‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la Guerre (volume 2)Chapitre 4 sur 70 · A JOACHIM NAPOLÉON, ROI DE XAPLES , A WACHAU · texte numérisé non relu

A JOACHIM NAPOLÉON, ROI DE XAPLES , A WACHAU

Dùben, 13 octobre 1813.

J'ai reçu ros lettres. Le duc de Raguse, avec la dirision Lorge et quatre-ringts pièces, arrive ce matin à huit heures à Hohenleina. Vous trouverez ci-jointe la lettre que je lui écris. II est très-important que vous ne fassiez pas entrer en ligne ce maréchal sur la gauche de la Partha, car si vous le faisiez entrer en ligne , comme il est à craindre que le corps de Blûcher ne déhouche par Halle, vous seriez obligé d'affaiblir votre ligne dans un moment important. C'est ce mouvement qui fait perdre toutes les batailles; elles ne se gagnent qu'en renforçant la ligne dans un moment critique. Mon intention est donc que vous placiez le duc de Raguse à Breitenfeld, où l'on me dit qu'il y a une bonne position; il appuiera sa droite à la Partha et sa gauche à l'Elster. Il occupera les routes de Halle et de Landsberg; toute sa cavalerie sera placée en avant-garde sur ces deux routes, 5 à 600 hommes sur chacune , avec deux bataillons et six pièces de

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canon, de sorte que ces routes soient bien éclairées. On m'assure que Breitenfeld est une position qui domine la plaine; cela est une chose à étudier. La rive gauche de la Partha jusqu'à Taucha sera éclairée par des postes de cavalerie et de l'artillerie. Sur la Partha il y a plusieurs ponts : trois seront désignés pour que, si l'ennemi ne faisait pas de mouvements du côté de Halle, et que pourtant vous fussiez attaqué parles Autrichiens, et eussiez besoin du 6*^ corps , il pût déboucher par les trois ponts et passer la Partha. Mais ayez soin de n'employer le G*" corps qu'à la dernière extrémité , car tout porte à croire que l'armée de Silésie est du côté de Halle. Je pense que le maréchal Alarmont doit sur-lechamp faire construire quelques redoutes dans la position qu'il choisira à Breitenfeld. Je pense qu'on doit sur-le-champ faire construire un tambour au pont de Connewitz et aux différents ponts de Leipzig , et surtout à Lindenau.

J'ai pris hier un ordre du jour pour ordonner que toute mon infanterie fut placée sur deux rangs; mettez-le sur-le-champ à exécution. Je ne veux plus qu'on soit sur trois rangs : le feu du troisième rang, la baïonnette du troisième rang, sont insigniBants, et quand on se placera en colonnes par division, chaque bataillon se trouvera former une colonne de six rangs, outre les trois rangs de serrefiles. Cela est plus que suffisant, et cela a le grand

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avantage qu'un bataillon de 500 hommes {3araîtra à l'ennemi être de 750 hommes; ce qui surtout sera d'un très-bon effet dans ce moment , oii l'ennemi ne connaît pas cette nouvelle ordonnance , et lui fera juger l'armée d'un tiers plus forte qu'elle n'est. Une heure après la réception de cet ordre, que tout soit arrangé ainsi.

Il est bien important que vous formiez le 5^ corps (le cavalerie en rejoignant tous les régiments. Le général Belliard connaît parfaitement l'organisation de ce corps en trois divisions. Vous aurez alors trois bonnes divisions, une de cavalerie légère et deux de dragons; caries jeunes soldats, mêlés aux anciens, seront aussi bons.

Il est probable que je viendrai cette nuit prendre position du côté de Hohenleina, avec toute ma Garde et les cuirassiers de Lalour-AIaubourg. Dans la journée de demain 14, d'autres corps arriveront.

Tout ce qu'il y a dans la garnison de Leipzig, appartenant aux 2' , 5® et 6^ corps , il faudra le leur renvoyer. Ces hommes rendront plus de services dans leurs corps qu'isolément dans des bataillons provisoires.

Aussitôt que ma Garde sera arrivée, tout ce qui lui appartient en infanterie, cavalerie et artillerie, et qui se trouve à Leipzig , la rejoindra.

D'après la minute. Arcbivei de l'Empire.

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1558. — IXSTRUGTIOXS SUR L'EMPLOI ET LA RÉPARTITIOX DE XOUVELLES LEVÉES.

AU GÉNÉRAL CLARKE , DUC DE FELTRE , MINISTRE DE LA GUERRE, A PARIS

Saint-Cloud, 10 norembre 1813, onze heures du soir.

