‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la Guerre (volume 2)Chapitre 38 sur 70 · DE X A PO LEO X · texte numérisé non relu

DE X A PO LEO X

que je suppose qu'arec ses deux bataillons il est à l'abri des Cosaques; qu'il fasse barricader la ville et appelle auprès de lui les gardes nationales des environs; qu'il écrive par des agents du pays au maire de Fère-en-Tardenois, pour que ce maire le tienne exactement instruit de tous les mouvements de l'ennemi sur la Marne; qu'il se fasse également écrire par d'autres maires. Mandez également à ce commandant d'écrire à Reims, par des gens du pays, s'il y a quelques Cosaques sur la route.

Ecrivez au duc de Raguse que je n'ai aucune idée de ce qu'est aujourd'hui son corps; que, s'il n'a pu encore m'envoyer l'état de ses pertes, il devait du moins m'envoyer l'appel du soir, pour que je puisse juger de sa situation dans ce premier moment. Recommandez-lui d'expédier, par des gens du pays, l'ordre au général Janssens, qui est à Rethel, de venir le joindre. Dites-lui que le général Janssens peut passer l'Aisne à Berry-au-Bac ou à ^^eufchàtel • qu'avec les facilités qu'il trouvera dans les gens du pays, et l'occupation que l'ennemi a contre nous, ce général doit parvenir facilement à nous joinilre ; que cette jonction est d'une haute importance. Expédiez de votre côté un homme de Soissons à Rethel pour donner le même ordre et les mêmes instructions au généralJanssens; recommandez-lui de marcher vite et d'éviter l'ennemi, ce qui lui sera facile avec l'aide des gens du pays. IX. 15

Il serait heureux qu'il pût entrer dans Reims.

Ecrivez au général Corbineau de lui adresser de Reims à Rethel le même ordre et les mêmes instructions.

Par ces trois roies, faites passer l'ordre au général Durutte de réunir tout ce qu'il a de disponible à Metz et Verdun, infanterie, cavalerie et artillerie, et d'y joindre les trois quarts de ce qu'il a à Luxembourg, Thionville et Longwy ; de prendre des chevaux partout pour s'organiser quatre bonnes batteries d'artillerie, et de manœuvrer avec ces forces pour venir nous rejoindre, soit par Reims, soit sur Soissons , soit où nous serons; qu'avec l'aide des gens du pays il lui sera facile de prendre une route qui ne le compromette pas et de savoir où nous sommes; que l'ennemi, étant partout tenu en échec, n'a nulle part, hormis le point où sont les armées, de forces capables de lui tenir tête.

Chargez-le de transmettre Tordre au général Broussier, commandant à Strasbourg, de prendre toutes les troupes de ligne qui sont à Strasbourg et Kehl, en remplaçant à Kehl les troupes de ligne par des gardes nationales; de faire lever le siège de toutes les petites places telles que Scblestadt, Landau, etc., et de se réunir avec les garnisons pour former un corps d'armée actif, en ne laissant dans ces places que juste ce qu'il faut pour les défendre avec les gardes nationales.

Ces puissantes diversions inquiéteront l'ennemi et dégageront d'autant l'armée qui défend Paris.

Écrivez, tant au général Janssens qu'au général Durutte et au général Broussier, qu'ils doivent faire remplir au complet tous leurs cadres et surtout leurs 5" bataillons, par un appel des gardes nationales de la levée en masse.

Recommandez au général qui commande à Strasbourg, s'il peut faire insurger les montagnes des VosgeS; d'y envoyer des fusils.

Napoléon.

D'après l'original comm. par le cabinet de S. M. l'Empereur.

1625. — DISPOSITIOXS QUE DWT PREXDRE MARMOXT DAXS LA MARCHE DE SOISSO.VS SLR REIMS.

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