‹ Correspondance mathématique et physiqueChapitre 30 sur 38 · ÉPOQUES · texte numérisé non relu

ÉPOQUES

Il H 8 ■S

Francfort .,«... (i)

Dannsudt (a)

Sommet du Kœnigstuhl • . (3)

Heidelherg (4)

CbÂteau de Heidelberg . . (5)

Manheim.

Coblence. ..;...

Bonn (6)

Aix-la-Chapelle. . .. . • (7)

Maestricht (8)

Bnucelles (9)

10 septembre.

aaia3,i4 »

a3 et a4 u

octobre.

o3ii

oa36

oa54

(i) Bans le jardin de M. le conseiller de Sammerring , à Teudroît on M. De Humboldt a observé rinclin. en sep. x8a6.

(a) Le mauvais temps m'a forcé de faire cette observation dans une grande diambre derhqtel du Raisin; par-li cette observation est peu sare. Il en est de même de celles de Mannheim et de Coblence.

(3) Au sommet dn Kœnigstubl , environ à 1700 pieds de bautenr.

(4) Dans le jairdin de M. le professeur Geiger.

(5) J'avais le dessein de vérifier mes résultats obtenus le ai sur les Kœnigstubl ; mais la pluie m'ayant surpris, je me suis arrêté dans la tour octogone du château eu ruines. Les ' observations ont été faites au 9* étage.

(6) Au pied d'une colline, i.Popelsdorf.

(7) Sur un ancien bastion , au nord-ouest de la ville.

(8) Dans la carrière de la montagne de St. -Pierre.

(9) Dans le jardin de l'observatoire.

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MATuiMATIQTTE ET PHYSIQUE. 321

Dans le calcul de la partie horizontale de Tintensité magnétique , j'ai pris pour unité la valeur trouvée pour Altona , parce qu'ayant observé les oscillations de l'aiguille dani le jardin de M. Schumacher, au lieu même où MM. Hansteen et Sabine ont fait leurs observations , il me devenait plus facile de comparer mes résultats à ceux de ces savans. Ainsi , en désignant par i l'intensité horizontale pour une lieu quelconque , et par T et T' les temps qu'emploie une même aiguille à faire loo oscillations dans ce même lieu et à Altona, j'avais

.:i=T":T';d'oà*=I^.

C'est d'après cette formule qu'ont été calculés les nombres de la quatrième colonne.

J'ai réuni dans le tableau suivant le peu d'observations qui , à ma connaissance , aient été faites aux lieux oti j'ai exk occasion d'observer moi-même. J'ai calculé la partie horizontale de l'intensité comme précédemment , et en prenant aussi pour unité celle qui se rapporte à Altona. Les observations de M. le capitaine Sabine ont eu lieu à Bruxelles , le 5 novembre 1828, vers midi, dans le jardin de l'Observatoire, avec trois aiguilles différentes et avec un appareil semblable au mien (i). Ce savant revenait alors d' Altona, où il avait aussi observé l'intensité de l'aiguille. Quant aux observations de M. Hansteen^ je les ai recueillies dans le volume des AstronO" mische Nachrichten , n® i46 , où se trouve la carte qu'il a donnée pour les lignes isodynamiques • Ces observations, sont relatives aux années iSaS — 1827.

{{) Voyez le tom. V , pag. 226 et le tom. YI, pag. 66 delà Correspondance MaUiématîque et Physique,

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3aa ' COllRCSk>HDAKCE

LIEUX PABTIE HOK. DVtiim

DES OBSZKTATFOWS, de rintêntité» dêMOSCili»

Altona I oooo ÎMm"98

n • 3ll 98

9 » 774 oo*

Bruxriles i 0954 ^49 ^9

» I oï36 309 aa

Berlin i 0988 759 ao

Leipsig I o534 760 3o

Dresde i «T^S 747 4©

PABTIZHOB.

<f« tinteHSité.

OBSfeKr

YATEDIS.

Uensteen.

Sdbine.

^Sebine.

io^4

Hansteen.

I os58

Haarteea.