Monsieur le Duc de Feltre, j'ai lu avec attention '.ntre rappoit du 7 novembre. Le directeur de la conscription promet 150,000 hommes au lieu de 120,000. Je désire que ces 150,000 hommes soient distribués de la manière suivante, savoir : conscription de 150,000 hommes, qui se lève actuellement, 25,000 hommes en Italie, 20,000 hommes à la Garde, 8,000 hommes à l'artillerie de ligne, 2,000 hommes au génie, 95,000 hommes à Tinfanterie; total, 150,000 hommes.

Ces 150,000 hommes étant insuffisants, je désire en lever 100,000 autres, lesquels seront prélevés sur les années 1806 et 1807, sur les ans xiii et xiv^ et sur les réserves. S'il était vrai que les conscriptions des années xiii et xiv, évaluées à 600,000 hommes, n'aient fourni que 120,000 hommes, il serait resté 480,000 hommes de disponibles ; si cela était, en en ùtant les mariages et les morts, entre les années xiii, xiv, 1806 et 1807, on pourrait

» Les années 1804 et 1805.

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prendre les 100,000 hommes que je désire avoir. Ces 100,000 hommes seraient distribués ainsi qu'il suit, savoir : 15,000 hommes à Tarmée d'Italie, 3,0C0 hommes à l'artillerie, 2,000 hommes au génie, 20,000 hommes à la Garde, 60,000 hommes aux dépôts de la Grande Armée ; total, 100,000 hommes.

Ces 250,000 hommes m'offriraient donc ce résultat, savoir : 11,000 hommes pour l'artillerie, 4,000 hommes pour le génie, 40,000 hommes pour la Garde, 40,000 hommes pour l'armée d'Italie, 155,000 hommes pour la Grande Armée; total, 250,000 hommes.

Mais sur les 100,000 hommes qui seraient de nouveau appelés, les départements du Languedoc ne me fourniraient rien. On pourrait sur ces vingtquatre départements appeler 25,000 hommes pour l'crmée des Pyrénées, ce qui , joint à 30,000 hommes fournis à cette armée, ferait 55,000 hommes; cela porterait le recrutement extraordinaire à 125,000 hommes; c'est donc 125,000 hommes qu'il faut de nouveau appeler. Ces 125,000 hommes seraient ainsi répartis : conscription sur les ans xiii, xir, 1806 et 1807 : 15,000 hommes à l'armée d'Italie, 3,000 hommes à l'artillerie, 2,000 hommes au génie, 20,000 hommes à la Garde, 60,000 hommes aux dépôts de la Grande Armée, 25,000 homnies pour l'armée des Pyrénées.

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La conscription de 1815 est censée être de 160,000 hommes; je pourrai en appeler 200,000; ce qui me produira les 500,000 hommes dont j'ai hesoin. Mais pour donner une couleur à cette mesure il faudrait s'exprimer ainsi :

§ 1". Il sera formé quatre armées de réserve, savoir : une à Bordeaux, une à Turin, une à Aletz et une à Anvers ; chacune de ces armées de 100,000 hommes.

§ 2. Indépendamment des hommes mis à la disposition du ministre de la guerre par le sénatusconsulte de tel jour, il est mis à sa disposition 125,000 hommes sur les conscriptions des années xiii, XIV, 1806 et 1807.

Voilà la base du sénatus-consulte que je vous prie de me porter demain au conseil privé, rédigé définitivement.

Les 125,000 hommes, anciens conscrits, seraient^ comme je l'ai dit plus haut, incorporés avec les 180,000 hommes de la levée de réserve, ce qui ferait un renfort de 305,000 hommes, et les armées de réserve seraient formées avec les 200,000 hommes de la conscription de 1815, savoir : conscription de 1815 : 30,000 hommes à Bordeaux , 30,000 hommes à Turin, 80,000 hommes à Aletz, 40,C00 hommes à Anvers; 20,000 hommes de cette conscription seraient réservés pour la Garde, le génie, l'artillerie, la cavalerie et les équipages militaires.

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Cet ensemble paraît satisfaire à tous les besoins.

L'armée des Pyrénées aurait donc reçu 30,000 hommes, qu'elle reçoit actuellement, 25,000 hommes parle nouveau sénatus-consulte, 30,000 hommes sur 1815; total, 85,000 hommes.

L'armée d'Italie aurait reçu 25,000 hommes do la conscription qui se 1ère actuellement, 15,00( liommes sur les 125,000 des ans xiii et xiv, 30,000 hommes de l'armée de réserve ; total , 70,000 hommes.

La Grande Armée aurait reçu 95,000 hommes de la conscription actuelle , 60,000 hommes de la conscription des années xiii à 1807; 120,000 hommes des armées de réserve de Metz et d'Anvers; total, 275,000 hommes.

