‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la GuerreChapitre 185 sur 199 · AU MARECHAL SOULT · texte numérisé non relu

AU MARECHAL SOULT

Brûun, 5 frimaire an XIV ('26 novembre 1805).

L'Empereur me charge de vous communiquer, Monsieur le Maréchal, ses idées sur l'ordre de bataille qu'il faut prendre vis-à-vis des Russes ; cet ordre de bataille devra, autant que faire se pourra, être pris de la manière suivante :

Chaque brigade, son premier régiment en bataille ; ,

Le deuxième régiment en colonne serrée, par division ;

Le 1" bataillon, à la droite et en arrière du 1" bataillon du premier régiment;

Le 2" bataillon, à gauche et en arrière du 2" bataillon ;

L'artillerie, dans l'intervalle des deux bataillons qui sont en bataille, et quelques pièces à droite et à gauche.

Si la division a un cinquième régiment, il devra

[1805] DE NAPOLÉOIV I". 481

être en réserve, cent pas en arrière; un escadron, ou au moins une division de cavalerie derrière chaque brigade, pour pouvoir passer par les intervalles, poursuivre l'ennemi s'il était rompu, et faire face aux Cosaques.

Dans cet ordre de bataille, vous vous trouverez dans le cas d'opposer à l'ennemi le feu de la ligne, etdes colonnes serrées toutes formées pour opposer aux siennes.

Le maréchal Berthicr, par ordre de l'Empereur. Dépôl de la guerre.

72i. — AU MARECHAL DAVOUT.

BrûiiD, 5 frimaire an XIV ('26 novembre 1805), 9 heures du soir.

L'Empereur, Monsieur le Maréchal, ordonne que vous vous empariez du pont que l'ennemi a sur la March à Xeudorf.

Si la division du général Gudin est partie pour se rendre à Presbourg, vous devez vous y ren<!re vous-même pour y arranger vos postcs.

S'il y a un bois à proximité de celte place. Sa Majesté veut qu'on en profite pour y baraquer la division Gudin comme les troupes ont baraqué à Boulogne, avec la seule diiférence que le camp formerait un carré occupant le moins d'espace possible.

482 CORRESPOMDAXCE MILITAUIE (1805]

Ce camp devrait être placé de manière à être dans une position qui rende maître du Danube et de la Mardi.

A 100 toises, aux extrémités du carré, on construirait quatre redoutes.

La cavalerie serait aussi cantonnée et aurait ses avant-postes au delà de Presbourg.

Quoique le général Gudin fût maître de la ville, il y laisserait faire la police comme à l'ordinaire, mais l'Empereur défend que personne ne loge la nuit à la ville; tout le monde devra être au camp.

Le maréchal Bcrlhier, par ordre de l'Empereur. Dépôt de la guerre.

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