Ces résultats 8*accordeiit assez bien avec ceux que j'ai obtenus de mon côté , et que j*ai indiqués dans la seconde colonne; cependant la différence entre les parties horizontales de l'intensité pour Bruxelles et Altona , est un peu plus forte que celle trouvée par M. le capitaine Sabine» Les nombres que. j'ai obtenus pour Berlin , tombent entre ceux que donne ]M[. JSdnsteen ; en général , mes résultats confirment assez bien la direction que ce savant donne à ses lignes isodynamiques sur. sa grande carte : ceux qui concernent Brème, semblent cependant former une anomalie.

Pour déterminer l'intensité totale , il faudrait connaître l'angle d'inclinaison que forme l'aiguille aimantée dans chaque lieu 9 et malheureusement on possède encore bien peu d'observations sur cet élément important. On trouvera dans la quatrième colonne de la table suivante , les intensités magnétiques totales calculées pour les lieux oti l'inclinaison m'était connue.

{{) M. Hanaieen , dans les AstronomUche Nachrichun, no \4&, présente une série d'obserrations dues à MM. Keilhau, Boeck eiErman , sans indiquer l'aaUur de chaque obserf ation particaliére ; les nombres marqués d*an astérisque sont empruntés à la carte de ce physicien.

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MATllilMATIQUE ET PHYSIQUE* "SlS

Dans la cinquième colonne, l'intensité totale est calculée en prenant avec MM. Hànsteen,et De Humboldt , pour unité, l-intensité trouvée au Pérou par 7<> i' de latitude australe et 600 4' de longitude occidentale , où Finclinaison était nulle» Ces nombres ont entre eux les mêmes rapports que ceux de la colonne précédente , et ce rapport a été pris tel que M. ITan^ steen Va, établi lui-même, en supposant l'intensité totale à Paris égale à i,34^3.

LIEUX IVTEirSlTi IMGLI5ÀI80N INTBZTSITA INTElTSITjfi

DBS OBSEAYÀTIONS. horizontale, tU raiguiile,{*) totale, totale,

BruxellM 1 oa45 680 56' 5 a 85i i 35iJ

Berlin i o3oi 68 49 9 836 i 344o

Leipsig I o524 68 8 s 9 897 ] 34oo

Dresde i 0756 67 4i 3 a 833 x 343o

GcBtUngtte i o3io 68 3g 9 839 i 3499

Francfort 1 o6f4 67 Sa 9 816 1 3346

Oa. obtient par les noml^res de MM» Sabine et Hansteen :

Bruxelles i oi56 68o56'5 a 837 t 3399

* Berlin i o394 68 4a a 86x ' i 356o

» I oa58 » » 9 894 X 3385

Leipsig t o64a 68 8 a a 867 1 3535

Dresde x 07a4 67 4x 3 a 8a5 x 3389

Les deux valeurs de l'intensité totale qui résultent des nombres que M. Hansteen a donnés pour Berlin, présentent

(^) L'inclinaison pour Bruxelles est la moyenne d'un grand nombre d'obser- ' valions que i*ai faites en 1828 et 1829, avec un excellent instrument de Troughton.

J'ai prëférë a l'inclinoison 68o35',8 que M. Hansteen donne pour Berlin , la moyenne entre Pindinaison 68^45' que M. Erman a trouvée an mois de noyembre 1826, dans le jardin de l'hôpital français , et 68039^ que le même savant a trouyëe, avec MM. De Humboldt et Encke , dans le jardin de Belle* Vue, prés de Berlin , au mois de dëcembre-de la mémo annëe. Les inclinaisons pour Gœttingue et Francfort ont été empruntées à la notice intéressante que M. De Humboldt a insérée dans les Annales de Poggendorf, n« 3, 1829 : la

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3^4 COKBESPOlTDilVCe

une difFërence assez notable ; l'observation en a été faite dép dans les Annales de physique et de chimie de M« Poggendorfj 182g, par M. Erman , à qui paraît due la dexième valeur. Du reste , les nombres calculés pour Tintensitë totale doivent nécessairement inspirer moins de confiance , puisque Tinclinaison de Taiguille est un élément variable que j'ai dû regarder comme constant , pour la période qu'embrassent les observations mentionnées dans le tableau précédent (i).