La Garde recevrait 50,000 hommes; l'artillerie, le génie, etc., 25,000 hommes; total, 75,000 hommes.

Xous avons suffisamment de cadres pour les 30,000 hommes levés actuellement pour l'armée des Pyrénées; en avons-nous assez pour les 25,000 ■ommes que je veux lui donner sur les ans xiii, XIV, 1806 et 1807 ? Avons-nous assez de cadres pour contenir les 30,000 hommes que je donne à la réserve de Bordeaux?

Y a-t-il assez de cadres pour recevoir les 25,000 hommes que je veux donner à l'armée d'Italie? Y a-t-ii assez de cadres pour les 15,000 hommes des

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conscriptions des années xiii à 1807 et pour les 30,000 hommes de celle de 1815 que je donne à la réserve de Turin?

Enfin , y a-t-il assez de cadres pour les 95,000 hommes que je donne à la Grande Armée sur la levée de 150,000 hommes; pour les GO, 000 hommes que je lui donne sur la levée des années XIII, etc., et pour les 120,000 hommes des réserves de Metz et d'Anvers ?

Après avoir pourvu aux cadres , il faut pourvoir aux armes ; vous y avez pourvu pour ce qui regarde l'armée des Pyrénées. 11 faudra y pourvoir pour la levée des 125,000 hommes et pour celle des armées de réserve, ce qui fera 300,000 fusils. Vous avez sept mois jusqu'au mois de mai. A 30,000 fusils par mois, vous en aurez 210,000. On éprouve donc le hesoin de parer à une consommation de 200,000 fusils. Votre rapport paraît en fournir les moyens.

D'après la minute. Archives de l'Empire.

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1559. — ORDRES COXCERXAXT LA RÉORGAXISATIOX DE L'ARilÉE DE MAYEXCE.

AU GÉNÉRAL CLARKE , DUC DE FELTRE , MLMSTRE DE LA GUERRE, A PARIS

Sainl-Cloud, 11 novembre 1813.

Monsieur le Duc de Feltre, vous aurez reçu du major général les ordres par lesquels j'ai provisoirement organisé l'armée à Mayence.

Le 11* corps est composé de deux divisions : la 31^ division, qui est composée de tous les régiments qui faisaient partie du IP corps, et la 35% où j'ai placé le 123% le 124% le 127^ et les trois bataillons suisses. La 3P division est dans ce moment à Cologne ; le général Charpentier la commande. La 35^ va se réunir à Wesel, sous les ordres du général Brayer. Les deux divisions formant le 11' corps se trouvent sous les ordres du duc de Tarente. L'étatmajor du IP corps est à Cologne. Il est donc nécessaire que vous me remettiez sur-le-champ un état de tout ce que les dépôts des régiments peuvent faire partir pour recruter la 31' division. Il est nécessaire aussi que des mesures soient prises pour activer l'armement et l'habillement des 123% 124^ et 127' régiments, et que tout ce que ces corps auraient à Mayence ou ailleurs soit réuni à leurs ba-

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taillons de guerre à Wesel. Enfin, il est nécessaire que TOUS donniez les ordres les plus positifs pour que tout ce que les dépôts des régiments suisses ont de disponible se rende à Wesel.

Le duc de Tarente a aussi sous ses ordres le 2^ corps de cavalerie, composé de trois divisions et commandé par le général Sebastiani, qui est à Cologne. 11 est également nécessaire que tout ce que les dépôts des régiments de cavalerie de ce corps auraient de disponible à cheval s'achemine sur Cologne.

Il est convenable aussi que tous les isolés qui se trouveraient n'importe en quel lieu, et qui appartiendraient aux régiments qui formaient le 11° corps, rejoignent sans délai leurs régiments à Cologne.

Le 5* corps formera une seule division, sous les ordres du général Albert. Cette division est à Bingen -, elle va recevoir Tordre de se rendre à Coblentz. 11 est nécessaire que vous me fassiez connaître ce que les dépôts de ces régiments ont de disponible pour le diriger sur Coblentz , afin de compléter ces régiments, et que tous les isolés qui leur appartiennent, dans quelque lieu qu'ils se trouvent , rejoignent à Coblentz leurs bataillons. L'ôtat-major du 5* corps est conservé.

J'ai réuni le 3^ et le G" corps sous les ordres du duc de Raguse. Le 6* corps forme une division , le

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3^ corps en forme une autre ; Tune est commandée par le général Lagrange, l'autre par le générai Ricard. J'ai ordonné que Tétat-major de ces deux corps n'en forme qu'un seul sous le titre de 6* corps. Le 6^ corps reste dans les environs de Alayence. Il faut que tous les bataillons de marine et que tous les hommes disponibles ou isolés des corps qui formaient les 3^ et 6* corps partent sans délai pour se rendre à Alayence.

