‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 102 sur 201 · SELVE AU MARÉCUAL DU BIEZ · texte numérisé non relu

SELVE AU MARÉCUAL DU BIEZ

150. — Londres, 8 avril. — Selve prie le maréchal du Biez de faire parvenir au roi le paquet ci-joint et de lui faire secrètement conduire le Lucquois qui lui est envoyé avec ce courrier. Il avise le maréchal du voyage de l'amiral d'Angleterre aux ports de TOuest et des armements maritimes.

« De /^ndres, ce viif apvrii V'«= xlvji. » Vol. 6, r> 154 v«, copie du xvi« siècle, 3/4 p. in-P.

SELVE AU ROr.

151. — Londres, i4 avril. — Selve a écrit au roi le 4 et le 8 et Départ résume le contenu de cette dernière dépêche. Le protecteur a permis au j/^^^^wSê gentilhomme écossais qui est au vidame de Chartres de retourner en France où il doit être déjà, et a rendu à Selve le paquet de dépêches du

feu roi à l'ambassadeur de France en Ecosse qui avait été saisi. Selve le renvoie au roi, ne voulant pas le faire tenir au destinataire sans que le roi

i. Cet <« ItAlyen » est k distinguer de Bertevllle, mentionné si souvent plus haut. 2. François de Vendôme, yidame de Chartres (1526-1560).

Afioleterre. — 1546-1549. 9

130 NÉGOCIATIONS DE [avril 1547]

en ait pris connaissance. M. de la Garde informera le roi des autres nonvelles.

« De Londres^ ce xiiii^* apvrii y^ xlvii. »

Il reçoit à l'instant la dépèche du roi en date du 9. Vol. 6, f» IW v«, copie du xvi« siècle, 3/4 p. in-f».

Advis portés par M, de la Garde,

NoavBUM Pièce jointe au n"" iôi . — Londres^ i4 avril. — « Ung nommé Thoud^lumarae, ™®ssin, angloys, demeurant à Calais, ayant eu licence quelque temps a •i d*EeoMe. de ces seigncurs de deçà d'esquipper quelques vaisseaulx en guerre pour aller tenir la mer et asseurer les passaiges le long de ceste coste, a tellement abbusé de ceste permission, qu'au lieu de courir suz aulx corsayres, luy mesmes s'est rendu le plus grand pirate du monde et a prins plusieurs navires marchantz tant angloys que flamentz et escossoys, et en fin voyant que cesdits seigneurs le voulloint faire poursuivre pour le prendre s'est retiré avec cinq ou six navires et bien sept ou huict ^ hommes de guerre ramassés de diverses nations en ugne petite isle au prez de Ck)rnouaille et s'est mictz dans un aotien chasteau ruyné où il s'est fortiffié \ auquel lieu se dict qu'a esté envoyé l'admirai d'Angleterre avec dix ou douze navyres pour le prendre.

« Depuis quelques jours ença est icy arrivé ung gentilhomme de la part du duc de Clèves, lequel après avoyr eu audience du seigneur protecteur et du conseil s'en est allé vers la seur dudict duc qui est icy en ugne maison aulx champs où elle s'est tousjours tenue *, et ne peust Ton encores entendre la cause de sa venue sinon que aulcuns souspessonnent qu'il vient jouer par deçà quelque personnaige au nom du duc de Clèves à l'instigation de l'empereur.

« Les escossoys ont cez jours passés receu ugne deffaicte par terre en leur frontière d'environ six ou sept XX hommes qui ont esté tués ou prios prisonniers par les angloys qui en font grande feste, et disent qu'il y a en ce nombre plusieurs milords et personnaige d'estofFe dudict pa}'s d'Ëscosse. Toutefoys l'ambassadeur d'Ëscosse qui est par deçà dict tout le contraire et que ce sont tous paisantz et qu'il n*y a que ung seul gentilhomme prins qui de soy mesmes avoyt faict quelque amatz desdictz paisantz escossoys cuydant pouvoir reprendre ugne maison qui estoyt à luy, laquelle a esté occupée par les angloys durant ces dernières guerres et qu'en ceste entreprinse ledict gentilhomme avec sa trouppe s'est trouvé enveloppé de quelque embuscade d'angloys où il a esté pnns avec plusieurs desdicts paisantz. »

« Faict à Londres, le xiiit^* apvrii v^ xlvii, »

Vol. 6, f» 151), copie du xvi« siècle, 1 p. 1/2 in-r>.

Page 1