Sur Véchauffement qu éprouve un barreau rougi par une extrémité quon plonge dans Veau , par M. G&ahay , professeur à l'Athénée de Maestricht* (Extrait d'une lettre»)

En causant dernièrement avec M. Martens , il me dit que vous riviez entretenu de lobservatiou que l'on avait faite qu'une barre de métal chauffée à une extrémité , acquerrait subitement à l'autre un accroissement de températui*e à Tin-

première a ixé dëterminëe en septembre 1826, sur le penchant du Heinberg par MM. Gauss et Dé Humboldt , et la seconde a été déterminée Ters la mèroe époque , également par M. De Uumboldt , dans le jardin de M. De Sammerrîng.

Les inclinaisons pour Lelpsig et Dresde sont empruntées au mémoire de M. Hansteen. ( Astr. Nachrichun , no H6. )

({) Depuis la lecture du mémoire dont on vient de voir un extrait, j*ai obtenu quelques nouveaux résultats pour ce royaume ; les observations pour Liège et Namur ont été faites par MM, Lés^jr et Sauveur.

LIKUX D'obSEBVATION.

IITEHSITÉ HO&lZOïrTàLE.

Bruxelles, Observatoire ....

Liège, jardin de r Université . .

Namur, jardin particulier . . .

Lourain, jardin de H. F'an Mons,

i,oo8.

Il est à regretter que l'inclinaison de l'aiguille ne soit pas encore connue pour les trois dernières villes ; je ne pense pas non plus qu'on 7 connaisse sa déclinaison ; ce qui doit rassurer les personnes qui pourraient craindre qa*il ne reste plus rien à faire dans les sciences (|oe quelques calculs, comme on l'assurait naguère dans un de nos journaux.

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MATRiMATIQVE ET PDYSIQUE. 3^5

stlujt OÙ la première «Jtait plongëe dans l'eau froide (*). Depuis ioog^erops des ouvriers m'avaient coriunuDiqué la même chose; et moi-même je mVtais quelcjuefois imaginé sentir une chaleur plus. forte au moment de l'immersion* Cette conversation avec M. Martens m'a fait exécuter quelques expâ-iences projetées dans le but de constater le phénomène que j'avais perdu de vue. A l'une des extrémités d'un barreau cylindrique de fer de a5 centimètres de longueur sur un de diamètre, j'ai adapté un cylindre creux de laiton , ayant intérieurement une ouverture suffisante pour recevoir la boule d'un thermo* mètre sensible ; ce cylindre de laiton , dont l'épaisseur était d'un millimètre , était fixé è frottement sur le barreau de fer , et le touchait sur une hauteur d'environ un centimètre; afin de faire mieux communiquer la température du fer au thermo* mètre, le creux du cercle de laiton fut rempli de mercure* Le bout inférieur du barreau fut chauffé à une température telle qu'il acquit la couleur bleue d'eau qui précède le rougissement ; le thermomètre mis en place quand le barreau fut retiré du feu, monta d'abord rapidement, puis de plus en plus lentement. jusqu'à ce qu'il parvînt à 46°,6 où il resta longtemps stationnaire ; quand je fus bien persuadé qu'il commençait à descendre , je plongeai l'extrémité inférieure du barreau dans jde l'eau à la température de -♦- io«, et bientôt le thermomètre descendit un peu plus rapidement, sans avoir éprouvé le moindre mouvement de hausse pendant rimmersion* Cette épreuve fut répétée plusieurs fois et toujours avec le même résultat. — Une antre fois, je fis chauffer le bout inférieur du

(*) Un physicien ftUemand m'avait fait part de celte observation à la. rëur nion des naturalistes à Heidclberg d'où }e revenais alors ; elle me parut .tréscuriense ainsi qu'à plusieurs autres personnes à qui elle fut également communiquée. A mon retour, |e voulus la véHlier,.mais j*obtins les mêmes résultats que M. Crahajr; ce qui m'empêcha d*en parler alors dans la Correspondance. Gomme néanmoins d*antre9 personnes pourraient w laisser induire en erreur sur cette expérience, j'ai cru .utile de reproduire les observations de M. Crahàf. A. Q.

