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Tout en confirmant aussi un point des recherches de notre collaborateur , ces derniers résultats , que nous présumons avoir été fournis par les jeunes gens de la ville de Bruxelles (^) , prouvent qu'il aurait pu reculer encore plus qu'il ne l'a fait , l'époque de la vie oii la croissance est achevée. (Les rédacteurs des jinnales d^ Hygiène , etc. )
Documens statistiques sur le Royaume des Pays-Bas^ et obser^ votions sur les tableaux publies par la commission générale de statistique.
Depuis sa création , la commission de statistique du Royaume
(*) Ces nombres concemont effectivement la ville de Bruxelles seulement. A' Q.
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334 CORKE^FOVOAKCE
de8PayS'^Baft a publia deux volumèë de .tatdeanx tmmérkfàes. Le pramier'volume ne contient ^ue des documeiis relatifs à la population (voyez vol. UI , page a46) ; le second présente en^ core des documens sur le même sujet , ainsi que sur les tribunaux 5 sur le mouvement d'eUtrëe et de sortie, sur les honillièresy sur le nombre des bétes à cornes , chevaux et moutons , etc. « Fidèle au principe qu'elle a adopte 9 eUe se borne ii ne présenter que des chiffres (*) ou table»xx authentiques « sans chercher à établir aucun système. «> Cette marche est sans doute la meilleure, et c'est aussi cdle que Ton a suivie en France , dans la publication des Recherches statistiques sur Paris 9 des Comptes généraux de V administration de la jus* tice , etc. , qui peuvent servir de modèles dans leur genre. Peu de gouvememens ont consenti jusqu'à présent à livrer au public 4eurs documens statistiques ; on doit donc savoir gr^ au nôtre d'avoir été l'un des premiers à le faire. Il ne tardera pas à sentir , nous en sommes persuadés , tout l'avantage que l'on peut tirer de ces publications , quand la science , par une discussion consciencietise et réEéchie , aura fait voir les leçons utiles qu'elles renferment.
Il n'est pas d6nné néalomoins a tout le monde de pouvoir bien lire dans ces documens numériques ; iL lie suffit pa^ même , pour faciliter la lecture , de présenter les rapports qm existent entre certaines données. Quelquefois ces rappoits sont plutôt de nature à induire en erreur des personnes peu attenti' ves , comme nous le ferons voir plus loin ; d'ailleurs , comme l'observe judicieusement M. /.-^. Say , dans son excellent arti» cle Sur V objet et l'utilité des trai^aux statistiques (Rei^ue encycL, sept. 1827) » ^^^ rapports ne font que surcharger les tableaux, et peuvent être calculés sans peine par ceux qui doiVent en
(^) Ceci ne doit certainement s'entendre que delà publication actuelle , car la commission elle-même a manifeste Tintention de donner aussi des reiiseignemens sur le» parties de la statistique qui «le sont pas susceptibles d*6tre exprimées numëriquement.
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faire usage (*). S'il est important de bien méditer d'avance Tarrangemenl qu'il convient de donner à des nombres , c'est surtout dans les tableaux statistiques , c'est surtout là qu'il faut éviter de faire des répétitions inutiles i et d'établir des classifi*cations que l'œil et l'esprit n'embrassent qu'avec peine*
Ces observations nous ont été suggérées par l'examen des deux publications qui ont été faites par la commission de sta* tîstique ; et si nous les produisons ici^ c'est moins daus le dessein de faire la critique de deux ouvrages fort utiles pour le fond , que dans l'espoir de voir améliorer leur forme. Les remarques suivantes sont présentées dans le même but.
