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barrières les 2 ou 300 hommes, officiers, sousofficiers, soldats et tambours, qui composent chaque dépôt et qui sont placés, ou vont l'être, à trois ou quatre jours de Paris.
Situation de Paris clans le moment actuel. — L'armée est censée à Chàlons , Vitry et Bar-sur- Aube.
L'ennemi n'a point l'air de menacer du côté de Soissons et des Ardennes.
Du côté des places du Nord, il n'a pas encore la Belgique.
Tout le mouvement de l'ennemi est sur Langres, Saint-Dizier et Dijon.
Le mouvement de l'ennemi par Saint-Dizier et Langres est contenu par l'armée; celui par Dijon n'est pas contenu.
Il y a de Dijon à Paris une route par Troyes et une route par Sens.
A Troyes il y a le général de la Hamelinaye avec trois ou quatre bataillons, douze pièces d'artillerie, et on y réunit une division de gardes nationales.
Par la route qui passe par Sens, le sénateur Ségur et le général Veaux se reploient avec assez peu de troupes. Le général Pajol , avec 1,500 hommes de cavalerie et une batterie d'artillerie légère, est à Xogent-sur-Seine. Il est chargé de garder les ponts de Xogent, de Montereau et de Melun. Ces 1,500 hommes doivent être augmentés
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tous les jours par ce que peut fournir le dépôt de Versailles. 11 est donc de la plus grande importance que le ministre de Tadministration de la guerre ne laisse pas ce dépôt manquer de selles ni d'effets de harnachement, car il peut fournir jusqu'à 2,000 hommes par jour.
J'ai ordonné de faire partir demain de Versailles un général de brigade arec tout ce qu'il y a de disponible au dépôt de cavalerie, pour se rendre à Pont-sur-Yonne, et après-demain on fera partir les hommes nécessaires pour compléter cette brigade à 1,000 hommes. La position de Pont couvre le pont de Montereau. Cette brigade occupera Montereau et Xemours. J'ai ordonné que le général de division Pacthod partît pour Alontereau, organisât les gardes nationales de Montereau et des villes voisines, et qu'on fît un tambour en avant du pont de Pont.
Je ne suppose pas qu'il puisse arriver par cette route plus que quelques partis de cavalerie. J'ai ordonné au ministre de la guerre de réunir quelques bataillons de gardes nationales et de ligne qui arrivent d'au delà de la Loire, entre autres trois qui viennentde Bordeaux, pour les diriger d'Orléans sur Montereau et Fontainebleau.
Enfin , le général Pajol a l'ordre , si l'ennemi pénétrait par la route de Sens, de se porter sur Pont, -Montereau et Moret
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Il est à espérer que le général Pajol, qui a déjà 1,500 chevaux, pourra en avoir 3 ou 4,000 d'ici au 1" février. 4,000 cavaliers de la division Treillard avec deux batteries d'artillerie légère arrivent à Orléans le 8 février. J'ai donné ordre que d'Orléans on les dirigeât sur Fontainebleau et Pont.
Deux divisions de 6,000 hommes d'infanterie de l'armée d'Espagne ont prit la poste le 20; on n'a pas encore leur itinéraire : on les poussera également d'Orléans sur Alonlereau, où ils seront à même de protéger Paris et de rejoindre l'armée.
Enfin il y aura toujours à Paris une réserve de 4 à 5,000 hommes de la Garde, qui pourront toujours se porter sur les points où des patrouilles ennemies auraient passé.
Il est probable que l'effet du mouvement que je vais faire fera replier tous les partis ennemis. L'ennemi , d'ailleurs , n'est entré que le 20 avec 6,000 hommes à Dijon.
Tous les soins des ministres de la guerre et de l'administration de la guerre doivent donc être d'organiser rapidement la cavalerie de Versailles.
J'ai fait remettre un million au général Roussel pour payer comptant tous les chevaux qu'on amène au dépôt. Le général Roussel étant un bon général de cavalerie, il sera bon de le mettre à la tête d'une division active. Lorsqu'il y aura 2,000 chevaux à Pont et Montereau, il faudra l'envoyer en prendre
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le commandement sous les ordres du général Pajol , et donner l'inspection du dépôt au général Préval.
