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on a recommandé à rarlillerie de les garder; mais les paysans en sont avides.
J'ai donné le combat de Champaubert, la bataille de Montmirail et le combat de Château-Thierry en engageant quelques bataillons de ma Garde et la cavalerie de ma Garde. Les dragons se sont couverts de gloire. La vieille Garde a de beaucoup surpassé tout ce que je pouvais attendre d'une troupe d'élite C'était absolument la tète de Méduse !
Le général Sacken, à Montmirail, s'était joint au général York et espérait la victoire. Malheureusement, j'ai fait venir la division Levai qui n'arrive que ce soir à Vieux-Maisons et qui ne m'aura servi de rien.
Il paraît que le duc de Reggio n'a point encore la division du général Boyer; elle devait cependant arriver le 9, et il serait bien important qu'elle fût arrivée.
11 faut que l'artillerie fasse ramasser les pièces dispersées sur le champ de bataille.
D'après la miaute. Archives de i Empire.
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1604. — AVIS DE LA DÉFEXSE DE XOGEXT. — DE- MAXDES DE REXSEIGXEMEMS. — IXSTRLGTIOXS.
AU ROI JOSEPH, LIEUTENANT GENERAL DE l'eMPEREUR, A PARIS.
Ferme de Lumeront, 13 février 181i, dix heures du matin.
Mon Frère, l'ennemi a attaqué, pendant toute la journée du 11, la ville deXogent. Leduc de Bellune s'était porté sur la rive droite avec tout son monde et n'avait laissé dans la ville que 1,200 hommes sous les ordres du génêial Bourmont. Ce Bourmont est le fameux chef de Chouans, dont je suis extrêmement content. L'ennemi a voulu entrer en colonne serrée : on l'a fusillé des maisons et des barricades. Bref, il a été repoussé à trois assauts consécutifs et a perdu , comme cela est croyable dans une pareille échauffourée, près de 2 à 3,000 hommes. Le général Bourmont a été blessé; mais, du reste, notre perte a été assez légère. Alors, de rage, l'ennemi a fait avancer des obusiers et a mis le feu dans la ville ; ce qui n'a rien fait : le 12 on était prêt à recevoir l'ennemi de la même manière. On assure que le général Schwarzenberg, avec toute son armée, suivait ce mouvement.
Je n'ai pas de nouvelles de Montereau depuis le 11. Le général Pajol se trouvait à Fossard, près
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Wontereau. J'ai donné ordre au duc de Rcggio de se porter sur iMontereau avec la division Rottemhourg et la 9* division arrivant d'Espagne. Mais cette 9* division, qui devait arriver le 9, n'était pas arrivée le 10 au soir; le ministre de la guerre doit savoir ce qui en est. C'est sur Alontereau que cette division doit être dirigée. J'ai appelé à moi la division Levai, et comme je n'en ai pas eu besoin, ce mouvement devient un faux mouvement.
Par l'état de situation que je reçois du général Ornano , je vois que la Garde a sous les armes 2,000 hommes de cavalerie et 8,000 hommes d'infanterie, formant 10,000 hommes et vingt-deux pièces de canon. J'ai ordonné qu'on y joignît deux autres batteries, de manière à avoir trente-deux pièces. Le ministre de la guerre me fait des rapports et attend mon approbation pour exécuter mes ordres : ce n'est pas ainsi (ju'il faut agir dans les circonstances actuelles; c'était bon quand j'étais à Paris. Il faut que sur-le-champ on mette à la disposition du général Ornano les deux compagnies d'artillerie venant d'Espagne, avec seize bouches à feu. Cela seul formera un joli corps de réserve. Faitesles marcher dans la direction de Fontainebleau. Les généraux Charpentier et Boyer doivent y aller. S'il manquait des généraux de brigade, il faut que le ministre de la guerre en désigne. Il ne faut pas cependant éloigner toutes ces troupes de Paris; mais,
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au lieu de leur faire prendre leurs cantonnements sur la route de Aleaux et de la Villette , il faut les leur faire prendre sur Charenton , l illejuif, Essonne, et garder toujours une division à Paris.
Le ministre de la guerre m'a fait aussi un rapport sur la formation de deux divisions de réserve de la ligne. Je n'ai pas encore lu ce rapport avec attention. Le principal est d'exécuter, et de ne pas perdre de vue qu'avec des conscrits il vaut mieux n'avoir que des bataillons de 300 hommes que d'en avoir de plus nombreux.
