La société des sciences naturelles de Liège a proposé, pour le concours de i83o , les questions suivantes :
Donner une notice sur la vie et les ouvrages des hommes nés dans le royaume des Pays-Bas*, qui se sont fajit un nom dans les sciences naturelles et mathématiques.
Donner là description géologique et minéraldgique de^ différ rens calcaires de la province de Liège; indiquer les propriété^ des chaiix qu'on en retire; et, spécialement, quelles localités de cette province peuvent fournir des chaux hydrauliques. .
Indiquer, pour raffiner le sel brut , un procédé plus économique que celui de l'évaporation.
On propose aussi pour i83i, cette question :
Exposer l'histoire chimique de la matière colorante du sang, et rechercher a quels usages cette substance peut être appliquée dans les arts.
Le prix de chacune de ces questions est une médaille d'or de la valeur de 5o florins des Pays-Bas. Les mémoires doivent être écrits en français , en hollandais ou en latin) ils seront adressés, francs de port, à M. Wellekens, secrétaire général, avant le i5 juillet i83o, s'ils répondent a l'une des trois premières que,stions; avant le i5 juillet t 83 1, s'ils répondent à la dernière. IX^ ne peuvent pas être écrits de la main de Tauteur ; ils porteront une épigraphe, et on y joindra un billet cacheté, contenant la signature de l'auteur, et présentant à l'extérieur la même épigraphe.
La société est propriétaire de tous les mémoires envoyés au concours.
(Nous regrettons d'avoir reçu ces questions trop tard pour les insérer dans un des cahiers précédens).
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t5o CORBESPOITDAKICE
' -^ En parlant des diffërens ëtablissemens scientifiques que renferme Bruxelles, nous n'avons point encore cité le Musée national pour Vindusirie et les arts , dont la création est toute récente. Quoique cet établiseement soit encore à sa naissance , nous ne craignons pas de dire qu'il peut être comparé avec avantage à ce que l'Europe renferme de mieux dans ce genre : on verra surtout avec plaisir dans la collection de pbysique , là belle machine électrique. qu'a fait construire M. Onderdefryngaart Cantius^ et qui est certainement la plus grande qui existe actuellement. Après avoir visité le musée national , on éprouve le besoin d'y revenir encore et d'exprimer sa reconnaissance envers le savant qui le dirige.
— M. Caw^icr a ouvert depuis peu au musée un cours public et gratuit d'analise et de géométrie analitique , qu'il a mis en harmonie avec les autres cours scientifiques qui ont lieu dans le même établissement. La manière dont ce cours est fréquenté prouve suffisamment en faveur de son utilité.
' — Il s'est organisé depuis peu à Paris wn^ Société française de statistique unii^erselle , qui compte déjà au nombre de ses membres les sa vans les plu3 distingués ^e la capitale. Cette société publiera i ® le recueil de ses travauk; 2» les ouvrages couronnés par elle ; 3<* la collection des documens imprimés ou manuscrits qui lui sont adressés , et de ceux recueillis par ses soins dans les ouvrages , mémoires et rapports, tant anciens que modernes, publiés soit en langue nationale , soit en langues étrangères,
— Nous venons de recevoir une dissertation que M. /. Bretel a publiée depuis peu à l'occasion de sa promotion au grade de docteur en sciences* L'auteur , en examinant les conditions d'équilibre dans les machines , nous parait avoir fait preuve de connaissances , et il a montré en même temps qu'il savait donner à ses recherches une direction utile.
QUESTION. — On demande d'assigner les limites des racines de l'équation
o=i f sin. *'û}. COS. {a COS. ») dos
résolue par rapport à a , en supposant que la lettre i dénote un nombre entier quelconque. {M.Pagani.)
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MATHlfMATIQVE ET PHYSIQUE. l6l
ffotes extraites d'un voyage scientifique , Jait en Allemagne pendant V été de 1829, par A. Quetelet.