AU PRIX'CE ELGE.YE
Saiut-CIoud, 21 septembre 1805.
Mon Cousin, je compte aller, le V' vendémiaire, au Sénat, et être rendu à l'armée le 3. Les opérations militaires commenceront probablement sur le Rhin, le 4.
Cependant, jusqu'à ce que vous soyez instruit de mon départ de Paris, écrivez-moi ce que vous auriez d'important à me transmettre, en double, à Paris et à Strasbourg. Lorsque vous aurez reçu cette lettre, je pense que vous pourrez faire partir votre premier courrier pour Strasbourg, Je ne doute point qu'à l'heure qu'il est mon armée ne soit réunie entre la Chiese et l'Adige, que Mantoue ne soit armée et approvisionnée, que son gouverneur, le
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général Miollis, ne soit arrivé, qu'enfin toute l'artillerie ne soit partie de Plaisance, et que mon armée n'en soit abondamment pourvue. J'imagine également que tous les dépôts des corps de l'armée sont au delà de l'Adda, à Cassano, Lodi , Pizzigliettone, Codogno ; cela est important sous tous les points de vue. Ils ne doivent se porter sur la Chiese et l'Adige qu'autant que l'armée aurait fait de grands progrès, et aurait passé le Taglianipnto. Faites-moi connaître là-dessus ce qu'il en est. Guicciardi doit trouver des hommes qui de la l alteline peuvent se rendre dans le Tyrol italien, et des Grisons dans le Tyrol allemand ; et ces hommes doivent vous donner des renseignements sur tous les différents mouvements des Autrichiens.
Napoléon.
Comm. par S. A. I. M°'' la duchesse de Leuchtenberg (Eu miaate aux Arch. de l'Emp.)