Expédiez un courrier à Soissons pour avoir des nouvelles de l'ennemi , et que le commandant de cette ville y tienne jusqu'à extinction; car, si l'ennemi ne peut entrer à Soissons, il va se trouver bien embarrassé.
Je ne pense pas que le prince Scbwarzenberg s'enfourne sur Fontainebleau tant que nous serons maîtres du pont de Xogent; les Autrichiens connaissent trop ma manière d'opérer et en ont trop longtemps porté des marques; et ils se doutent bien que, s'ils nous laissent maîtres du pont de Xogent, je déboucherai sur leurs derrières, comme je l'ai fait ici. Toutefois, si le mouvement de l'ennemi était prononcé et en grandes forces, je ferais dire au duc de Bellune de se porter de Xogent à Alontereau pour appuyer le duc de Reggio. 11 ferait sauter le pont de Xogent et laisserait vis-à-vis, sur la rive
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droite, les troupes nécessaires pour empêcher rennemi de rétablir le pont.
Je ne suis pas encore décidé sur le plan d'opération que je vais suivre aujourd'hui. Alais , avec le corps du duc de Bellune , le duc de Reggio et la réserve d'Ornano, je me porterai en toute diligence de ma personne sur Alontereau , et j'aurai suffisamment de forces pour contenir Schxiarzenberg.
Je tremble que ces coquins de Russes ne me mettent le feu à Fontainebleau en représailles.
J'espère, dans la journée, avoir rétabli le pont de la Alarne à Château-Thierry. Je prendrai alors mon parti. Les nouvelles que j'ai reçues de Sens prouvent que le général Allix avait repoussé l'ennemi et tenait le 11 au soir; il avait contraint l'ennemi à ouvrir la tranchée.
Toute la cavalerie qui arrive d'Espagne doit se rendre, comme je l'ai ordonné, sur Alontereau, sous les ordres du général Pajol et du duc de Reggio.
Xapoléon.
D après l'original comm. par le cabinet de S. M. l'Empereur,
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1605. — AVIS DES DISPOSITIOXS PRISES POUR ATTA- QUER L'EWEMI A VAUGHAMPS ET L'ARRÊTER A MOXTMIRAIL.
AU ROI JOSEPH, LIEUTENANT GÉNÉRAL DE l'eMPEREUR, A PARIS.
Cbàteau-Thierry, 14 férrier 1814, trois heures du matin.
Mon Frère, il est trois heures du matin. Le duc de Trérise a passé hier le pont de Château-Thierry à cinq heures du soir, et s'est porté à la suite de Tennemi , qui s'est embarrassé dans des chemins de traverse d'ici à Reims par Fère-en-Tardenois, où il a abandonné ce qui lui restait de ses voitures. Le duc de Raguse était à Etoges ; hier il s'est reployé sur Fromentières, ayant vu déboucher sur lui Blûcher avec une force qu'il estime supérieure à la sienne. Je pars au moment même; j'y serai à huit heures du matin; j'attaquerai l'ennemi; j'espère le bien battre dans la journée, et détruire encore ce corps-là. Il paraît que c'est Wittgenstein.
Comme il paraît que l'ennemi ne passe pas par Soissons, j'ai ordonné au duc de Trévise , aussitôt qu'il aura couvert cette ville , d'en retirer une partie des troupes et des gardes nationales qui s'y trouvent, pour renforcer son corps, en laissant ce-
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pendant à Soissons quelques troupes pour le défendre. Que le ministre de la guerre donne des ordres pour que Ton continue de fortifier ce poste important.
J'ai reçu votre lettre du 13 sans date d'heure. Passez des rerues de gardes nationaux; excitez-les à se mettre en état. Je pense que le ministre de" l'intérieur ferait bien d'envoyer un conseiller d'Etat ou autre pour prendre connaissance des horreurs que l'ennemi a commises dans le pays qu'il éracue, et de la conduite des communes; il écrirait des dépêches, qui seraient insérées dans le Moniteur^ pour faire connaître comment l'ennemi s'est conduit partout.
Le duc de Bellune me mande, en date d'hier 13 à midi, qu'il a pris position à Provins; qu'il a fait sauter le pont de Xogent; qu'il a été conduit à cette opération parce qu'il a appris que l'ennemi se renforçait sur Alontereau et menaçait Paris du côté de Fontainebleau, et qu'il a voulu s'approcher de Montereau.