Toutes ces mesures me paraissent suffisantes pour maintenir Tennemi éloigné de Paris et assurer la tranquillité de la capitale.
Le Roi doit passer tous les jours des revues à dix heures du matin, ou, du moins, tous les deux ou trois jours. Il fera venir à ces revues tous les détachements de la cavalerie de Versailles qui partiront, toute la cavalerie de la Garde disponible, toutes les batteries qu'on organise et tous les bataillons, au fur et à mesure qu'ils se compléteront. Les conscrits arrivent à Paris à raison de 3 à 400 par jour. Il est probable que la levée de 1815, qui a lieu en ce moment, les fera arriver plus nombreux.
Tous les cadres de la Garde seront logés dans Paris, et par la circonstance que tout se centralise sur Paris, il se trouvera y avoir aux environs de Paris une quantité considérable d'officiers et sousofficiers de toutes armes.
Ainsi donc il y a deux routes de Paris à Dijon : celle de Troyes est gardée à Troyes par le général de la Hamelinaye avec trois bataillons et quatre pièces de canon , et à Sens par le général Veaux avec un millier d'hommes qui se retirent de Dijon.
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Ce débouché est gardé en deuxième ligne par le général Pajol à Montereau et par une brigade de cavalerie qui commence à se former demain et qui va se porter sur les ponts de Montereau et de Moret.
Enfin , j'ai mandé au ministre de la guerre de faire arriver en toute diligence d'Orléans sur Alontereau les troupes qui arrivent au delà de la Loire, et qui seront sous les ordres du général Pactbod. Ces troupes couvriront Fontainebleau, et le général Pactbod commanderait alors toute la ligne.
D'après l'expédition originale comm. par les héritiers du roi Joseph.
1587. — ORDRE IXDIQLAXT LES POSITIOXS QUE DOIT OCCUPER L'ARMÉE E.VTRE VITRY ET SAIXT-DIZIER, EN VUE D'ATTAQUER L'EXXEML
Châlons-sur-Marne. 26 janvier 1814, neuf heures trois qoarts.
L'Empereur ordonne que le duc de Bellune prenne sur-le-cbanip position le plus près possible de Saint-Dizier , à cheval sur la route de Saint- Dizier à Vitry, s'appuyant la droite à la Marne, près des postes.
Le duc de Raguse prendra position une demilieue ou une lieue en arrière du duc de Bellune, à cheval sur le grand chemin.
160 CORRESPOXDAXCE MILITAIRE [1814]
Le prince de la Aloskova, avec la l" et la 2' division de la jeune Garde, prendra position à une demi -lieue ou une lieue en arrière du duc de Raguse, à cheval sur la route.
Le général Lefebvre , avec sa cavalerie , et la division du général Rottembourg, prendront position en avant de Vitry et derrière le prince de la Moskova, à cheval sur la route.
Le quartier général impérial sera ce soir à un village derrière le duc de Bellune.
On annoncera à l'armée que Fintenticn de l'Empereur est d'attaquer demain l'ennemi.
Tous les bagages inutiles doivent être renvoyés entre Vitry et Chàlons. L'inspection des armes doit être faite; le soldat, pourvu de cartouches.
L'artillerie doit parquer avec les brigades en manœuvre de guerre.
Des mesures seront prises pour faire une distribution de pain et d'eau-de-vie ; on les prendra à Vitry, ou en quelque lieu qu'on en trouve.
On travaillera à mettre en état la position de Vitry. Les huit pièces qui sont arrivées à litry seront placées sur les remparts , de manière que cela serve de réduit à la position. Les portes seront palissadées et les ponts de la Alarne seront mis en ^tat, afin d'assurer le passage du duc de Trévise et du général Gérard , qui doivent arriver à Vitry.
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Des locaux seront préparés pour les ambulances.
On fera reconnaître la rivière de l'Ornain ; on s'assurera du pont de la route, du pont de Vitry-le- Brûlé, et on en fera construire un troisième, cette position devant être la position de retraite.