Tom. FI. aï

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3a6 ' COERC9TONDA1ICB

barreau aa rouge obscur , le diermom^tre place dans la cavité moDta d'abord vite; à partir de 37* sa marche asceDsionneUe fat régulière;. plongeant le barreau dans Teau froide , le themMH mëtre continua de monter encore quelque temps avec la même régularité qu'avant TinuDersion , ensuite son mouvement ascendant ralentit fortement. La même expérience fut répétée en cbauffimt le barreau plus fortement; quand le thermomètre fut arrivé vers le 40* degré et que sa marche fut bien régulière, le barreau fut immergé , et je vis le mercure marcher encore pendant quelque temps avec la même régularité , ensuite niléntir sensiblement. Enfin le barreau fut chauffé au blanc ^ tenu par le bout supérieur entre deux doigts, et après l'avoir maintenu ainsi pendant quelques secondes , il fut plongé dans If eau ; la sensation de chaleur ne me sembla devenir plus forte que lorsque les mêmes doigts continuaient dé tenir le barreau , car en changeant de doigts* il ne me parut pa» que la base communiquât sensiblement plus dé' chaleur à Tin^tani de rimiuâraion , quoique la température continuât de s'élever un peu au. bëut tena entre les doigts , par suite du mouvement progressif de la c)ialeur deTextrémité chauffée.

D'après cela ,je crois que i*assertipn relativement èFélévation brusque de température d'une extrémité d'une barre chauffée de . inétal y lorsque^ Tàutre extrémité est plongée dans l'eau froide , est erronée ; l'apjparence peut être attribuée à ce que la chaleur , en se propageant dans la barre , échauffe de plus, en plus le bgut tenu eu main 1 de sorte qu'au moment dé Timinersion 9'et même quelqup temps après, ce bout sera plus chaud qu'auparavant ; mais cet accroissement de chaleur vient uniquement de la conductibilité et aucunement de l'immcpsion dans l'eau froide. Ce qui peut avoir encore souvent induit en bn'eur à cet égard, c'est que si la barre chauffée a beaucoup dé' massé , et si elle est plongée verticalement dans un trop petit volume d'eau , la vapeur très-châude .qui se forme venant frapper la main y produira subitement une impression de chaleur que l'ouvrier a pu attribuer au métal qu'il tenait*

Maastricht , le 1 5 mai i 830.

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MATUiMATIQVE ET PHYSIQUE. 3^7

«Sur la force magnétique que peus^enl prendre des barreaux de fer doux sous V influence des courans électriques; par M. le professeur Moll.

Nous extrayons les détails suivans d'un mémoire hollandais , intitulé Electro-magneifsche proet^en 9 et présenté par M. Moll à l'Institut des Pays-Bas , en présence duquel ij a répété ses expériences le 3o {anvier de cette aimée ; qous croyons que DOS lecteurs verront avec plaisir les résultats auxquels l'auteur est pcù*yenu , en répétant une ol^servation curieuse qui avait été faite d'abord par M. Sturgeon de Woolwich. '

L*auteur a pris un baquet de cuivre rouge , dans lequel il a plongé une plaque de zinc dont la surface en contact avec le* liquide pouvait avoir 1 1 pieds anglais de surface , les fils conducteurs qui partaient du cuivre et du cinc étaient de cuivre rouge et 'plongeaient dans de petits vases de bois remplis de m^cure bien pur. Il avait fait préparer d'avance un morceau de fer doux anglais , ayant la forme d'un fer à cheval comme les aimans artificiels ordinaires. L^ hauteur était de o^,ia aas 8 >/, pouces anglais, et l'épaisseur de o'",oi5&= i pouce; au tour de ce fer était enroulé ep hélice 83 fois un fil de cyivre rouge d'une épaisseur de o"*,oo3 =» «/s pouce ; le fer avec le fil qui l'entourait pouvait peser a, 5 kil. ou 5 livres. Comme dans les aimans ordinaires , aux pôles étoit adapté un portepoids qui débordait un peu des deux côtés et qui pesait environ 63o grammes , ou i «/4 livre ; le fer , avant l'expérience , n'était , point magnétique , du moiiis pas d'une manière sensible. Les deux extrémités du fil qui l'entouraient furent plongées dans les petits vases oh plongeaient aussi les deux fils conducteurs de rélément voltaïque.