J'ai donné ordre au duc de Tarente de se porter sur Montereau avec toutes ses forces, qui se montent à plus de 16,000 hommes, y compris les gardes nationales de Aleaux. Le duc de Reggio doit y être avec la division du général Rottembourg et la division n° 9 d'Espagne, que le ministre de la guerre m'assure y être arrivée le 12.
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La situation des troupes qui sont à Montereau est donc la suivante :
Le duc de Bellune, 10,000 hommes d'infanterie, 3,000 hommes de cavalerie avec quarante pièces de canon; le duc de Reggio, 15,000 hommes d'infanterie, y compris la division des gardes nationales de Montereau , 4,000 hommes de cavalerie du général Bordesoulle et du général Roussel, et cinquante pièces de canon; le duc de Tarente 12,000 hommes d'infanterie, 3,000 hommes de cavalerie et quarante pièces de canon. Voilà donc une force de 50 à 60,000 hommes, sans comprendre la réserve de Paris.
Si la journée d'aujourd'hui est heureuse, comme je l'espère, et si je parviens à me défaire de ce corps, que je suppose être celui de Witfgenstein qui venait du Rhin, je pourrai aller sur-le-champ de ma personne à Alontereau, à moins que l'ennemi n'ait cessé ses mouvements offensifs.
Donnez ordre au ministre de l'intérieur de faire rétablir, sous vingt-quatre heures, le pont de Trilport et celui de la Ferté-sous-Jouarre. Si on ne peut pas rétablir ces ponts, qu'on fasse des ponts de bateaux de manière que je puisse passer. Que le ministre de la guerre envoie un commandant à la Ferté-sous-Jouarre avec un bataillon, et un autre à Meaux. Que le ministre de l'intérieur écrive au maire de Aleaux que je ne suis pas content de la
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conduite des habitants; qu'il faut qu'ils se conduisent de manière que je n'aie pas d'exemples à
faire.
Xapoléon.
D'après l'original comm. par le cabinet de S. M. l'Empereur.
1605. — AXXOXCE DE LA VICTOIRE DE VALCHAMPS.
AU ROI JOSEPH, LIEUTENANT GÉNÉRAL DE l'eMPEREUR , A PARIS.
Montmirail, 14 février 1814, neuf heures du soir.
Mon Frère, il est neuf heures du soir; je vous écris un mot pour vous faire connaître l'heureuse issue de la bataille de Vauchamps. Le général Blûcher, qui s'était séparé de son armée et dont le quartier général était à Vertus, avait été rejoint par le corps de Kleist, qui venait d'Allemagne et était fort de vingt-quatre bataillons, et par un nouveau corps russe de douze bataillons , ce qui faisait en tout trente-six bataillons ou 20,000 hommes. Il se porta le 13 sur Étoges et Champaubert. Le duc de Raguse, qui était instruit de ce mouvement, battit en retraite sans être engagé. Je suis parti aujourd'hui à trois heures du matin de Château- Thierry et suis arrivé à Montmirail au moment où l'ennemi était presque aux portes. J'ai fait marcher
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à rennemi , qui avait pris position au village de Vaiicbamps. Je l'ai battu, lui ai fait 8,000 prisonniers, pris trois pièces de canon et dix drapeaux, et je l'ai mené battant jusqu'aux portes d'Étoges. Sa perte en morls et blessés doit être de plus de 4,000 hommes. Je n'ai pas perdu 300 hommes tués ou blessés. Ce grand résultat tient à ce que l'ennemi n'avait pas de cavalerie et que moi j'en avais 6 à 8,000 hommes de très-bonne, avec lesquels je l'ai fait constamment envelopper et déborder; qu'il a dû mettre la plus grande partie de son artillerie en sûreté, de crainte de la perdre, et que toute la journée je l'ai écrasé par la mitraille de cent pièces de canon. ^les trois escadrons de service se sont couverts de gloire. Les ayant sous la main, je leur ai fait faire plusieurs charges, et ils ont fait 1,000 prisonniers.
Je crois vous avoir mandé hier que le duc de Trévise suivait vivement, par la traverse de Reims, les débris de Sacken et d'Vork.
^■APOLÉON.
D'après l'original comm. par le cabinet de S. M. l'Empereur.
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1607. — MOUVEMEXT SUR AIEAIX. — PROJET D'ATTAQUE GOXTRE LES AUTRICHIENS.