Le premier volume publié parla commission de statistique , contient 3 1 tableaux de 4^ à 45 colonnes^ chacun. Il nous a paru d'abord que les 1 1 premiers suffisaient à la rigiieur , puisque les '20 autres ne faisaieîit qu'exprimer absolument les mêmes nom* bres dans un arrangement différent. D'une part en effet on voit les naissances, les décès, les mariages et les divorces, indiqués par province et année par année dans 10 tableaux suivis d'un II" tableau récapitulatif. Les 20 autres tableaux reproduisent identiquement les mêmes nombres , province par province. On pourrait donc regarder ces derniers comme superflus, et réduire ainsi le volume ^ un tiers. Il 7 a plus , on pourrait réduire les 45 colonnes des 10 premiers tableaux utiles , à la moitié envi* ron , en supprimant 6 colonnes qui expriment la différence entre les naissances et les décès dans les villes et les communes, soit en plus soit en .moins , différence qu'on peut saisir à la simple lecture , ainsi que 1 3 colonnes présentant les rapports entre les naissances et ]|es' décès masculins et féminins , ou entre la population , les naissances , les décès , etc. L'ouvrage pourrait donc ainsi être réduit à un 6* de son volume , sans perdre sensiblement de son utilité.
(^) Leur emjsloi peut def enir nëcessaire quand on traite une question spéciale , et qu'on va puiser dans les statistiques des nombres qu*on rapproche pour en déduire des conséquences.
336 COHRKSrONDAhXK
Nous ferons à peu près les mêmes remarques pour. les so ta« bleaux delà population du 2* Recueil , quoiqu'ils soient .moins surcharges de rapports. Il est un rapport surtout dont non-seulemènt nous ne sentons pas Futilité , mais qui nous semble devoir donner des idées fausses k un lecteur peu attentif : c'est celui des mariages a\ix divorces. Le nombre des divorces en effet est toujours trës-fajble pour une province et pour une année , de sorte que le rapport devient extrêmement variable par un divorce en plus ou en moins ; il est même généralement infini, quoique les tableaux ne l'indiquent pas ^ puisque le nombre des divorces est assez généralement nul. On devrait éviter soigneusement d'établir des rapports entre des nombres trop faibles et dont l'un ou l'autre est le plus souvent nul. Quelle idée peut-on avoir en effet quand on voit dans le premier tableau que le rapport des mariages aux divorces a été égal à 2oao'dans la province du Brabant septentrional en i8o5, et que pendant neuf autres années il a été infini. La colonne où se trouve indiqué le nombre des divorces n'en dit-elle pas plus , en nous apprenant que pendant la période décennale de i8o4 à i8i3 9 il n'y a eu qu'un seul divorce , savoir dans l'année i8o5.
Le nouveau Recueil renferme deux planches gravées repré • sentant les courbes de la température pour i o ans , et pour deux points différens du Royaume , sans aucune indication des instrumens qui ont servi aux observations, des heures auxquelles on observait, etc. On doit regretter de voir de pareilles lacunes , et surtout de ne pas trouver les nombres que figurent les courbes ; on perd ainsi la faculté de prendre les tempéi*atures moyennes annuelles ou de chercher d'autres résultats intéressans.
Dans les tableaux relatifs aux prisons , nous avons regretté de ne trouver que le nombre des condamnés pendant la couite période de neuf mois, du i" janvier au i5 novembre 1827. Les nombres qui s'y trouvent consignés sont trop faibles pour qu'on puisse en déduire des conséquences utiles ; c'est ce qu'on voit très-bien par le tableau oîi est calculée la durée moyenne de la peine pour chaque espèce de délit. U en résulterait en
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MATHÉMATIQUE ET Pll)rSlQXJ£. 337
effet que daiis 'les prisons de Gouda et de Rotterdam la durëe moyenne de la peine pour menaces et tentatives d'assinat ne serait que de six mois, tandis qu'elle serait de ii ou i5 ans dans les prisons de Leuwarde et de Bois-le-Duc. Cette estimation ne repose que sur les condamnations qu*y subissent quatre individus. On peut juger d'après cela combien serait grande Terreur qu'on ferait en s'arrétant à ces nombres ; aussi nous pensons que le tableau en question ne pourrait donner que des idées essentiellement erronées. On ne devrait jamais perdre de vue que les moyennes déduites d'un trop petit nombre d'observations offrent des chances d'erreur trop grandes pour qu'on puisse les employer avec sûreté. Le calcul des probabilités est le guide le plus sur qu'on puisse suivre dans ces soi^es de discussions ; et ce précepte s'y trouve démontré à l'évidence*
Dans un des derniers tableaux , on présente la population probable des provinces calculée par le nombre des naissances , et le rapport des naissances à la population particulière de cha^ que province. Le même calcul a été fait aussi , en faisant usage du chiffre des décès et du rapport des décès h la population. Ce qui nous a étonnés le plus , c'est de trouver chaque fois une différence entre les nombres obtenus par ce double calcul , tandis qu'ils devaient être évidemment les mêmes ; car le rapport dont on fait usage pour calculer la population probable suppose, cette population déjà connue d'une manière implicite , c'est un cercle vicieux que l'on fait. Nous étions disposés à croire d'abord qu'on avait employé pour ce calcul des rapports empruntés aux pays voisins, comme cela se pratique par fois, mais le titre même de la colonne ne pouvait nous laisser aucun doute à cet égard ; faute d'explication suffisante , nous avons cru aussi qu'on avait employé les rapports actuels des provinces , mais les résultats ne doivent pas en devenir plus satisfaisans.