Au moment du contact , le fer prit une force magnétique

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3a8 GomiKâPOirDAifCL

si grande qu'il fut capable de porter aS kilogrammes ; et avec des précautions on parvint k lui en faire porter 38, le pôle sud était à l'endroit du fer où venoit se rendre le fil conducteur en contact avec le zinc.

La rapidité avec laquelle le fer acquiert la vei*tu magnétique n'est pas moins remarquable que la vitesse avec laquelle on peut la faire disparaître et la faire naître de nouveau , en reversant les pôles. Que Ton se contente par exemple de faire porter une dixaine de kilogrammes au fer traversé par le courant électrique ; des que le courant sera suspendu , le fer perdra peu à peu sa vertu et le poids suspendu tombera (*). Il tombera à l'instant même , si les fils conducteurs sont changés de pôle , ce qu'il y a de remarquable , c'est que le fer lui-même éprouve presque instantanément un renversement de pôles.

Le renversement des pôles a lieu sur-le-champ , et toutes les fpis qu'on fait éprouver aux fils conducteurs un changement dé contact du zinc au cuivre ; ce résultat doit étonner sans doute si l'on songe aux difficultés qu'on éprouve par les procédés ordinaires à renverser les pôles dans un aimant capable de porter ^6 livres; Si l'on prend une aiguille légère qu'on applique par ses deux extrémités contre les deux pôles , cette aiguille ne tombe plus pendant le renversement des pôles; ce renversement se fait si subitement que laiguille , pendant qu'il s'opëre , n'a pas le teihps de vaincre la résistance de l'ailet de sortir de la sphère d'attraction de l'aimant.

Si Ton soutient avec la main le morceau de fer qu'on applique contre les pôles pendant qu'on les^ renverse , ce renversement devient singulièrement sensible par la pression que le fer exerce un moment sur la main en retombant , et avant qu'il soit ressaisi par l'attraction des pôles qui ont changé déplace.

{*) M. Môll dit qu'il a vu le fer k cheval dont il a éié fait mention, porter 25 kilogrammes , même un quart d*heure après que le courant avait éU intercepte.

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MATHiCMATIQUfi ET PHYSIQUE. Sig

L'aimant porte le plus an moment oH Ton établit le contact des fils conductenrs avec Télëment voltaïque. Si l'on augmente successivement la charge et qu'elle tombe , la charge suivante ne pourra jamais redevenir aussi grande.

Si Ton frotte des aiguilles ou des barreaux d'acier sur le fer doux pendant qu'il possède la vertu magnétique par l'action des courans « on parvient à les aimanter à saturation. On peut donc communiquer un magnétisme durable par l'intermédiaire d'un corps qui perd toute sa vertu des qu'on le soustrait à l'influence des courans électriques. On peut avec la même facilité renverser les pôles d'une aiguille ou d'un barreau déjà aimanté par les procédés ordinaires.

En soumettant le fer à cheval des expériences précédentes à l'action de deux ou de plusieurs élémens voltaïques , il ne parut pas que la force acquise en devint pins grande ; de manière que cette force semble avoir des limites. M. Moll, d'après le conseil de M. P^an Beek , fît construire un fer à cheval en cuivre exactement semblable au fer employé précédemment , mais il ne parvint pas à lui communiquer de la force, quelle que fût la nature des fils conclucteurs ; il paraîtrait donc que le fer seul est susceptible de s'aimanter. Il fit encore quelques autres essais, et parvint à faire porter 77 kilogrammes à un fer à cheval de i3 kilogrammes qui avait o'",3 de hauteur, et SS^*» d'épaisseur.

