AU MARÉCHAL KELLERMAYN
COMXnxDAM LE 3"" CORPS DK RliSERVE , A SÏRASBOLRG. •
Quartier impérial, Augsbourg, 20 vendémiaire an XIV (12 octobre 1805).
Mon Cousin, j'ai reçu votre lellre du 15 vendémiaire. Je compte efTcclivement sur votre zèle pour presser l'organisation, l'équipement et l'instruction des 3" bataillons. Je connais votre attachement à ma personne, et je ne doute point que vous ne fassiez tout ce qui dépend de vous. Mettez-vous en correspondance avec les préfets qui doivent vous fournir des conscrits, soit de la conscription de l'an XIV, soit des réserves des années X, XI, XII et XIII. Écrivez au ministre Dejean, écrivez également aux quartiers-maîtres, aux majors ou chefs des 3" bataillons, pour vous assurer qu'ils ont les tricots et les moyens nécessaires pour habiller les conscrits , sinon avec des habits, au moins avec des vestes. Quant aux hommes laissés sur la route par les régiments, je vois avec plaisir que vous ayez chargé du soin de les faire rejoindre Marulaz, sur l'activité duquel je compte beaucoup ; qu'il voie tout par lui-même et ne s'en fie pas toujours aux rapports des officiers détachés. Je désire qu'on ne m'envoie pas les troupes pur petits paquets, mais qu'on en forme tous les huit jours un fort détachement de
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3 à 400 hommes qui , sous le commandement d'un officier, et par un ordre de vous, viendront me joindre en bon ordre. Il me reste à vous recommander de veiller à ce que les capotes que les corps ont fait faire en France partent par gros convois, toujours sous l'escorte et le commandement d'officiers et de sous-officiers qui rejoignent l'armée. Accélérez l'arriïée des conscrits; veillez à leur instruction, à leur équipement, et à ce que les magasins des 3" bataillons expédient à l'armée tout ce qui leur est commandé. A ces occupations si importantes, puisque leur moindre résultat est de maintenir l'armée à son complet actuel , joignez vos soins pour l'organisation de la garde nationale, et j'espère que vous aurez un bon compte à me rendre du zélé drs habitants de ma bonne ville de Strasbourg et de mes braves Alsaciens. Veillez au perfectionnement des travaux de Kehl ; que rien ne soit épargné pour mettre ce point en bon état de défense.
Napoléon.
Comni par M. le duc de Vaimy.
|En minute ani Arcb. <lc l'Emp.)