Nous craignons de donner trop de développement à nos observations; comme ces observations d'ailleurs ne portent que sur les parties défectueuses des tableaux statistiques , on serait peut-être porté & prendre une idée défavorable de cette
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338 GORjiesi^QirpAircE
pul^Ucatioii , Qptre intcsition n'a oertaineminit pas été de la fkire naître; nous nous proposons au contraire de montrer dans un prochain numéro les résultats intéressans qu'on peut en déduire, et l'utilité qu'y trouveront les amis des sciences. Nous présenterons en même temps les extraits les plus prgpres à intéresser nos lecteurs.
Nouvelles et annonces scientifiifues,
— Nous avons reçu de M. Gamhart ^ en date du ai avril i83o , la lettre suivante :
4( Hier matin 21 , on a observé à Marseille une comète dans la constellation du petit chei^al , par envion* 3i']^ 27' d'ascension droite et 8« 3^' de déclinaison. 11 était 4^ 1/4.
w Aujourd'hui à 1^^ 49^ '^'' ^^ temps sidéral, la même comète suivait l'étoile c^^ du petit chenal de 4' » >"4 et se trouvait plus nord de 10' 54".
» Cette comète est très- apparente, »
Cette comète a été aperçue aussi à Paris par M. Nicollet , avant que cet astronome eût reçu l'annonce de M. Gambart.
— M. Gautier , directeur de l'observatoire de Genève , nous a écrit. depuis que la comèite, le ao mai vers 11^ ys du soir, était près de l'étoile y de P^ajc , par environ 3ao» 4^' d'asdensiop droite et aa* Sa' de déclinaison boréale; sa lumière avait déjà bien diminué , et sa queue était à peine d'un quart de degré.
— Nous croyons pouvoir annoncer, aux personnes qui prennent quelqu'intérét à la construction de l'observatoire de Bruxelles , que cet édifice sera entièrement achevé vers la fin de cette année , et pourra recevoir la belle lunette méridienne de M. Gambey, Nous apprenons d'une autre part , d'après les informations que M. Herschel a bien voulu prendre pour nous sur les lieux, que. l'équatorial de MM. Troughton et Simms ^ s^ra achevé à la Noël, et que le grand cercle mural des mé-
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MATBJbVATIQITB ET PHYSIQUE. 33g
mes artistes i. aéra très-probablement achevé dans le courant de Tannée prochaine.
S. M. le roi des Pays-Bas , lors de son dernier voyage k Bruxelles , et dans une promenade qu'il faisoit seul et à pied le. long des boolevards, e^t allé visiter Tobservatoire qui lui doit son existence. . v
— Une des pendules astronomiques destinées à notre obser^ vatoire, sent construite par notre compatriote M. Kessels , de Maertrjicht , actuell^nent à Altona , oh il a fait un grand nom* bre de. chronomètres et de pendules pour les principaux observatoires de l'Allemagne* M* Kessels ^b été- décoré par le roi de Danemarck ; il' est frère du célèbre statuaire de même nom. Une autrti pendule a été faite, chee M. KneM, d'Amsterdam;
*^Nous devons à l'obligeance ^e M* Cdur/aiV, auteur de la SuttistUjue de la province de Lie'ge^ la communication d'un mémoire manuscrit dV}hnous extrayonS'lesidomiées suivantes, sur le mouvement de. la population des villes de' Liège >, Verviers , Huy , Stavelot , Hervé ,..Limbourg et Visé, pendant la période décennale de 1817 à i8a6 inclusivement.
rofruTiov
VILLES. «UI'rjaQv: UARIAGKS^ lîAISSikRCES. DÈCks,
f»«7. <«27. rtiasc. «m. masc, fém.