Xapoléox.
D'après loriginal comm. par le cabinet de S. M. l'Empereur.
1588. — IXSTRUCTIOXS RELATIVES A U\E RECOWAISSAXGE DE L'ORXAIY.
Vitry-le-François, 26 janvier 1814.
Caraman partira sur-le-cliamp ; il ira reconnaître rOrnain. Il verra si, dans sa situation actuelle, cette rivière a des gués ; il reconnaîtra tous les ponts depuis la Marne jusqu'à Heiltz-rÉvèque, sur une branche, et jusqu'au Buisson, sur l'autre branche; de sorte que je puisse passer l'Ornain sur trois colonnes, ma gauche au Buisson, mon centre sur Vitry ou Changy , et ma droite sur la chaussée. Je suppose que l'Ornain , étant dans ce moment trèsgros, n'oflVe aucun gué, et que cela sera une fort bonne ligne. Caraman prendra auprès des gens du pays des renseignements, de manière à prolonger jusqu'à Revigny les renseignements que procurera sa reconnaissance.
Il verra les maires, les forestiers; il enverra des hommes du pays se renseigner à Bar sur ce qu'il y a de nouveau, avec ordre de venir rendre compte au quartier général à Vitry ; il promettra force récompenses et pourra même leur donner quelques napoléons; qu'il en envoie de chaque village où il passera.
Il est probable que l'ennemi étant à Saint-Dizier, il aura de la cavalerie à Revigny; il faut savoir quelle espèce de troupes, et s'il y a du canon et de
l'infanterie.
Napoléon.
D'après 1 original comm. par M. le duc de Caraman.
1589. — EXVOI DE REX'SEIGXEMEXTS SUR LA MARCHE DE L'EXXEMI.
AU MARÉCHAL VICTOR, DUC DE BELLUXE , COMMAXDAXT LE 2« CORPS, A THILBLEMOXT.
Vitry-le-François, 26 janvier 1814, quatre heures après midi.
Je suis arrivé à Vitry. Je me rendrai à votre quartier général avant le jour.
Le major général vous aura envoyé l'ordre de l'armée. Tout est en colonne entre Vitry et votre avant-garde. Il est nécessaire que demain, à la pointe du jour, vous soyez en bataille. Je ne suppose pas que l'ennemi marche sur Vitry, le plan
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général de ses opérations paraissant être de se porter sur la route de Troyes. Cependant, s'il marchait sur Vitry, il ne pourrait être qu'avantageux de le laisser un peu déboucher, pour le rejeter ensuite dans Saint-Dizier.
Tâchez de savoir s'il a filé sur le pont de Saint- Dizier et ce qu'il fait.
Le colonel Bernard, mon aide de camp, qui a traversé tout le corps de Bliicher, les a estimés n'être pas plus de 20 à 25,000 hommes. Ils n'ont que trente-six à quarante pièces de canon. Si l'on pouvait demain engager ce corps et le bien rosser, cela aurait une grande influence sur toutes les affaires; car l'ennemi est très-disséminé : 20,000 hommes sont devant Besançon ; 15,000 dans la direction de Lyon ; 15,000 à Dijon ; 30,000 sont sur Chaumont ; ils ont du monde devant Huningue, Strasbourg, Mayence ; ils sont disse minés dans toutes les directions.
Comme la route est couverte d'artillerie, faites bien vos dispositions.
Faites faire un petit croquis de Saint-Dizier selon que vous l'avez reconnu, afin qu'à mon arrivée je puisse voir comment l'attaquer.
Nous pourrons écraser l'ennemi par une immense supériorité d'artillerie. Je pense faire jouer demain trois cents pièces.
D'après la minute. Archives de l'Empire.
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1590. — ORDRE DE SE PORTER A V ASSY. — IXSTRUC- TIOXS POUR LA DISPOSITION' DES TROUPES.
AU MARÉCHAL MARMOXT , DIG DE RAGLSE, COMMAXD.«T LE 6^ CORPS, A SAIXT-DIZIER.
Montiérender, 29 janvier, 1814, huit heures du malin.
