AU MARECHAL BERNADOTTE
Camp impérial d'Augsbourg, 30 vendémiaire an XIV (22 octobre 1805).
Mon Cousin, j'apprends que les ennemis ont sommé Passau. Je vous ai écrit, il y a plus de dix jours, de faire renforcer ce poste. Dites au général Deroy d'y faire filer des troupes, et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour que la citadelle de Passau ne nous échappe pas. Il serait malheureux qu'i près l'avoir conservée si longtemps nous laper-
dions dans un moment où elle nous sera si utile. Je serai probablement après-demain à Munich. Vous aurez su le résultat du combat de Nuremberg, où le prince Murât est arrivé à temps pour défaire entièrement l'archiduc Ferdinand , qui ne s'est échappé qu'avec très-peu de monde; les 500 chariots qu'il emmenait ont été pris.
Faites-moi connaître, par le retour de mon courrier, ce qui a été fait pour Passau , et sur quoi je puis compter. Napoléon.
Comm. par S. M. le roi de Suède.
(Ea minate aax Arch. de l'Emp.)