‹ Correspondance (volume 2)Chapitre 35 sur 36 · AUX ELECTEURS DE LA SAVOIE · texte numérisé non relu

AUX ELECTEURS DE LA SAVOIE

acquises n'ont pu fee faire déserter ces opinions de toute ma vie.

En agissant ainsi, éledbeurs, c'est votre cause que I je défendais ! Je m'attachais à votre droit comme

; au dernier espoir de salut qui noua restât au mîlicB ^ • f de tant de malheui^. ^G'est devant ce droit sacré que . " * i mes contradicteurs sont forcés de s'incliner aujpu*'-lti/; ; d'hui en vous appelant enât à nommer vos manda- > taires. . , . •

j A vous mainlenant de contrôfer en la personne de ^ vos élus ces effroyables dépenses d'hommes et d'ar- -? i gcnt que vous seuls fournissez et que vous seiils devez fixer, bien qu'elles se soient faites jusqu'ici sans voire aveu.

C'est là que doit être portée sans retard la lumière. J'ai vu de près tous les maux d'une guerre conduite par rimprévoyance et le désordre. Je les ai vus et j'ai juré que si vous me donniez le droit de parler en votre nom, ces souffrances auraient une fin.

Yous voulez la paix, je la veux aussi. Je la veux en homme qui est aussi soucieux de l'honneur du pays que de ses intérêts.

Si mon passé, qui n'est pas inconnu à la France, vous parait offrir quelques gages de cette fermeté de conduite et d'opinions que la nation doit chercher dans ses élus, nommez-moi votre représentant. Je , vous promets, électeurs de la Savoie, de faire en sorte que vous n'ayez pas à rougir de votre choix.

P. Lanfrey.

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.j.'O DOCUMENTS POLITIQUES.

^ > MANIFESTE Dl' CEN^RR GAUCHE

Electeurs de Paus,

Nous touchons à une épreuve dSteîsivè. Le vote du 20-février aura sur les destinées du pays une influence profonde et durable. Vous ne sauriez trop en méditer le sens et la portée.

La République, qui vient d'être fondée, sera-t-elle définitivement affermie? Nous rendra-t-elle Tapaisèment, la force, la stabilité? Ou bien la verronsnous disparaître comme ses ainées, après avoir servi d'instrument de combat aux factions, en ne laissant derrière elle que des ruines?

Telle est. réduite à ses vrais termes, la question qui vous est soumise ; et vous la résoudrez pour ou contre vous-mêmes, selon que vous ferez pencher la balance en faveur de la Constitution ou en faveur de ses adversaires.

Si, comme nous le pensons, vous voulez maintenir cette Constitution si péniblement conquise, le moment est venu de le prouver par vos votes. Vous n'avez qu'un seul moyen de conserver la République, c'est de vous en montrer dignes.

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