‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 110 sur 201 · Voir ci-dessus, 21 mars · texte numérisé non relu

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148 NÉGOCIATIONS DE [mai 1547]

répondu qu'il tenait à en parler d'abord au conseil, faisant toutefois rétonné que le roi ne voulût pas ratifier les deux derniers traités. Puis, abordant les points particuliers de la discussion, il a déclaré que le traité permettait aux anglais d*acbever les fortifications de Bolemberg et de Blackness, qui avaient été commencées avant la conclusion de la paix, et par lui-même, qui était alors lieutenant du feu roi d'Angleterre par delà la mer. Quant à la digue, il a assuré « que ce n*esto\ t point fortifïication, mais seullement ugne simple jectée de muraille toute droicte sans aulcime apparence ne fundement de forteresse et que cela n'est faict que pour la conservation du port et des navires quy y arrivent dont ilz ont perda desjà quelques ungs, et que cela se faict à peu de despence, car la pierre dont ladicte muraille se bastit se trouve près du lieu, et que là mesme 1 on faict la chau sans aultre despence que de charbon quy est à grand marché en ce pays et que les manuvres ne coustent rien, car ce sont les soldatz mesmes qui sont aulx garnisons delà la mer lesquelz Ton occupe à cest œuvre durant la paix ». Au regard des écossais, il a représenté qu'ils avaient les premiers rompu la compréhension et avaient fait invasion avec sept ou huit cents hommes en Angleterre. Finalement il a fixé leur audience du roi d'Angleterre au dimanche 29, qui est ce jour même où ils écrivent au roi. « Ce que nous avons faict, Sire », ajoutent-ils. c Et luy ay moy de Vieilleville présenté les lettres qu'il vous a pieu luy escripre qu'il a luy mesme leues et prononcées tout hault devant nous, s'enquèrent de voz nouvelles et à quoy vous preniés plaisr, nous disant qu'il désireroyt fort vous gratiflier et complaire en quelque chose qui vous feust agréable. » La résolution définitive du conseil leur sera transmise lundi prochain 30 mai.

Selve, selon l'ordre du roi, a parlé au dieppois Jean Roze, qui a promis de partir dans trois ou quatre jours pour aller porter au roi ses cartes. Il a eniin obtenu son congé, mais demande que le vicomte royal de Dieppe ou un autre des officiers du roi fasse le simulacre de le mener au roi contre son gré, pour qu'il ne soit pas soupçonné de trahison en Angleterre. « Au surplus... la nouvelle de l'esmotion d'Yrlande continue et dict Ton qu'il y va deux ou troys mil hommes de guerre de ce pays. Quant auk nouvelles d'Escosse, le sieur d'Auzis, Sire, vous sçaura 6ien dire ce qu'il en a apprins tant au lieu dont il vient que par deçà en passant. De la venue de monsieur de Bures se parle encore par quelques ungs quy disent qu'il vient pour faire plaincte du secours que ceulx-cy ont donné au duc de Saxe, dans les coffres duquel ilz disent que l'empereur a trouvé lettres quy font preuve et foy suffisante dudict secours, mais cez nouvelles. Sire, n'ont origine ny autheur certains, car ce sont bruictz et peust estre inventions de marchantz de ceste ville. Jehan Bodon depuis deux jours a esté restrainct en la Tour, et ne puis croyre. Sire, que ce dom Michel espaignol quy a longuement esté en la Tour quand et luy dont ilz avoint été eslargis ensemble n'aye descouvert quelque chose de ses nouvelles

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desquelles à mon advis il avoyt mietz poyne d'entendre, et double que de là vient son remprisonnement. »

« De Londres^ ce X.Y7X- may v* XLVir. » Vol. 6, i9 179 V», copie du xvi« siècle, 4 p. 3/4 in-f*>.

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