W*ge 47475 535ia 8797 9969 8806 7369 7507
Terviers. .... looiS i8oa5 ia43 3469 3273 2677 %ji2
Huy ', 5847 6376 4a3 1039 loaa 746 736
flravfllbt 3i48 3544 369 533 474 4^4 417
norte; . . ^ . . 9785 1949 aâS 536 53i 4'o 47^
Lfmboni'g .... 1983 1873 i38 365 336 2^9 a83
vue . . . . . . 1728 Ï796 95 •58- »4i 17» 195
-7- D'après le recensement de la popY|l^ti<>n. juive quei.donnait féçevf^jfient un journal , il faudrait compter un iodividu de cette religion sur 36 x, habitans , en Ifrançe; sur 353 1 en Angleterre ; sur 3oo, en Danemarck ; sur 43 dans le Pays-Bfis ; . sur 7a, en Autriche; sur g4, dans les autres états d'Allemagne^ sur;849 en Prusse ; sur 77, en Russie ; sur 5177 , eu ,Suè4e et en Norwège ;
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34o COBREâPOnDAlfCE .
sur 1167^ en Suisse; sûr 4179 eh Italie; enfin sar 19, en Turquie. En considérant l'Europe entière, le nombre est d'environ i sur, loo.
' — Les libraires Broese et comp. de Breda , viennent de pu. blier le prospectus d'un nouveau journal hollandais qui aura pour rédacteurs , MM. F, P. Gisius Nanning et /. C F^an Bynei^eld , tous deux officiers de l'armée belge. Cette publication sera intitulée la Pallas , et comprendra deux parties ; l'une consacrée « des annonces et à des examens d'ouvrages sur l'art militaire , et l'autre à des mélanges. Nous annoncerons la première livraison dès qu'elle aura paru.
— On lit dans les annales des sciences d'obseivalion une notice sur le magnétisme terrestre par M. Legrand. Il a semblé à l'auteur qu'on s'est trop habitué à considérer séparément les déclinaisons et les inclinaisons de l'aiguille magnétique ; tandis que , si l'on pouvait espérer d'arriver à quelque loi simple , c'était en combinant ces deux éléméns 9 afin d'avoir le mouvement absolu de l'aiguille. Il a trouvé qu'une pareille aiguille décrit une surface conique , dont il a cherché l'intersection par le plande l'équateur terrestre. Ainsi en faisant usage des observations de Paris, de 1671 à 1819, l'auteur trouve que l'axe du cône décrit par l'aiguille aimantée fait un angle de aS^Sg' avec le plan de l'équateur terrestre ; que l'ouverture de ce cône est de 17» 19', et que l'axe parcouru par sa génératrice , sur le cercle qui lui sert de base, a été de 69® 9' i5" depuis 1666, époque où la déclinaison était nulle, jusqu'en 18 19, époque de la déclinaison maximum ; et si l'on suppose que ce mouvement est uniforme , ou de 27' 7 ",06 par an , il devient possible de calculer la déclinaison et Tinclinaison de l'aiguille pour toutes les époques.
Les mêmes annales contiennent des recherches très-intéressantes de M. Saigey sur la communication du mouvement à distance , et en particulier du magnétisme en mouvement ou parrotation.
