AU MARECHAL BERTHIER
Saint-CIoud, 28 fructidor aa XIII (15 septembre 1805).
La roule que vous avez tracée au général Illarmont passe à Simmern : c'est l'ancienne route. J'en ai fait faire une autre qui passe le long du Rhin, beaucoup plus courte, puisqu'elle abrège de deux journées de marche. Quoique j'imagine que le général Marmont n'a pas besoin d'être prévenu, faites-lui cependant connaître l'avantage de passer par cette nouvelle route, puisqu'au lieu d'arriver à Mayence le cinquième jour complémentaire, il y arrivera le troisième.
Prévenez également le général Marmont que l'électeur de Bavière est arrivé à IVurzburg le 25, et que là il réunit toutes ses troupes. Envoyez-lui un de vos officiers pour lui faire connaître qu'il est avec son corps de 20,000 hommes à Mayence, pour marcher sur Wiirzburg, pour se réunir au maréchal Bernadotte et se joindre à son armée.
Écrivez également à M. Otto, qui est à Wiirzburg, une lettre dans laquelle vous lui ferez connaître les dispositions que j'ai faites à Wiirzburg : que le maréchal Bernadotte, avec 20,000 hommes, et Marmont avec 20,000, qui seront augmentés d'un corps de 8,000 hommes du landgrave de Hessem. 13
218 CORRESPONDAIVCE MILITAIRE [1805]
Darmstadt, formeront ma gauche, et que le gros de l'armée se trouve placé à Strasbourg, le long du Rhin, incontinent.
Dites à M. Otto qu'il est nécessaire de faire faire 300,000 rations de biscuit à Wiirzburg, et d'appro- . visionner la citadelle, afin de pouvoir donner aux opérations militaires toute la rapidité convenable; qu'il ne perde pas un moment; que, quant à l'argent, 300,000 râlions ne sont qu'un objet de 200,000 francs; que Petiet, qui est à Strasbourg, a ordre de les payer comptant; mais, pour Dieu, qu'il ne perde pas un moment. Ecrivez à M. Petiet que j'ai ordonné qu'on fît 300,000 rations de biscuit à Wiirzburg; que M. Otto, qui est près de l'Électeur, en est instruit; que, sans perdre un moment, il expédie Tordre à un commissaire des guerres de Marniont de se rendre à Wiirzburg pour cet objet. Il sera muni des sommes nécessaires; qu'il le munisse, pour les premières dépenses, d'une somme de 50,000 francs. Il est très-nécessaire de ne pas perdre un moment pour avoir du biscuit. Je désire, par le retour du courrier, être instruit si j'aurai mes 600,000 rations à Strasbourg, et il faudrait en augmenter le nombre, s'il était possible.
Je désire, par le retour du courrier, savoir du
général Songis la situation de toute mon artillerie.
Je désire aussi qu'il me fasse connaître combien
il faut qu'il soit prévenu d'avance pour jeter trois
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ponts : un du côté de Spire, l'autre du côté de Phalsbourg, et l'autre sur le haut Rhin.
\apoléo\'.
Archives de l'Empire.