Mon Cousin, le dégel contjnue àforce.Xousnousen tirerons encore aujourd'hui ; mais cette nuit il ne faut plus espérer rien faire passer par la traverse. Je vous ai donc fait donner l'ordre de vous porter à Vassy, d'où vous surveillerez votre arrière-garde, qui est à Saint-Dizier ; vous y réunirez toute votre artillerie et vous protégerez la route. En uii clin d'oeil vous pourriez de là vous porter sur Brienne si cela était nécessaire. Je ne vois pas d'inconvénient à ce que vous passiez la journée à Vassy. Aussi bien je suis fort incertain de tout ce qui se passe. Le général Duhesme reçoit l'ordre de se porter sur Doulevant. Il se mettra en communication avec vous : il vous soutiendra, et vous le soutiendrez. Il sera sous vos ordres pendant le temps qu'il sera ainsi détaché. Vous pourrez le placer ce soir à Doulevant ou un peu plus près de Soulaines , afin de le rapprocher de Brienne et d'observer Bar-sur-Aube. Je pense que vous devez jeter toute votre cavalerie
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avec celle du général Duhesme sur Bar-sur-Aube , Joinville et Brienne.
Hier 28, on a entendu une forte canonnade sur Troyes. Cette présence de si grandes forces au débouché de Bar-sur-Aube imposera à l'ennemi. On m'assure d'ailleurs qu'il y a encore une colonne , des parcs et des bagages qui marchent sur la route de Joinrille à Bar-sur-Aube.
En résumé , portez-vous le plus tôt possible à Vassy; prenez le commandement depuis Saint- Dizier, où est votre arriére-garde , jusqr.e du côté de Brienne; faites observer Joinville et Bar-sur- Aube, et emparez-vous entièrement de la communication de l'ennemi. Le général Duhesme est sous vos ordres. En quelque lieu que vous trouve cette lettre, envoyez un aide de camp au galop au général Duhesme pour lui donner vos ordres. Xe quittez ni Saint-Dizier ni Doulevant sans ordre. Organisez la garde nationale de Doulevant, de Vassy et de Saint-Dizier, et mettez toutes les communes en armes.
Je me rends à Maizières, où je serai probablement à dix heures. De là je verrai ce qui se sera passé. Toute la colonne ennemie qui a déjà passé à Saint-Dizier a déjà filé sur l'Aube. A-t-elle élé sur Arcis? A-t-elIe passé l'Aube ? C'est ce que je ne sais pas.
Ce n atin , à six heures, la division Briche (de
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dragons) a eu ordre de se porter sur Doulevant. Je
n'ai pas besoin de vous dire que, selon les circonstances, vous pouvez vous porter avec toutes vos troupes sur Doulevant ou ailleurs. Vous vous réglerez vous-même sur ce que vous apprendrez de l'ennemi. Dans tous les cas, laissez un officier pour commander militairement à Vassy et à Saint-Dizier, et surtout envoyez-moi des nouvelles.
Mettez un poste à Eclaran pour qu'il n'y passe plus aucune voiture et qu'elles remontent toutes à
Vassy.
Napoléox.
D'après l'original. Dépôt de la guerre.
1591. — RECOMMAXDATIOXS POUR LES APPROVISIOX- NEMEXTi DE L'ARMÉE ET L'EWOI DE REXFORTS.
AU GÉNÉRAL CLARKE , DUC DE FELTRE , MLVISTRE DE LA GUERRE, A PARIS
Brienue, 31 janvier 1814, au soir.
Monsieur le Duc de Feltre, j'ai ordonné que les évacuations de blessés et de malades auraient lieu par Brienne, Dampierre et Sézanne. Donnez ordre que les étapes soient formées sur cette ligne. De Château-Thierry les malades seront dirigés sur Compiègne , Beauvais , Meanx , etc.
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Voici les dispositions de la journée : Le général de la Hamelinaye a 4,000 hommes à Troyes et douze pièces de canon ; il est important qu'il ait 300,000 cartouches. Il importe également que cette division Hamelinaye soit complétée; elle doit Tètre par les gardes nationaux qui doivent d'abord se réunir à Montereau et qui étaient destinés pour Troyes, et par le reste des bataillons qui devaient former le camp de Troyes.