Un barreau d'acier , courbé en fer li cheval et déjà aimanté d'avance, fut soumis à son tour h l'action des courans électriques , comme il a été dit précédemment ; mais sans aucun résultat. Cet aimant ne porta jamais que 5 livres pendant l'expérience et après , comme il l'avait fait d*abord«

On a vu un grand nombre de petits aimans porter des charges considérables comparativement à leur poids , cependant on ne connaît guère que deux ou trois grands aimans qui aient porté des charges plus fortes que les aimans obtenus par M. Moll; l'un d'eux est l'aimant du musée de Teyler à Harlem , qui porte ordinairement environ 200 livres , et qui , selon M. Van Marum , pourrait bien en porter 3o de plus.

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MilJ^^IL^i W>-MrJ».i^k. i. imil

336 oonnESPOirDAVcc

Nous pensons que ces expériences jetteront un nouveau joarsiir la théorie du magnëtîsine , qui doit déjà tant aux recberclies des physiciens modernes.

Addition du Rédacteur. — Dans la yue de répéter les exp^ riences précédentes avec M. XijD^eiu , inspecteur générale cadastre , j*aî fait construire un fer à cheval entouré h gros fil de laiton en hélice ; exactement d'après les dimensioB! indiquées par M« Mail. Le fil de laiton étoit enveloppé de soie, M, Onder de TVyngaart Cantius , directeur de notre wà national, a bien voulu se réunir à nous pour ces expérieiK», et a mis à notre disposition un élément voltaïque eu sçinl( de ^'"ydS de longueur sur o^,58 de hauteur; ce qui donnaitof surface de plus de i""^,36. Quelques instans après q%i<i communications eurent été établieè , le porte-poids qui ^ environ un demi-kilogramme , adhéra sans peiae aux eitiéo&te du fer à cheval. Nous j attachâmes en même fempsunUop me ; mais il nous fat impossible d'augmenter cette èss^ Après quelques essaie infructueux , nous répétâmes les nx^ parties de rexpérience» Ainsi , la charge retombait i^ f les communications étaient interrcMopues ; tandis qu'un p^ fil de fer dans les mêmes circonstances adhérait encore uate^ assez long. Le changement des polies s'effectuait de la as^ la plus facile; il nous fut impossible de faire porter anxpî^ qui se formaient dans le fer à cheval, une aiguille d'acier (f0 décimètre de longueur , quoi){ue nous pussions j appliqo<!f^ poids de fer doux de plus de trois livres. Quelques frictioQS^ firent pour aimanter un petit ressort de montre. QuoiqoeDC ayons été loin d'atteindre dans ce premier essai des effets «^ épergiques que ceux dont parle M. Moii , nous avons | du moins vérifier ses résultats. Ce savant s*est assuré f augmentant la surfoce de l'élément voltaïque , les effets ob^ n'étaient pas sensiblement amplifiés , il eut été è dësiretf eût indiqué aussi de combien on pouvait rédlViire la sudà^e'

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l'élément voltaïque sans naire sensiblement aux effets obtenus. Cette espèce de limite serait importante à établir. Pendant que le fer à cheval portait à peu près le maximum de sa charge , nous avons laissé s'écouler lentement le fluide conducteur dans lequel l'élément voltaïque était plongé, et la charge ne retomba que lorsque 0^4^ de hauteur étaient déjà hors du fluide , de sorte o'", ta seulement y plongeaient encore, c'est-à-dire environ le cinquième de l'élément. Il est vrai que l'osier qui séparait le zinc du cuivre, établissait encore des communications nombreuses hors du liquide par l'humidité qu'il avait retenue (*)•

En remettant successivement le fluide que nous avions enlevé , l'action électrique recommença a échauffer les fils conducteurs, et il fut possible de faire porter de nouveau au fer è cheval sa charge primitive , quand le niveau du liquide n'était plus qu'à o*",! du bord supérieur de Télément voltaïque, de manière que les 5/6 environ étaient plongés.

Nous laissâmes une seconde fois s'écouler le liquidé , et quand son niveau fut à peu près à la moitié de l'élément, la charge retomba.