— Le cahier de la Bibliothèque universelle pour avril i83o, contient des obsei^vations remarquables de M* P.Hu-
ber'Burnand , sur la neige tombée pendant les mois de janvier et février de cette année, u Cette neige était cristallisée en paillettes étoilées à six rayons , le long desquels étaient disposés d'autres brins en forme de barbes de plume , et qui , eux. mêmes portaient de semblables barbes ; l'angle sous lequel elles étaient disposées relativement aux barbes d'un degré plus élevé était toujours de 60 degrés. Ces paillettes étaient extrêmement minces, parfaitement planes , et d'une forme tout-à-fait régulière. Les 2 , 3 et 4 janvier de cette année-ci elle tomba à Yverdun avec une telle abondance , qu'elle devint Tobjet de l'attention générale et qu'on en parlait dans les rues comme dans les salons; on la comparaît ordinairement à des plumes. Je hasardai de la nommer neige polaire , me rappelant les descriptions que j'avais lues d'une neige semblable , dans les voyages du nord....; son caractère le plus remarquable était son extrême légèreté; un souffle la dispersait ; les enfans avaient de la peine à en faire des pelotes , elle avait trop peu de consistance. La neige polaire^ au lieu d'offrir le blanc éclatant des plumes du cygne, comme la neige ordinaire, offre la nuance argentée des plumes du grèbe , par l'effet du poli de ses facettes cristallines.... ; je m'assurai que cette neige fon$lue n'occupait que la quarante-cinquième partie de son volume ; pour cela , je Ja laissai tomber librement dans un bassin que je mesurai lorsqu'il fut exactement rempli. Il en tomba de pareiUe les 7, 8, 10, II I, 19,20,21, 39,31 janvier et le 7 février, mais en moindre quantité. Dans l'intervalle je vis une autre espèce de neige , que je nommerai élémentaire ; elle tombait seulement dans les jours de brouillard, et je suppose qu'elle ne se forme pas loin de la terre. C'étaient des particules excessivement fines qui ne paraissaient pas cristallisées régulièrement , et qui tombaient comme une poudre mcQue , mais rare ; la neige polaire et la neige élémentaire offrent l'une et l'autre ceci de particulier, qu'elles tombent à une température beaucoup plus basse que la neige ordinaire ; celle-ci , comme on sait , ne se montre chez nous qu'entre — 2« et -*- 20 , la neige polaire tombe ordinairement par des froids de — S® Tome VL a3
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34^ COBBESFOBDAWZ
à — io«; il en est de même de la neige âémoitaire. » {Foyez aussi è la pag« 3i3 de ce vol. )
Académie Royale des Sciences et Belles'LettreSm
Séance du i*' mai i83o. — Le secrétaire présente de la part de M, JVilson un ouvrage sur la construction d*une pyramide sur primerose hill, destinée à servir de cimetière général , avec une lettre de réclamation de l'auteur.
L'Académie reçoit aussi un mémoire manuscrit sur les moyens de bâtir un hôtel des archives à l'abri des incendies, par M. l'ingénieur Louyet, ainsi qu'un supplément au mémoire de M. Glœsener^ sur l'action des conrans électriques dans les aiguilles d'acier et de fer non aimantées. Il est fait un rapport sur le synodicon belgicum, de M. De Ram* L'Académie reçoit ensuite les rapports des commissaires sur les différens mémoires envoyés au concours.
Séance générale du ij et du S mai. — Le secrétaire présente les mémoires qui ont concouru aux prix de cette année; il sont au nombre de douze. Les commissaires nonmiés pour les examiner donnent successivement lecture de leurs rapports , et la discussion qui s'est ouverte à ce sujet a présenté les résultats suivans pour la partie des sciences.
Le mémoire sur la troisième question , ayant pour objet la théorie mathématique des hommes et des animaux , considères comme agens mécaniques , a obtenu la médaille d'argent avec une mention très-honorable. L'auteur est M. Timmermans , professeur de mathématiques supérieures , à l'athénée de Tournay.
Des trois mémoires qui ont été envoyés au concours sur la cinquième question , proposant la description géologique de la province de Liège , T^n a mérité la médaille d'or et Tau-
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tre la mëdaille d'argent. L'auteur du premier est M. A. H. Dumont , membre de la Société des sciences naturelles , à Liège , et celui du second est M.^ Charles-Joseph Das^reux , pharmacien h Liëge, auquel, par une distinction particulière, on a accordé les honneurs de l'impression.
Le mémoire sur la sixième question , demandant un exa* men philosophique des différentes méthodes employées dans la géométrie récente , etc. , a obtenu la médaille d'or. L'auteur est M. Chasles , ancien élève de Técole polytechnique , correspondant de l'Académie de Bruxelles , à Chartres.
