Brescia et Crème
10. Alexandre Gordon, évéque désigné de Caithness, frère de George Gordon, quatrième comte de Huntley.
[octobre 1547] M. DE SELVE 327
lion de secourir l'Ecosse, mais en ce cas seulement. Le seigneur de Maxwell, au dire de Jean Hay, a obtenu seulement de faire envoyer un homme en Ecosse pour prendre conseil de la reine et de ses parents, entre autres du comte d'Angus qui a épousé sa sœur ^ Ce messager doit être de retour de mardi prochain * en huit. Cette menée semble suspecte, car si ce personnage avait refusé net les demandes du protecteur, il ne serait pas besoin d'envoyer chercher conseil en Ecosse.
« De Londres j ce xx- d'octobre i'* xlvji. »
Vol. 7, f» 66, copie du xvi« siècle, 1 p. i/2 in-^.
SELVE AU CONNÉTABLE
246. — Londres^ 20 octobre. — Selve n'envoie au roi celte dépêche, si rapprochée de la précédente, que pour lui faire parvenir le paquet du comte de Hunlley.
« De Londres^ le xx^ ({octobre v* xivii. »
Vol. 7, f° 67, copie du xvi« siècle, 4/4 p. In-f®.
SELYE AU ROI.
247. — Londres^ 26 octobre. — Selve a reçu la veille la dépèche du saisioi roi en date du 21. Il y a deux jours, le protecteur avait envoyé lui demander s'il avait reçu du roi quelque réponse relative à la délivrance
des prisonniers anglais et lui notifier que les navires français arrêtés à Londres venaient d*étre relâchés, dans la confiance que le roi agirait de même. Le protecteur a pris en très bonne part la réponse du roi et annoncé que le 30 octobre tous les navires et tous les biens des sujets français seraient libérés. Il a demandé à Selve, qui a cru bien de le lui remettre, un double du passage de la dépèche du roi annonçant pour cette date du 30 la mise en liberté du navire anglais afin de faire rédiger dans les mêmes termes l'ordonnance relative à la libération des navires français. Il avait reçu d'ailleurs une dépêche de l'ambassadeur d'Angleterre conçue dans le même sens.
En assurant Selve de son désir de maintenir la paix, le protecteur Limites s'est ensuite plaint de ce que le gouverneur d'Ardres eût fait faire une ja,!jJi^on proclamation intimant aux habitants de Fiennes d'aller plaider en la <ie Fiennefi. jaridiction d'Ardres, ce qu'il trouvait étrange, Fiennes ayant été de tout temps du bailliage de Boulonnais, ainsi du reste qu'il se vérifierait par les anciens titres, et devant ressortir de Boulogne. Il s*élonnait également « que monsieur de la Rochepot il y avoyt hyer VIII jours avoyt
1. Margaret Maxwell, fille de Robert, cinquième lord Maxwell, mariée à Archibald Douglas, sixième comte d*Angas.