Le liquide fut encore remis successivement , et la charge adhéra comme la seconde fois , quand le niveau du liquide ne fut plus qu'à o*",! du bord supérieur de l'élément. Mais une légère secousse l'ayant détaché, il fut impossible de le faire, reprendre ; déjà le courant électrique avait beaucoup perdu de son énergie , car en plongeant Télément tout entier , le. mqximum de charge qu'on put faire porter fut de deux livres tout au plus, en y comprenant un porte-poids moins pesant que celui qui avait été employé d'abord.

Peu^étre le peu dVnergie que nous avons obtenue dans nos résultats tient-elle à la nature du fer employé ; peut-être

.(*} Ce qui semble confirmer ceci , c'est qu'en employant ensuite un ëlëment YoUaïque qui pouvait avoir en surface le dixième de IVlëment précèdent, et con- 8($quemment la moitié de ce qui plongeait dans l'essai dont il est ici question , nous ne parvînmes jamais à faire adhérer complètement un porte-poids qui ne pesait guère qu'an quart de kilogramme.

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33l COMR£SPOHOJL«G£

aussi aux fils conducteurs. Nous nous proposons de répète encore ces expériences en employant aussi un élëment voltaîqu nouveau.

f Sàr ta taille moyenne de t homme dans les villes et dans It

campagnes , et sur Page oii la croissance est complétmtn achevée. (Article extrait des Annales d'Hygiène publicputi de médecine légale , 5* numéro.)

I « Un Mémoire sur la taille moyenne de Vhomme en Fram^i

été publié par M. Villejrméy dans le second cahier de dos Et nales. Il en résulte, malgré' tout ce qu*on a dit jusqu^aujoord*hui , que la stature de l'habitant des villes est plus haute, ea général , que celle de Thabitant des campagnes , du moios j» qu'à rage de ai ans accomplis. Ce résultat se trouve pleiDenKit confirmé par les détails qu*on va lire. »

(Fragment d'une lettre de M. Quetelet à M. VilleriDé.)

u Les nombres suivans , relatifs à la taille de rhomme daof )» la province du Brabant méridional , sont extraits du registif » du gouvernement pour les milices.

AaiOHDiâsBiiBKs. 4823. 4824. 4825. 4826. 4827. Hoitr»

>. •— • M~ mmm ••■■ «WM MM ^

j mitre, mitre, mitre, mètre, mètre. mèr

'• , j (Bruxelles 1,6719 i»664o i,663i 1,6647 i,65>8 ifiSH

} ' Communes rurales. . i,6395 1,63 17 i,6343 i,6353 1,6196 h^i

|; , «Loavain i»64»4 i»6349 it6399 1,6460 1,6335 ifi>^

if l Communes rurales. . 1,6196 x,6aji9 1,6090 I,6i45 1,6117 ifiC \

:\ ^ iNIveUes 1,6398 1,6446 i.658i i,6384 i,633o i.M'

y l I Communes rurales^ . 1,6164 1,6160 1,6409 1,643 z I,6i53 r.^^sl

1 Moyennes I Villes . . . . i,65i4 1,6478 i,6537 1,6497 ^>^^ '-^

aonuelles. I Comm. rurales. 1,6195 1,6169 1,6180 i,63o9 i,6ii5 ifir''

Moyenne générale i.^i

«( Les moyennes pour chaque année ont été prises » individus pour Bruxelles, et sur i5o pourLouvain » les. Celles des communes rurales sont déduites de J^oo ioA

, et m

Digiti

MATnÉMATIQVE ET PHYSIQUE. 333

». dus pour chaque arrbndisseiH^t. Ainsi la méyenne générale

» pour là province entière, résuite de 35oo individus pour les

» villes , et de 6000 pour les campagnes. '

' i> On voit par les nombres précédens ;- comme vous Tavez

» remarqué de votre côté, que l'habitant des villes est plus

» grand que celui de& campagnes.

M Voici quelques autres nombres que f ai pris moi-même dans

» les registres du gouvernement. Ils se rapportent à une grande

» levée qui a eu Ueu , il y a une quinzaine d'années. Vous y

» verrez que la croissance de l'homme n'est pas entièrement

M terminée à 19 ans , pas même toujours \ a5. J'ai partagé mes

n nombres en trois séries, et chaque série est prise sur 100

» individus, w

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