On s'est occupé ensuite; des questions à proposer pour le concours de i83i et i832, et l'on a adopté les suivantes pour la classe des sciences.
Pour i83i. — Première question. Décrire la constitution géologique de la province de Limbourg ; déterminer avec soin les espèces minérales et les fossiles que les divers terrains renferment , et indiquer la synonymie des auteurs qui en ont déjà traité.
Deuxième question, Donnei* la théorie mathématique de Tbomme et des animaux considérés comme agens mécaniques.
Troisième question. Comparer , pour les Pays-Bas , les avantages qui résulteraient de l'établissement des chemins de fer avec ceux qu'ôflTrent les canaux.
Quatrième questions. On demande la théorie mathématique des vibrations intestines des corps élastiques, en ayant égai^ aux circonstances physiques qui atténuent d'abord et qui finissent par détruire le mouvement primitif.
Cinquième question. Exposer les phénomènes que présente le développement de l'électricité par la chaleur dans les substances cristallisées.
Pour i832. — - Première question. Décrire et figurer la germination de l'a'garic des champs ( agaricus campestris ) , et d'une espèce de lichen au choix des concurrens, ainsi que leurs développemens successifs jusqu'à la fructification.
Deuxième question. Décrire la constitution géologique de la province du Brabant méridional ; déterminer avec soin les
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espèces minërales et les fossiles que les divers terrains t'enferment , et indiquer la synonymie des auteurs qui en ont déjà traite.
Le prix de chacune des questions est une médaille d'or du poids de trente ducats. Les mémoires écrits lisiblement en latin, français, hollandais ou flamand , seront adressés franc de port, ayant le i«' de février i83i, à M. Dewez , secrétaire perpétuel.
QUESTION
Étant donnés deux cercles , si sur la droite qui joint leurs centres de similitude , comme diamètre , on décrit un troisième cercle, on sait que i^hacun de ses points sera le sommet de deux angles égaux circonscrits aux deux cercles proposés; 4>n demande :
lo De démontrer que les segmens compris entre les deux angles sur la droite qui joint les centres des cercles, sont vus sous des angles égaux d'un point quelconque du troisième cercle ;
a* Quels sont les théorèmes généraux corrélatifs de ces deux là en vertu du principe des transformations polaires on de dualité;
Les théorèmes qu'on obtient en prenant pour conique auxi* liaire ou directrice , un cercle j ne sont regardés que conune des cas particuliers de ces théorèmes généraux demandés.
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Considérations sur la figure du soleil^ puisées dans le fait : que les taches du soleil sont peu fréquentes dans Véquateur de ce corps , qu'elles sont le plus nombreuses dans certains parallèles, et qu'elles ne se montrent presque jamais à des distances de Véquateur au delà de 3o degrés , par M. Thilo Professeur au Gymnase de Francfort.
1. Le fait que nous avançons est hors de toute espèce de doute. Qu'on jette seulement un coup d'œil sur . les cartes oîi sont rassemblées les observations faites par M. de Soemmering pendant les derniers six mois de .1826 , les six premiers de i8a^ , et pendant les premiers six mois de 1828. Les deux premières de ces cartes se trouvent dans le programme : De tabulis iconographicis , quibus maculœ solis mensibus anni 1826 sex posterioribus et anni 182^ sex prioribus a Viro IlL S. Th* a Soemmering obsen^atœ adumbrantur publié par la Société des Sciences Naturelles à Francfort à l'occasion du cinquantième anniversaire de la promotion de l'observateur au grade de docteur. La troisième carte a été insérée dans les Annales de Physique et de Chimie^ publiées par M. Poggendorf année 1828, cahier X. Les observations postérieures de M. de Soemmering viennent également à Fappui de notre assertion.
2. Il résulte des observations de Scheiner (voyez son ouvrage intitulé Rosa Ursina ) , que ce phénomène se présentait de la même manière il y a des siècles, ou du moins qu'il avait également lieu ( voyez plus bas , art. 24 ). La surface du soleil étant divisée parallèlement à son équateur
Tom. VL 24
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3^6 GOBRESPONDAKCE
en zones de 3 degrés de latitude , il y avait » suivant les observations de cet astronome :
Entre Oo «t 3» de lat.