Le duc de Trévise avait abandonné Troyes , ayant vu que Bliicher menaçait Arcis; je lui ai donné ordre de retourner à Troyes; il y est arrivé ce soir, 31 , à six heures. Je ne sais pas si ce maréchal a remplacé les deux mille coups de canon qu'il a tirés le 24 à Bar-sur-Aube. Faites diriger des munitions d'artillerie sur Xogent-sur-Seine pour y être à sa disposition.
J'ai ordonné que le général Defrance, avec 1,200 hommes de gardes d'honneur, et le générai Gérard, avec douze bataillons et dix-huit bouches à feu, le général Alorin, avec 600 hommes delà division Bordesoulle et quatre pièces d'artillerie légère, se rendissent à Piney. Le duc de Trévise aura donc dans la main la vieille Garde , cavalerie , infanterie et artillerie, c'est-à-dire 15,000 hommes, et le général Gérard , avec la division Hamelinaye, 12,000 hommes.
J'ai ordonné au général Pajol, si la route de
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Sens n'était pas sérieusement menacée, de diriger deux ou trois bataillons d'infanterie, soit gardes nationaux ou autres, trois pièces d'artillerie légère et 5 ou 600 chevaux , total, 3,000 hommes, sous les ordres d'un général de brigade , à xAIéry ou à Mesgrigny; le duc de Trévise pourrait les réunir en cas d'événement.
Il me tarde beaucoup de compléter la division Hamelinaye et d'augmenter les moyens du général Bordesoulle et du général Pajol, afin que le duc de Trévise ait, à Troyes, une quarantaine de mille hommes dans la main , ce qui le mettrait à l'abri de toute espèce d'événement. Faites-moi connaître tout ce que le camp de Alontereau peut fournir promptement pour cet objet.
Je pense qu'il est fort important de renvoyer au général Bordesoulle tout ce qui lui appartient et qui aurait été momentanément dirigé sur la 3' brigade du général Pajol , formée à Versailles , et qui a du se réunir à Pont et à Alontereau , sur l'Yonne. Les trois bataillons partis de Bordeaux devraient être arrivés à Montereau. Le général Pajol, sous les ordres de qui ils sont, les pourrait prendre pour la colonne de Alesgrigny,
II ne faut plus envoyer de vivres à Chàlons ; il y en a suffisamment, ainsi que des munitions et de l'artillerie. Je préfère que cela vienne sur Xogent, Arcis-sur-Aube et Sézanne.
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Je désire avoir une route d'Arcis-sur-Aube à Paris, laquelle ne passe pas l'Aube : or, la route de Xogent passe l'Aube. Je désire qu'il y en ait une qui d'Arcis aille à Sézanne et de Jà à la Ferté-sous- Jouarre , par Château-Thierry. Faites reconnaître les routes par des ingénieurs géographes, et laites envoyer des ingénieurs des ponts et chaussées pour réparer les ponts et améliorer cette route le plus qu'il sera possible.
Comme la navigation de Paris à\ogent-sur-Seine est, je crois, rapide et favorable, beaucoup de choses pourraient être embarquées de Paris pour Nogent, et pareillement de Xogent pour Paris.
Pour vous compléter le détail de la position de l'armée, je dois vous dire que la division Ricard occupe Dienville. Le duc de Bellune est en avant du village de la Rolhière. Le duc de Raguse est à Soulaines. J'ai mon avant-garde à Waizières et le reste de mes troupes est à Brienne. J'ai sur l'Aube le pont de Lienville, celui de Brienne-la-Vieille, celui de Lesmont et celui d'Arcis. Le duc de Tarante couvre Chàlons et litry, dont la possession nous assure un bon pont sur la Marne et un point d'appui qu'il est de la plus haute importance d'avoir.
Lorsque les deux divisions de l'armée d'Espagne
seront arrivées à Montereau et que je pourrai les
pousser sur Troyes, ainsi que le complément de la
réserve, je regarderai les affaires à peu près comme