J'ai formé une division de tout ce qui appartient au 2' corps. Elle est du côté de IVorms; je l'y laisserai jusqu'à nouvel ordre ; mais il est nécessaire que tout ce que les dépôts peuvent envoyer et les hommes isolés rejoignent du côté de Worms. L'étatmajor du 2° corps reste avec cette division.

Enfin le 4® corps, qui est sous les ordres du général Bertrand, est en avant de Kastel. Il est nécessaire que tous les hommes qu'il y a de disponibles aux dépôts des différents régiments rejoignent à Mayence.

Par ces dispositions, dont vous verrez le détail dans les ordres que j'ai signés à Mayence le 7, je conserve donc le IP corps, qui sera de deux divisions; le 5% qui n'a qu'une division, mais auquel j'en fournirai incessamment une deuxième et auquel je donnerai un chef; le 4^ corps, qui a quatre divisions qu'il ne s'agit que de compléter; le G' corps, qui a deux divisions, et dans lequel sont

réunis le 3* corps et le 6* corps, et le 2** corps, qui n'a encore qu'une division, mais auquel je fournirai bientôt une deuxième.

Quant à la cavalerie, le 1" corps, qui est à Kreutznach, reste organisé à quatre divisions, romnie il était; le '2* corps, qui est dans le commandement du duc de Tarente, reste organisé à trois divisions, comme il était; le 3* corps, qui est à Coblentz, sous les ordres du duc de Padoue, reste organisé à trois divisions; enfin le 5% qui est près de .Mayence, sous les ordres du général Milhaud , reste également organisé à trois divisions, comme il était.

Faites-moi dresser un état de l'armée d'après cette nouvelle organisation ; qu'une colonne contienne ce qu'il y avait à la revue , au moment de la formation des corps , les 7 et 8 de ce mois , et en outre ce qu'on peut faire partir des dépôts pour les renforcer.

Il est convenable de ne pas éparpiller les troupes. Les gardes nationales et le 128^ sont suffisants à Strasbourg. Si les besoins deviennent urgents, j'y enverrai tout le 2^ corps. 11 faut que tous les détacbements appartenant au 18', et que tous les détachements qui font partie du 2^ corps, rejoignent le 2' corps.

Je vois, par votre lettre de ce jour, qu'on a dégarni Genève; je ne conçois pas la nécessité de cette mesure pour envoyer du monde dans le Si m-

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pion. Genève est très-important. Je vous ai mandé de faire armer la place.

De tous les dépôts qui ont fourni des bataillons à la formation de la Grande Armée, il faut faire partir tout ce qu'il y a de disponible pour renforcer ces bataillons, et que le bureau du mouvement s'occupe sans délai à faire ce travail.

J'ai envoyé le duc de Valmy à Metz. Donnez-lui connaissance de ces dispositions, pour qu'il donne une direction convenable à tous les isolés et à tout ce qui sort des hôpitaux.

Quant au génie, toutes les compagnies de sapeurs sont revenues. J'ai donné ordre que celles qui auraient perdu leurs caissons les rétablissent surle-champ sur les fonds que le génie de la Grande Armée a à sa disposition ; et, comme deux compagnies du train du génie sont enfermées dans Torgau, j'ai ordonné que la 6^ compagnie revenant d'Erfurt, et qui est à Mayence, se complétât sur-lechamp. Elle a laissé la moitié de ses voitures à Erfurt.

Vous aurez vu par mes ordres du 7 (et le bureau de l'artillerie pourra faire appeler mon premier officier d'ordonnance Gourgaud, qui a tous les renseignements à cet égard) que j'ai ordonné qu'on réorganisât quatre cents bouches à feu; et, comme il y a 3,000 chevaux, une partie de cette artillerie doit déjà être organisée et se diriger sur différents

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corps. Je pense qu'il sera convenable d'achever celte organisation pour le reste à Metz. Faites-moi un rapport là-dessus. Ces quatre cents bouches à feu ne sont pas suffisantes; il faudra en organiser deux cents autres du côté de l'Escaut et dans Tintcrieur.

La Garde a réorganisé cinquante-huit bouches à feu en bon état et bien approvisionnées. Le reste s'est dirigé sur Metz. L'organisation de l'artillerie de la Garde sera, comme la précédente, de cent quatre-vingt-seize bouches à feu.

Napoléon.

D'après la copie. Dépôt de la guerre.

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